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Fedi Arfaoui - page 1853

Fedi Arfaoui has 19067 articles published.

حكومة الصيد المنتظرة حركة النهضة ستدخل الحكومة بأسماء من الصف الثاني

in A La Une by

علم موقع تونيزي تيليغراف ان حلا وسطا اتفقت عليه قيادات حركة نداء تونس ولانهاء الخلاف الداخلي حول الموافقة على تشريك

حركة النهضة في الحكومة وما سينجر عنه من تبعات سياسية داخل الحركة او في صفوف المؤدين لها فانه تم الاتفاق على الوصول الى وسط

يضمن دخول حركة النهضة  في الحكومة وبالتالي  حصول الحكومة على اغلبية مريحة ولكن هذا الدخول لا يمنح الحركة تقديم أسماء من الصف الأول لقياداتها

ويبرر المدافعون عن هذا الموقف داخل حركة نداء تونس بان الناخبين لم يمنحوا الحزب اغلبية مريحة تمكنه من تشكيل حكومة بعيدا عن شبح اسقاطها خاصة

وان تحالفها مع حزب افاق تونس والاتحاد الوطني الحر لا يمنحها سوى اغلبية هشة لا تتجاوز الاربعة اصوات فقط

وان الاعلان عن حكومة وفاق وطني سيكون واقعيا ويمنح حكومة الصيد العمل بأريحية بعيدا عن شبح اسقاطها امام اي اشكال قد يحصل في المستقبل

Parution de l'ouvrage "Les Frères musulmans et le pouvoir"

in A La Une/Culture by

Par : Pierre Puchot

Après deux années de travaux studieux, je me permets ce petit mail pour vous présenter tous mes vœux pour cette nouvelle année, et vous informer par la même occasion de la parution ce jour des « Frères musulmans et le pouvoir ». À rebours d’une approche globalisante de l’islam politique, l’ouvrage dont j’ai eu le plaisir de diriger la rédaction et qui est paru le 6 janvier a pour objectif de montrer que les organisations issues des Frères musulmans des différents pays du Maghreb et du Moyen-Orient ne constituent pas une seule et même entité mais prennent de multiples visages, qui s’opposent parfois radicalement.

Du Yémen au Maroc, du Liban à la Syrie, en Égypte, de Gaza à la Jordanie, en Libye ou en Algérie, onze pays sont examinés par des contributeurs de la nouvelle génération des spécialistes du monde arabe et du Moyen-Orient. Pays par pays, chaque enquête rend compte des modes d’ancrage et de mobilisation sur le terrain, analyse leurs intérêts, leurs objectifs, et éclaire le rapport entre régimes autoritaires et groupes radicaux. En outre, quatre ans après le début des processus révolutionnaires arabes, quatre transversales dressent un état des lieux des dynamiques régionales (Qatar, Turquie, salafistes quiétistes et jihadistes) et internationales (États-Unis) qui pèsent sur les nations en mouvement.

Ont contribué à cet ouvrage Myriam Benraad, Laurent Bonnefoy, Romain Caillet, Mahmoud El Ashmawy, Stéphane Lacroix, Raphaël Lefèvre, Shahinèz Sahraoui-Koudil, Haoues Seniguer, Leila Seurat, Marie Vannetzel, Anna Viden et Dilek Yankaya, et moi-même.

Pour compléter le tout, quelques liens : En attendant de prendre connaissance de l’ouvrage, en librairie ou en version numérique, on pourra également écouter l’émission « Un jour dans le monde » de France Inter, qui était consacrée au livre lundi 5 janvier, ou ce billet sur Mediapart pour une présentation du sommaire.

A venir, des multiples rencontres un peu partout en France (la liste actualisée ici), à commencer par ce samedi 17 janvier à 16H30 à la libraire Kleber de Strasbourg.

Droit de grève ou prise d’otage ?

in A La Une/Analyses by

Par : Hager Ben Cheikh Ahmed ***

Le pays est paralysé depuis plusieurs jours par une grève sauvage des transports publics. Elle est sauvage car il n’y a pas eu de préavis,et parce qu’elle semble être illimitée. De ce fait elle ressemble plus à une « prise d’otage » ou les « ravisseurs » ne cèderont pas jusqu’à l’obtention de leurs revendications. On parle d’otage, car cette grève se répercute sur la société entière, travailleurs, étudiants, élèves et aura des conséquences fâcheuses sur plusieurs secteurs, essentiellement celui de l’enseignement, où le calendrier des examens est d’ores et déjà perturbé. Les universitaires par exemple qui escomptaient faire passer les examens cette semaine, et qui se déplacent quotidiennement sur leurs lieux de travail, seront dans l’obligation de faire des séances supplémentaires, voire même quelques jours de travail supplémentaires. Les travailleurs journaliers qui font parfois plusieurs kilomètres pour aller travailler, se trouvent privés de leur gagne-pain. Le personnel des hôpitaux qui doit prendre le relais sur leurs collègues. La liste est bien longue.

