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FRANCE Après les attentats, les monnaies virtuelles sous haute surveillance

A La Une/International
En amont d’une prochaine réunion de crise de l’UE, convoquée suite aux attentats de Paris, les ministres de l’Intérieur et de la justice de l’Union vont proposer de nouvelles mesures pour renforcer le contrôle des méthodes de financement du terrorisme.

Tandis que l’enquête se poursuit sur le terrain entre Paris et la Belgique pour retrouver les responsables des attentats de Paris, l’Union européenne veut accélérer sa lutte contre l’Etat islamique en ligne, en mettant la main sur les finances du groupe terroriste.

Selon un projet de document évoqué par Reuters, les ministres de la Justice et de l’Intérieur des pays de l’Union européenne doivent proposer à la Commission, à l’occasion d’une réunion de crise qui se tiendra vendredi 20 novembre, une série de mesures destinées à renforcer la lutte contre le financement du terrorisme par le biais des transactions en ligne :

Ils devraient notamment proposer à la Commission de « renforcer les contrôles des méthodes de paiement non bancaires comme les paiements anonymes et électroniques et les monnaies virtuelles, ainsi que les transferts d’or et de métaux précieux par des cartes prépayées », est-il écrit dans un projet de conclusions de la réunion, indique Reuters.

Fabius : « L’action doit être internationale sur le plan financier »

En marge du sommet du G20 qui se tenait à Antalya en Turquie, les 15 et 16 novembre, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, accompagné du ministre des Finances Michel Sapin, a également insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur la lutte contre le cyberterrorisme, ajoutant que « l’action doit être internationale sur le plan financier ».

Ainsi, le GAFI – le groupe d’action financière intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme – va élaborer de nouvelles règles permettant l’échange d’informations, notamment sur les petits mouvement d’argent, qui peuvent aussi, selon Michel Sapin, « financer des attentats comme celui d’Ankara ou de Paris« . Certains collectifs de hackers comme les Anonymous ou le GhostSecurityGroup ont d’ailleurs récemment évoqué la piste d’un financement des attentats de Paris par l’intermédiaire du Bitcoin.

Le bitcoin… mais pas seulement

Le bitcoin, la plus célèbre monnaie virtuelle, est employée pour transférer rapidement et anonymement de l’argent n’importe où dans le monde via internet et sans vérification d’une tierce partie. L’an dernier, le cofondateur de la Maison du Bitcoin Eric Larchevêque (voir la vidéo ci-dessous) évoquait les mesures de contrôle déjà mises en place pour limiter l’anonymat des échanges:

« Il y a des procédures de « connaissance clients » qui sont nécessaires, à la fois pour lutter contre la fraude et aussi pour avoir une connaissance des clients qui font ce type d’opération ».

Mais le Bitcoin n’est pas seul dans le viseur de l’UE : avec lui, ce sont tous les paiements anonymes peuvent aussi être effectués par le biais de cartes de débit prépayées achetées en magasin, lesquelles sont régulièrement utilisées aux fins d’escroquerie ou de blanchiment d’argent.

En septembre déjà, Bercy annonçait un abaissement à 1000 euros, contre 3000 auparavant, du plafonnement des paiements anonymes :

(Avec Reuters).

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