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Tunisie l’Administration Obama craint le pire dans le secteur bancaire

in A La Une/CORRUPTION/Tunisie by
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Washington craint l’effondrement du secteur bancaire tunisien. Elle a placé la Banque Centrale de Tunisie sous surveillance. Aucune solution n’a été trouvée par les 2 milliards de dollars de créances du clan Ben Ali. Une vraie bombe à retardement qui pourrait engendrer des faillites en série.

Après le Fonds Monétaire International et la banque mondiale, c’est au tour du département du Trésor américain de s’inquiéter. Il vient de réactiver le mécanisme d’assistance technique au profit  de la Banque Centrale de Tunisie  (BCT) en nommant une spécialiste de l’audit et contrôle bancaire, Diane Maurice. C’est ce qu’affirme Affrica Intelligence, dans un article daté du 29 septembre.

Diane Maurice était chargée des fameux stress tests bancaires à la Fédéral Reserve Bank of San Francisco d’où elle a été débauchée. Sa nomination à Tunis laisse penser que « Washington a de sérieux doutes sur la solidité des banques publiques tunisiennes, notamment la Société tunisienne de banque (STB), la Banque de l’Habitat et la Banque Nationale Agricole (BNA), toujours selon l’auteur de l’article.

Les dettes douteuses du clan Ben Ali

Rien de nouveau, si l’on sait que ces banques traînent dans leurs actifs deux milliards de dollars de créances irrécouvrables. Il s’agit pour l’essentiel des dettes contractées par le clan Ben ALi, sans aucune garantie. Donc, la totalité de cette somme pourrait passer par le compte pertes et profits, ce qui constitue un véritable risque systémique pour le secteur tout entier. En effet, si l’on connait les liens qui peuvent lier les banques entre elles, la faillite d’un établissement pourrait également signifier celle de plusieurs autres.

Il se trouve malheureusement que les gouvernements se succèdent à Tunis depuis 2011, sans réellement s’attaquer au problème. Du coup, les autorités américaines en ont des nuits blanches. « les audits bancaires réclamés par les bailleurs internationaux ont même été consciencieusement sabotés, poussant le géant de l’audit PwC à désavouer ses propres travaux, souligne Africa Intelligence.

Circulez, il n’y a rien à voir !

Il se trouve que le nouveau gouvernement de Youssef Chahed subit la pression d’influents hommes d’affaires pour que cette dettes purement et simplement effacés, ce qui les fera supporter par le Trésor public tunisien.

« L’inquiétude de Washington rejoint celle des bailleurs internationaux, qui ont fini par réaliser que la Tunisie s’était livré à un savant jeu de bonneteau en excluant certaines filiales très endettées des audits des banques publiques », écrit toujours Africa Intelligence. Le FMI est donc exaspéré, tout comme la Banque mondiale.

En aout dernier, le FMI avait envoyé un courrier aux autorités tunisiennes, exigeant qu’un provisionnement soit effectué à hauteur de 400 millions de dinars concernant l’affaire de la Banque franco-tunisienne, nationalisée en 1989. L’ex-propriétaire, ABCI, réclame la restitution de sa banque devant le Cirdi, tribunal arbitral mis en place par la convention de Washington  de 1965. Cette filiale de la STB compte des actifs pourris d’un montant de 500 millions de dinars. Malheureusement, l’Etat tunisien ne veut même pas en entendre parler et ABCI ne compte pas non plus les apurer, s’il obtient gain de cause.

source : afrique.le360.ma

BCT RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE RELATIF À L’EXERCICE 2014

in A La Une/Economie/Tunisie by

Selon le rapport sur la   supervision bancaire que la Banque Centrale vient de publier, les opérations de full audit des banques publiques (BNA-STB-H) ont permis d’arrêter les besoins en fonds propres et de ressortir les principales insuffisances et sources de vulnérabilités des 3 banques. Sur la base des résultats des full audit, la STB et la BH ont arrêté et approuvé leurs programmes de restructuration au début de 2015 et ont déjà entamé l’exécution de ces programmes. Le programme de restructuration de la BNA, a été élaboré au cours du dernier trimestre 2015, et se trouve en phase de discussion avant son approbation par la BCT. Les programmes de restructuration développés par les 3 banques, s’étalent sur l’horizon 2015-2019, et s’articulent globalement autour des axes fondamentaux suivants : – Une redéfinition des orientations stratégiques et des politiques de développement commercial et de positionnement. – Un plan de transformation institutionnelle et opérationnelle ayant trait au renforcement des modes de gouvernance et de contrôle, d’organisation et de refonte du système d’information. – Un plan de développement des ressources humaines. – Un plan d’affaires pour l’horizon 2015-2020 basé sur des politiques de renforcement des fonds propres, de liquidité, de résolution de la problématique des créances classées, de développement commercial ainsi que des plans d’investissement. L’objectif ultime de la mise en place de ces plans de restructuration est d’associer les fondements de solidité, de pérennité et de gestion saines pour les 3 banques et ce, par référence aux meilleures pratiques