Dans d’autres contrées européennes, un tel problème aurait vite été dénoué. D’abord, parce qu’il y a des mécanismes juridiques qui empêchent une telle paralysie, mais aussi parce qu’il y a toujours des solutions, inventées justement pour ne pas aboutir à ce genre de situation : le co-voiturage en est une. Enfin, les pouvoirs publics prennent toujours des décisions afin que le citoyen lambda ne subisse pas les conséquences des caprices d’une corporation.

Certes, le droit de grève est un droit qui revêt aujourd’hui une valeur constitutionnelle, depuis la promulgation de la constitution du 26 janvier 2014. En effet, l’article 36 l’adjoint expressément à la liberté syndicale (alors qu’il ne l’était que de manière implicite dans la constitution de 1959 et dans l’article 107 bis du code pénal). Ce droit, bien que constitutionnellement garanti, peut conduire, s’il est utilisé de manière abusive, à paralyser les services vitaux de l’Etat, en prenant en otage les citoyens-usagers du service public, et en mettant l’Etat dos au mur. Justement, en raison des conséquences désastreuses auxquelles il pourrait conduire dans certains secteurs, le droit de grève ne doit pas être un droit absolu, mais conditionné dans son exercice par des limites objectives, liées à l’intérêt général. Car faisant face à cette liberté paralysante pour certains secteurs vitaux (transport, éducation ou service hospitalier), la continuité du service public est également un principe à valeur constitutionnelle (article 15 de la constitution de 2014). Comment dès lors concilier entre deux libertés contradictoires, et presqu’antinomiques car ne poursuivant pas les mêmes objectifs ?  La première a pour but de faire pression sur les pouvoirs publics, afin de leur arracher une décision en faveur de la corporation qu’elle représente, le second ayant pour but la préservation de l’intérêt général.

Même si l’ancien conseil constitutionnel tunisien, s’était orienté dans sa jurisprudence – pour des raisons évidentes – vers la priorisation du principe de continuité du service public, alors que celui-ci n’était pas constitutionnellement garanti à l’époque (du moins pas expressément), force est aujourd’hui de reconsidérer cette position à la lumière des textes promulgués. Car il ne s’agit pas de hiérarchisation entre une liberté et un principe, puisque tous deux ont une valeur constitutionnelle, mais de dire ou de fixer les limites de l’un et de l’autre, lorsque tous les deux se trouvent confrontés.

La jurisprudence française avait depuis quelques décades déjà résolu la question. D’abord, en considérant, le principe de continuité du service public comme un principe à valeur constitutionnelle (décision du conseil constitutionnel, affaire de la grève à la radio et à la télévision, juillet 1979) : « considérant que, notamment en ce qui concerne les services publics, la reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour effet de faire obstacle, au pouvoir du législateur d’apporter à ce droit les limitations nécessaires en vue d’assurer la continuité du service public qui, tout comme le droit de grève, a le caractère d’un principe de valeur constitutionnelle; que ces limitations peuvent aller jusqu’à l’interdiction du droit de grève aux agents dont la présence est indispensable pour assurer le fonctionnement des éléments du service, dont l’interruption porterait atteinte aux besoins essentiels du pays ».

Le Conseil d’Etat français s’orientera également en 1980 vers la même solution presque, mais en érigeant le principe, au rang des principes généraux de droit qui s’imposent à toute décision administrative (qu’elle soit réglementaire ou individuelle). Cette solution a été inspirée par le fait qu’en France, jusqu’à la date de cette jurisprudence, le législateur n’est jamais intervenu pour réglementer le droit de grève, et donc c’est une compétence qui a été laissée à la libre discrétion du chef de service, sous le contrôle du juge administratif. Le but étant d’éviter que la grève n’entraine un trouble grave à l’ordre public. Mais, la France connaitra plus tard des grèves paralysantes, notamment dans le secteur du transport, qui conduisirent à la possibilité de proposer des lois réglementant la grève, possibilité qui s’était heurtée à l’hostilité des syndicats. Ainsi, le législateur n’est intervenu que pour interdire la grève à certaines catégories (policiers, magistrats etc.), interdire la grève surprise ou la grève tournante, et l’obligation de maintenir un service minimum.

