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La Tunisie lève 500 millions $ pour une maturité de 7 ans au taux de 2,45%

in A La Une/Economie/La Revue Medias/Tunisie by

(Agence Ecofin) – Avec un taux d’intérêt de 2,42%, un niveau de souscription de 100% et une maturité de 7 ans, l’emprunt international de 500 millions $ effectuée par la Tunisie le 21 juillet 2014, se présente comme un succès de plus pour le gouvernement de Mehdi Jomaa (photo). C’est aussi un succès pour JP Morgan et Natixis, les deux banques chefs de file qui ont été retenues pour l’opération. 

L’exploit est d’autant plus notable, que le pays continue de faire face à de nombreux défis macroéconomiques, avec un déficit budgétaire qui est difficilement maîtrisé et un déficit extérieur qui est toujours sujet à préoccupation. Pourtant on relèvera que le taux obtenu est moins avantageux que celui de l’emprunt du 31 juin 2013 (485 millions $ à 1,68%), lui aussi bénéficiant d’une garantie américaine.

Enfin la Tunisie a réussi cette opération, alors que les 8 dernières notations de sa situation économique par Dagong Crédit, Moody’s Investor Services, Standard & Poors et Fitch Ratings, lui attribuent une note moyenne de BB- avec perspectives négatives. Petit bémol à ce tableau de succès, les intérêts échus seront payables 2 fois par an. 

Sur les 10 dernières années, la Tunisie a réalisé des emprunts internationaux pour 3,274 milliards $ dans différentes devises (Euro, Yen japonais et Dollar américain). La première maturité interviendra le 18 avril 2017.

Idriss Linge

A défaut de « miracles » Le Gouvernement Jomaa accumule les contre-performances économiques…

in A La Une/Analyses/Economie/Tunisie by

 

Mohamed Amine

Les gesticulations sur les voitures administratives et les « innovations » dans la loi de finances complémentaire pour 2014 cachent mal  le manque de pugnacité et de clairvoyance de l’actuel gouvernement. Les tunisiens n’ont pas digéré, au demeurant, les hésitations et les atermoiements de ce gouvernement qu’on croyait serein, et capable faire sortir le pays du marasme social, économique et politique dans lequel il était plongé depuis 2012. Un nouveau contexte national avait été instauré en janvier 2014 et on croyait que l’équipe de technocrates , ayant fait apparemment ses preuves outre mer, allait améliorer les choses. Sans  la contraindre à réaliser « des miracles »…Et on était d’accord la-dessus.

En ce mois de  juillet, les chiffres tombent et ils sont imparables ! L’économie tunisienne a accumulé les contre-performances et l’on se pose des questions désormais sur la valeur de cette équipe…

Quand on lui parle de bilan, le chef du gouvernement s’en prend à tout le monde… Le calendrier est mal établi, il n’a fait que quelques jours ou semaines à la tète du pays, il n’a pas joui de conditions favorables pour réaliser « son programme d’action », le pays est distrait par autre chose que le travail, les caisses sont vides…De vive voix ou par média interposés, il avance mille et un prétextes pour éviter de rendre compte aux tunisiens.

Oubliant qu’il assume lui-même une part de responsabilité dans le marasme qui touche la Tunisie en évitant de parler de son « héritage » dans le gouvernement Larayedh. Ministre de l’Industrie et de l’Energie depuis mars 2013, Il avait entre les mais l’opportunité d’engager des actions digne de ses qualifications  dans les secteurs productifs et dans le département le plus « prisé » par les partis politiques de manière générale.

 Il n’a pris aucune décision digne de ce nom pour aider les entreprises, redonner confiance aux hommes d’affaires, améliorer la production et remettre les rouages de l’administration économique sur les rails.

Mais aujourd’hui, la sentence des chiffres est cruelle. Le tableau des 6 mois ne laisse aucun doute quant aux contre performance de l’actuel gouvernement. Les chiffres relatifs aux échanges extérieurs du pays tombent comme un couperet. La couverture des importations par les exportations, soit 67% est pire qu’en 2011, 2012 et 2013. Le Déficit commercial s’est exacerbé de janvier à juin2014 atteignant 6767 Millions dinars contre 5553 MD en 2013. Des baisses record des exportations ont été enregistrés sur les principaux marchés européens.