Dans le cadre de ce processus, certaines mesures ont été prises en l’occurrence : i-Au niveau de la gouvernance – Le changement de 50% du Conseil d’Administration des 3 banques publiques (BNA, STB et BH) par voie d’appel à candidature. – La séparation des fonctions du Directeur général et du Président du Conseil d’Administration. – Le nomination à fin 2015 les directeurs généraux des 3 banques publiques. ii- Au niveau de la recapitalisation : – La promulgation de la loi n° 31-2015 relative au renforcement des fonds propres de la STB et de la BH le 21 août 2015. Cette loi a autorisé l’Etat à souscrire dans l’augmentation de capital de la STB dans la limite de 757 MD et de la BH dans la limite de 110 MD. – La réalisation de l’augmentation du capital de la STB a eu lieu en octobre 2015. Les souscriptions à l’augmentation de capital se sont faites à hauteur de 80% ou 608 MD par l’Etat, 70 MD par les entreprises publiques et 78 MD par les autres actionnaires. Conséquemment, la part de l’Etat dans le capital de la STB est passée de 25% à 72%, celle des entreprises publiques a été ramenée de 25% à 12% et la part des autres actionnaires a été ramenée de 50% à 16%. -La réalisation de l’opération l’augmentation du capital de la BH a été ouverte le 27 août 2015 et clôturée à la date prévue par le prospectus (le 11 septembre 2015) pour le montant de 110 MD. Tous les actionnaires privés ont participé à cette augmentation de capital ; ce qui a permis de garder la part des actionnaires publics au capital de la BH inchangée (57%).

Telechagez le RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE RELATIF À L’EXERCICE 2014

source /BCT

BCT Analyse des échanges commerciaux de la Tunise – Année 2015 –

in A La Une/Analyses/Tunisie by

La Banque centrale de Tunisie vient de publier une analyse des échanges commerciaux au cours de l’année 2015. Il s’agit d’une étude approfondie qui permet de comprendre le point faible de ce pays qu’est la balance commerciale.

L’analyse a  permis d’aboutir à la conclusion suivante :

Le déficit commercial s’est contracté de 1,2 Milliard de Dinars ( pour se situer à un niveau mensuel de 1 Milliard de Dinars contre 1,1 Md DT en 2014). Après les forts dérapages post-révolution, le déficit commercial s’est contenu à 14,1% du PIB (niveau proche de 2010).

-La baisse des importations liée à la contraction du déficit commercial n’est pas totalement satisfaisante dans la mesure où elle a concerné les achats des biens d’équipement et des matières premières et demi-produits, ce qui laisse présager des répercussions futures négatives sur le potentiel de la croissance.

-Il est à signaler que le niveau du déficit sous le régime général (qui est effectué principalement par les sociétés résidentes selon l’optique change) reste préoccupant, en avoisinant 19 Mds DT. Néanmoins, ce déficit s’est contracté également de 6,7% ou 1,4 Md DT comparativement à 2014.

-Cette amélioration est surtout due à un effet conjoncturel, lié aux recettes d’exportations exceptionnelles d’huile d’olive qui ont avoisiné les 1,9 Md DT, en amélioration de 1,4 Md DT comparativement à 2014.

– La chute des prix internationaux des hydrocarbures n’a que légèrement profité aux échanges commerciaux du pays: La baisse des importations de ces produits a été largement compensée par la régression des exportations, de sorte que le déficit commercial énergétique ne s’est contracté que de 6,8%.

-La hausse des importations des produits alimentaires de 9% mérite d’être signalée, surtout pour les céréales qui se sont situées ces 3 dernières années à des niveaux élevés, indépendamment du niveau de la production nationale, des prix internationaux et de la demande du secteur touristique.

-Des investigations poussées sur le sort des quantités importées de ces produits, tout comme d’autres produits alimentaires importés notamment ceux qui bénéficiant de l’intervention de la CGC ( comme le café et le sucre, dont l’évolution des quantités importées dépasse l’évolution normale de la consommation domestique et en dépit d’une demande en provenance du secteur touristique en berne) doivent être effectuées, afin de s’assurer que ces produits ne font pas l’objet de contrebande et n’ont pas été réacheminés en partie vers des pays voisins.

-L’appréciation de l’USD vis-à-vis des principales monnaies et par conséquent du dinar, n’a pas permis au pays de profiter pleinement de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures, des matières premières et des produits alimentaires de base ( cotés et facturés en USD).

Téléchargez l’analyse des échanges commerciaux de la Tunisie-Année 2015-

secteur bancaire Analyse des indicateurs d’activité au 30/09/2015

in Economie/La Revue Medias by

Les dépôts : 

L’essoufflement de la collecte se poursuit sur le marché bancaire. Depuis le début de l’année, les dépôts du secteur ont stagné (+0.1%), principalement sous l’effet du ralentissement des comptes à terme. Une situation plutôt inédite, qui, même dans les périodes « post révolution » les plus difficiles, ne s’était pas produite.

Parmi les moins bonnes performances, Amen Bank affiche une décollecte de 8.1%, émanant principalement d’une baisse de 13% des dépôts à terme.

A l’opposé, le comportement d’Attijari Bank est à féliciter. Deuxième meilleure performance du secteur après la BTE, elle enregistre une hausse de 6.2% des dépôts à 4 784 MDt et stabilise sa part de marché autour de 10.5%. Avec une part de marché frôlant les 17%, BIAT maintient son statut de leader avec une croissance de 2.2% de sa collecte à 7 680 MDt.

Les crédits :

Sur les 9 premiers mois de l’année, la croissance des crédits a progressé de 1.9% à 46 398 MDt. Un rythme de croissance qui demeure faible et qui rend compte d’un cadre d’investissement encore morose. Par ailleurs, et en vue d’optimiser la relance de l’investissement et la reprise de l’activité économique, la BCT a décidé de baisser le taux d’intérêt directeur de 50 points de base pour le ramener à 4,25%.

La BIAT reprend sa place de première banque privée en termes de crédits avec un encours de 6 151MDt et une part de marché de 13.3%. Non loin derrière, Amen Bank maintient une part de marché solide de 12.9%, et cela malgré une baisse de 2.5% des crédits.

Avec une croissance de 7.7%, la Banque de l’Habitat affiche la plus forte progression de des crédits à 5 131 MDt, en ligne avec ses projections annuelles. A noter que sur l’année pleine, la banque table sur une croissance de 7.9% de ses engagements à 5 144 MDt.

En corollaire à une stratégie plus agressive mise en place par le management, la BT affiche une belle progression de 5.9% de ses crédits à 3 383MDt, affichant ainsi une part de marché de 7.3%

Produit Net Bancaire (PNB) : 

Sur les 9 premiers mois de l’année, le PNB a enregistré une progression de 7.3% à 2 031 MDt. Dans la continuité de 2014, la hausse a principalement émané des revenus de placement, représentant 23% du PNB.

La marge d’intérêt demeure sans conteste la première source de revenus du secteur, représentant 55% du PNB à fin septembre 2015. Deuxième meilleure performance de la place, le PNB de l’ATB a progressé de 14% à 146.3 MDt.

Contrairement à la moyenne du secteur, la croissance a été alimentée par la marge d’intérêt qui a gagné 41%. Son poids dans le PNB s’est ainsi renforcé de 7 points de pourcentage, passant de 29% à 36% à fin septembre 2015.

BH enregistre également une solide croissance de son PNB (+12.4% à 190.9MDt). La banque continue de réduire le poids de son activité de crédits, misant davantage sur son activité de placement. Sur les 9 premiers mois de l’année, la banque a réalisé une plus value nette de 43MDt, représentant 22.4% de son PNB.

Avec une progression de 7.4%, la BIAT maintient sa position de première banque en termes de PNB à 378.1 MDt. Sur l’année pleine la banque devrait enregistrer une croissance de 8.8% de son PNB à 530 MDt.

Département Études & Recherches de Tunisie Valeurs :

Rym GARGOURI BEN HAMADOU
Lilia KAMOUN TURKI
Aicha MOKADDEM
Hamza BEN TAARIT

 

BGFI Bank et BMCE figurent parmi les candidats à la reprise de la Banque franco-tunisienne (BFT)

in A La Une/Economie/Tunisie by

BGFIBank, le Groupe bancaire le plus important d’Afrique centrale et la  BMCE Bank figurent parmi les dix candidats déclarés à la reprise de la Banque franco-tunisienne (BFT), le plus ancien établissement de crédit en Tunisie.