 Le bilan énergétique qui a enregistré un déficit inédit de 3,2 Millions de Tonnes équivalent pétrole ne cesse préoccuper. La production pétrolière qui est tombée, en juillet à moins de 60 mille barils par jour alors qu’elle avoisinait les 80 000 barils en 2011 constitue un tournant historique. En l’espace d’une année les prix de l’électricité ont dépassé, pour la première fois, le seuil de 10%. De plus, les consommateurs n’ont jamais payé 100 millimes de plus d’un seul coup…Le dossier de l’énergie mérité à lui seul une parade, tellement le chef du gouvernement et son second chargé des affaires économiques ont sous estimé leurs responsabilités dans le redressement de secteur stratégique. Les prochains jours le démontreront, malheureusement…

Coté prix, le comportement de  l’actuel gouvernement n’a rien à envier aux précédents gouvernements. On a promis aux consommateurs des mesures radicales, douloureuses…On est allé encore plus loin. Inutile de choisir les qualificatifs pour décrire les effets de la politique suivie dans le domaine des prix.

 L’actuel gouvernement a réussi  a maintenir les prix dans une courbe ascendante. L’inflation a progressé au mois de juin 2014 pour atteindre 5,7% contre 5,4% en mai et 5,2% en avril. Le niveau trop élevé de l’inflation traduit le désarroi de l’actuel gouvernement devant l’érosion continue du pouvoir d’achat des citoyens.

 Après l’augmentation des prix des hydrocarbures, l’UGTT a finalement tiré la sonnette d’alarme. Le refus de la centrale syndicale, de l’UTICA et de l’ODC quant à la poursuite de la politique des prix en vigueur, montre un consensus quant au refus de cette politique pratiquée par le gouvernement Jomaa en matière de prix. Alors que le dossier de Caisse Générale de la Compensation est mis sur la table. Le gouvernement a d’ailleurs subi un dur camouflet en voulant organiser un dialogue économique…dont l’organisation, confiée à une équipe d’amateurs, a été renvoyée aux calendes grecques.

La chute du dinar face ne s’arrête plus et la monnaie tunisienne s’enfonce d’avantage de jour en jour atteignant des niveaux record. Sur un mois, la monnaie tunisienne s’est dépréciée de 3,12% face au dollar américain et de 3,61% face à l’euro et cette baisse risque de se poursuivre à cause principalement de la balance commerciale qui demeure déficitaire et l’incapacité de la Banque Centrale de stabiliser le dinar tunisien sur le marché des devises vue le déséquilibre entre l’offre et la demande, rapporte le site d’informations financières (Ilboursa.com). Mercredi 10 juillet, 1 euro vaut 2,3174 dinars et 1 dollar vaut 1,7024 dinar.

En matière d’investissement, ni les projets locaux ni les investissements extérieurs n’ont répondu à l’appel du gouvernement. Le Gouvernement pense organiser en septembre et octobre des manifestations qui n’ont rien donné dans le passé, à l’instar du Forum de Carthage organisé en juin pour un « échange d’idées ».

Durant les cinq premiers mois 2014, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 1249.1 MD, contre 1759.6 MD lors des cinq premiers mois 2013, enregistrant ainsi une baisse de 29.0%. Ce qui est alarmant lorsqu’on voit les prêts et les dons accordés pour le développement économique du pays , outre les fonds nationaux mis à la dispositions des candidats à la création d’entreprises.

Il est vrai , aujourd’hui, que plusieurs pays européens revoient à la baisse leur niveau de croissance pour 2014. Mais cela n’enlève en rien au mérite de l’équipe de « technocrate » de Mehdi Jomaa… Ce gouvernement a été obsédée dés le début par l’idée de pouvoir changer les choses en se soumettant à la volonté du FMI et d’agiter l’éventail de la Caisse générale de compensation. Plutôt que d’engager, dans le domaine économique, des actions concrets pour faire face aux fléaux de l’économie, dans le peu de temps qui lui est accordé, l’équipe Mehdi Jomaa, n’étant pas au fait des rouages économiques, a mis du temps pour comprendre le pays. Le gouvernement cherche encore à pomper l’argent là ou il est en soumettant le contribuable à une forte pression fiscale, en multipliant le impôts et en oubliant surtout que le tunisien, après 4 années de révolution, est las…Le potentiel de croissance du pays n’est pas dans l’imposition mais dans une réelle mobilisation des tunisiens quant objectifs réel de la Révolution du 14 janvier.

Tunis / Les données sur le commerce extérieur viennent de tomber Catastrophique

in A La Une/Economie/Tunisie by

Selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), le déficit commercial s’est aggravé de Janvier à juin 2014, atteignant 6727 millions de dinars (MD), contre 5553,6 MD, au cours de la même période de 2013, et ceci en raison de la régression de la couverture des importations par les exportations de 4,6 points, à 67,5%. L’INS a fait état d’un déséquilibre constaté au niveau des échanges commerciaux, avec une baisse continue des exportations de 2,5% (13963,2 MD) au cours des six premiers mois de 2014, contre une hausse des importations de 4,1% (20690,2 MD).

L’élargissement du déficit est expliquée par les échanges commerciaux déficitaires de la Tunisie, notamment, avec l’Italie (-530,1 MD), l’Espagne (-435,3 MD), la Chine (- 1335,7 MD) et la Turquie (-652,5 MD).
La baisse des exportations résulte de la régression des exportations de plusieurs secteurs, dont l’agriculture et les industries alimentaires (-31,1%) résultant d’un fléchissement des ventes de l’huile d’olive (152 MD en juin 2014, contre 551 MD durant la même période 2013).

La régression résulte également de la chute des exportations du phosphate et dérivés (-21,3%) causée par la baisse des exportations de diammonium phosphate DAP (154,8 MD, contre 217,3 MD) et du secteur de l’énergie (-9,6%), en raison de la diminution des exportations de pétrole brut (1205,4 MD, contre 1410,7 MD).

La vidéo d'un jihadiste tunisien suscite l'indignation

in Tunisie by

Human Rights Watch a demandé mercredi 25 juin à la Tunisie de poursuivre ses ressortissants impliqués dans des crimes de guerre en Irak et en Syrie.

Cette demande est intervenue deux jours après que le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou ait confirmé qu’au moins 2 400 jihadistes tunisiens « combattaient en Syrie, pour la plupart sous le drapeau de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) et de Jabhat al-Nusra, un mouvement affilié à al-Qaida en Syrie ».

Selon Nadim Houry, l’un des responsables de Human Rights Watch (HRW), la vidéo publiée sur Facebookmontrant « un Tunisien impliqué dans le meurtre de gardes-frontières irakiens devrait être pour les autorités tunisiennes un appel à enquêter et poursuivre tout crime de guerre commis par des ressortissants tunisiens en Irak et en Syrie ».

« Abu Hamza al-Mouhamadi, qui apparaît sous ce qui semble être son nom de guerre, est vu en train d’interroger cinq gardes prisonniers et de les gifler. Dans une seconde vidéo, il ordonne à ces prisonniers de prêter allégeance à l’EIIL et de dénoncer le Premier ministre irakien Nuri al-Maliki », ajoute ce rapport de HRW.

Après que l’un des prisonniers ait refusé de répéter le slogan « L’Etat de l’Islam pour toujours », Abu Hamza le pousse au sol, place un pistolet sur sa gorge et renouvelle sa demande.

L’exécution elle-même n’est pas diffusée, mais ce garde est vu ensuite mort d’une balle en plein visage.

« Lorsqu’un extrémiste tunisien se vante aussi impunément de sescrimes sur l’internet, les autorités devraient envoyer un message clair et univoque à tous les Tunisiens, affirmant qu’elles ne toléreront pas une telle conduite », explique Houry.

Alors que ces vidéos explicites circulent sur l’internet, les Tunisiens apportent leur soutien à la demande d’actionlancée par HRW.

Noureddine Lembarki, spécialiste des groupes islamistes, estime qu’en plus de poursuivre les jihadistes, la Tunisie devrait également enquêter sur « les parties qui ont facilité leurs déplacements et leur ont assuré une couverture politique ». Ces facilitateurs « ont directement contribué à ces crimes

« L’appel lancé en faveur d’une enquête sur les Tunisiens impliqués dans des meurtres à grande échelle en Syrie et en Irak confirme la nécessité pour la Tunisie d’accélérer l’adoption d’une loi antiterroriste, dont les chapitres pénaliseront le fait de transporter des armes à l’étranger », ajoute-t-il.

Comme le fait valoir le militant politique Mohamed Safi Jalali, une action de la part du gouvernement tunisien sur cette affaire permettrait également de dissuader quiconque serait tenté d’aller combattre dans un autre pays.

« Ils y réfléchiraient alors à deux fois avant de se lancer dans l’aventure », ajoute-t-il. Des charges criminelles aideraient à protéger le reste du monde contre ces tueurs, « parce que le feu se propagera bientôt partout », poursuit-il.

La militante Sara Belhaj Ali estime que les Tunisiens impliqués dans le jihad à l’étranger devraient être jugés par des tribunaux internationaux.

« Cela les empêcherait d’échapper à leur punition et d’aller renouveler leurs actes ailleurs », explique-t-elle.

 

جربة أنباء عن اعتداء على تاجر يهودي

in A La Une by

في جزيرة جربة اعتدى شاب يدعى الأسعد التونسي »ويبلغ من العمر 38 سنة على المدعو « موريس البشيري » 60 سنة يهودي تونسي تاجر قاطن الحارة الكبيرة بواسطة سكين .وقد تم نقل المصاب إلى المستشفى وإيقاف المعتدي.وتأتي هذه الحادثة قبل أيام قليلة من زيارة الغريبة ولم يتسن الاتصال بمصدر أمني لتأكيد أو نفي الخبر .

 

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