Les huit autres candidats ayant manifesté un intérêt pour le rachat de cette  filiale de la Société tunisienne de banque (STB, publique) sont  la Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT), le premier brasseur tunisien fondé par Hammadi Bousbiaa, le conglomérat industriel tunisien Elloumi, les groupes émiratis  Dubaï Holding et Dubaï Investment Group (DIG), les koweitiens KIPCO et Global Investment House, le groupe bancaire libanais AUDI et  la holding publique libyenne LAFICO (Libyan Arab Foreign Investment Company).

La liste n’est toutefois pas bouclée. Les candidats à l’acquisition de la BFT sont autant intéressés par l’agrément que détient l’établissement tunisien que par les actifs.

Tunisie la BIAT leader bancaire (Tunisie valeurs)

in A La Une/Economie/Tunisie by

La dernière analyse globale de Tunisie Valeurs sur le secteur bancaire tunisien comporte plusieurs niveaux de lecture. Au delà des chiffres, la vitalité d’un secteur qui rémunère les dépôts, situation encore exceptionnelle en Afrique.

À la fin septembre 2014, les dépôts du secteur bancaire tunisien ont enregistré une hausse de 4,2% à 44,419 milliards de dinars. Une progression qui s’est immanquablement accompagnée par un renchérissement du coût des ressources : concurrence plus agressive entre les banques de la place, augmentation du plancher de la rémunération de l’épargne et des ressources plus rares.

Le trend de croissance devrait se poursuivre sur le dernier trimestre de l’année, un 4ème trimestre historiquement « riche en collecte ». De plus, avec la stabilité politique et la confiance retrouvée, les déposants devraient rapidement retrouver le chemin des banques.

Avec un encours dépassant les 7 milliards de dinars, la BIAT maintient son leadership, devançant de loin le reste des banques, avec une part de marché de 16.6%. Conjugué à cela, la banque bénéficie d’un avantage compétitif de taille par rapport à ses consœurs : une collecte très bon marché (coût de ressources estimé de 2,3% pour 2014, le plus faible du secteur) qui lui laisse une plus grande marge de manœuvre au niveau de son taux de sortie.

Amen Bank continue son ascension fulgurante avec une croissance solide de 15,3% de sa collecte. La banque, se classe désormais en deuxième position devant la BNA et la STB. Un reclassement qui reste toutefois à nuancer; la course aux parts de marché la pénalise au niveau de sa rentabilité. A l’opposé de la BIAT, Amen Bank enregistre le coût de ressources le plus élevé de la place (estimé à 4,6% pour 2014).

S’agissant des crédits, malgré un climat des affaires morose, l’activité de crédits a enregistré une croissance de 5.3% depuis le début de l’année. Cependant, cette croissance doit être prise avec précaution. La publication des comptes annuels 2014 sera certainement un meilleur indicateur quant à la réactivité des banques face au durcissement récent de la réglementation bancaire.

Malgré les difficultés que connaît la STB, la banque publique maintient sa première place en haut du tableau avec un encours total 7,446 milliards de dinars. Un colosse non sans risque. A noter qu’en 2013, 28% des créances de la banque sont classées (2,368 milliards de dinars).

Par ailleurs, le PNB du secteur a enregistré une progression de 7% par rapport à la même période de l’année dernière. Contrairement aux dernières années, la hausse du PNB a principalement émané des commissions et des revenus de placements. En effet, l’impact de la hausse du taux minimum de rémunération de l’épargne (TRE) et la quasi stagnation du TMM ont pénalisé la marge d’intérêt du secteur. Son poids dans le PNB a par ailleurs diminué passant de 58,5% à 55,9% entre septembre 2013 et septembre 2014.

L’effet est particulièrement perceptible pour la BH qui a quasiment doublé ses revenus de placements, lui permettant ainsi de compenser la baisse de l’activité d’intermédiation (-5,3%) et d’afficher une
croissance de 12,5% du PNB. Le poids de la marge d’intérêt dans le PNB a ainsi perdu près de 10 points de pourcentage passant de 71% à 60%.

C’est un sans faute pour la BIAT qui continue d’afficher le meilleur PNB de la place (349 MDT). Grâce à une collecte peu onéreuse, une activité de placement plus agressive, et des niveaux de commissions parmi les plus élevés du secteur, la BIAT devrait franchir, sur l’année pleine, le pallier des 500 MDT.

Communiqué de presse du Conseil d'Administration de la B.C.T réuni le 5 août 2014

in A La Une/Economie/Tunisie by

Au début de ses travaux, le Conseil a passé en revue les perspectives d’évolution de l’économie mondiale, en examinant les dernières prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), publiées à la fin du mois de juillet dernier, signalant un rythme modéré de la croissance économique, surtout dans les pays industrialisés, ce qui a amené le Fonds à réviser ses prévisions du taux de croissance de l’économie mondiale attendue en 2014 de 3,7% à 3,4%, dans un contexte marqué par la montée des tensions géopolitiques et les risques de hausse des prix de l’énergie, alors que le taux de croissance attendu en 2015 a été maintenu à 4%.

Sur le plan national, le Conseil a noté la bonne tenue des secteurs de l’agriculture et des mines, alors que des facteurs de fragilité persistent dans les autres secteurs productifs. En effet, la production industrielle s’est contractée au cours du mois d’avril 2014 (-0,1% en glissement annuel), sous l’effet, surtout, de la baisse de la production des industries non manufacturières, notamment le secteur de l’énergie. De même, l’activité touristique a connu un recul de ses principaux indicateurs au cours du mois de juin dernier, soit -3,3%, en glissement annuel, pour les entrées de touristes étrangers et -4,4% pour les nuitées touristiques, sachant que les dernières données disponibles reflètent une amélioration des recettes du secteur. Suite à ces évolutions, le taux croissance de l’économie tunisienne a été révisé à 2,8% pour l’année 2014 et 3,5% en 2015.

Sur un autre plan, le Conseil a noté la persistance des tensions au niveau du secteur extérieur, avec la poursuite du creusement du déficit courant au premier semestre de l’année en cours, atteignant 5,3% du PIB contre 4,4% sur la même période de l’an passé et ce, suite à la détérioration continue de la balance commerciale, principalement, ses composantes énergétique et alimentaire. Cette situation a contribué à la continuité des pressions sur le niveau des avoirs nets en devises, qui se sont néanmoins consolidés au terme du mois de juillet écoulé  pour atteindre 12.085 MDT ou l’équivalent de 108 jours d’importation à la date du 31 du même mois contre 106 jours au terme de 2013, grâce aux entrées de fonds au titre de l’émission d’un emprunt obligataire d’un montant de 500 millions de dollars avec la garantie du gouvernement américain.

S’agissant de l’évolution des prix, le Conseil a signalé la tendance haussière du niveau de l’inflation depuis le mois d’avril dernier, ayant atteint 6% en glissement annuel au mois de juillet contre 5,7% un mois auparavant, suite surtout à la hausse des prix des produits alimentaires frais. Il en est de même pour l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) qui a connu une accélération, se situant à 4,6% contre 4,2% en juin 2014. A noter  que les dernières données disponibles présageant une poursuite des tensions sur les prix surtout avec l’entrée de la période de grande consommation au cours de la saison estivale et touristique.

Lors de l’analyse de l’évolution de l’activité du secteur bancaire, le Conseil a noté les indicateurs positifs relatifs à la consolidation du rythme d’évolution de l’encours des dépôts au premier semestre de l’année en cours (4,3% contre 2% au cours de la même période de 2013), amélioration qui a concerné, en particulier, les dépôts à vue et les comptes à terme et ce, parallèlement à l’affermissement du rythme d’évolution des concours à l’économie durant la même période (5% contre 3,1% une année auparavant), suite à la reprise des crédits à court terme et à la consolidation du rythme d’évolution des crédits à moyen et long termes.

Concernant les évolutions monétaires, le Conseil a noté la persistance des besoins des banques en liquidité à des niveaux élevés, ce qui a amené la Banque centrale à intervenir au cours du mois de juillet 2014 afin de réguler le marché à hauteur de 5.489 MDT contre 5.581 un mois auparavant. Corrélativement, le taux d’intérêt moyen sur ce marché est passé de 4,78% à 4,98% d’un mois à l’autre, outre l’effet de la dernière hausse du taux d’intérêt directeur.

Sur le marché des changes, le Conseil a enregistré la poursuite de la dépréciation du dinar vis-à-vis du dollar au cours du mois de juillet 2014, atteignant 1,7184 dinar le 31 du mois (-1,8%), avec une stabilité face à l’euro (2,3031 dinars). Par rapport au début de l’année, la dépréciation a atteint 1,6% contre l’euro et 4,2% vis-à-vis du dollar, étant signalé que le taux de change du dinar a connu récemment une évolution positive en relation avec l’amélioration de la liquidité sur le marché des changes.

A la lumière de ses évolutions, et compte tenu des dernières évolutions sécuritaires sur le plan intérieur et régional, le Conseil a exprimé son inquiétude quant à leurs éventuelles répercussions sur la situation économique  et les équilibres financiers globaux, appelant  toutes les parties prenantes à plus de vigilance pour les contenir, et a décidé de maintenir inchangé le taux directeur de la Banque centrale.

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