Le service minimum est justement la solution qui a été avancée par le législateur français pour résoudre les conflits entre le droit de grève et le principe de continuité du service public. Ainsi, la loi française n°84-1286 du 31 décembre 1984 organise un service minimum dans les services de la navigation aérienne, ou la loi n°2007-1224 du 12 août 2007 sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs, ou encore la loi du 23 juillet 2008 sur le « service minimum d’accueil » des enfants en cas de grève des enseignants des écoles primaires, prévoient le maintien d’un service minimum en cas de grève. Par exemple pour le secteur de l’éducation primaire, les enseignants doivent faire un préavis de grève de 48h, pour permettre la mise en place d’un « service minimum d’accueil » des enfants. Pour le service de transport, il revient à l’autorité organisatrice des transports, en cas de grève, de définir les circuits prioritaires, ainsi que le niveau des services à maintenir (par exemple un bus sur trois, un train tous les ¼ d’heure au lieu de toutes les 5 minutes etc.), en tenant compte des besoins essentiels de la population (par régions, heures de pointe). Se prononçant sur la loi de 2007, le conseil d’Etat avait conclu, concernant les transports terrestres que « en l’absence de la complète législation annoncée par la Constitution, la reconnaissance du droit de grève ne saurait avoir pour conséquence d’exclure les limitations qui doivent être apportées à ce droit, comme à tout autre, en vue d’en éviter un usage abusif ou contraire aux nécessités de l’ordre public ».

En l’absence d’une solution pareille en droit tunisien, et devant la masse de travail et des priorités qui pèsent sur la nouvelle assemblée des représentants du peuple, il échait à l’autorité administrative de mettre en place les mécanismes nécessaires pour limiter l’usage abusif du droit de grève, paralysant le service public et portant atteinte à l’ordre public et à l’intérêt général, sans pour autant méconnaitre le droit des syndicalistes d’exercer, dans les limites de la loi, leur droit constitutionnellement garanti. La réquisition annoncée hier pourrait être la solution pour dénouer le problème. Cependant, le risque existe que les employés réquisitionnés ne répondent pas à l’appel, car cela dépendra de leurs rapports avec leur syndicat et des objectifs de ce dernier. Dans ce cas, la compagnie pourra faire appel de manière temporaire à des chauffeurs contractuels, ou à des militaires pour débloquer la situation. Des solutions de fortune, mais rapides et efficaces à prendre donc, en attendant la mise en place de véritables mécanismes et d’une loi qui organiserait la grève dans les services publics et concilierait entre un droit et un principe, de primes abords inconciliables.

*** Juriste universitaire

 

حافظ قايد السبسي والدتي مازالت مصرة على عدم الانتقال الى قصر قرطاج

in A La Une by

 في تصريح لموقع تونيزي تيليغراف على هامش احياء الذكرى الرابعة للثورة  بقصر قرطاج قال حافظ قايد السبسي القيادي بحركة نداء تونس ونجل رئيس الجمهورية الباجي قايد السبسي ان والدته مازالت مصرة على عدم الانتقال للاقامة بقصر قرطاج 

وقال السبسي هذا خيارها والجميع يحترمه فهي تفضل البقاء الى جانب احفادها الذين تعودوا على الالتقاء بها يوميا 

وكانت السيدة شادلية سعيدة فرحات زوجة الرئيس الباجي قايد السبسي صرحت  الاسبوع الماضي لمجلة ليدرز، أنها تُفضل عدم الانتقال لقصر قرطاج

كما أشارت إلـى أنّها تريد البقاء في منزلها مع أبنائها وأحفادها، مؤكدة أنّها ستذهب إلى قصر قرطاج في المناسبات الرسميّة فقط

وتبلغ  زوجة الباجي قائد السبسي من العمر 78 سنة وهي أم لأربعة ابناء  

من جهة أخرى علم موعق تونيزي تيليغراف ان رئيس الجمهورية سينتقل الى الاقامة بقصر قرطاج نهائيا خلال الايام القليلة القادمة  بعد اصرار من قبل ادارة الامن

الأمن الرئاسي وذلك لأسباب أمنية ولوجستية 

La vérité est un droit, mais surtout un devoir

in A La Une/Analyses by

Hager Ben Cheikh Ahmed***

La vérité. Voilà un mot qui fait peur. Enfant, on nous a appris à dire la vérité, c’est d’ailleurs de la bouche des enfants qu’elle sort souvent. Pourtant certains, en devenant adultes, auront quand même appris à mentir, ou à taire la vérité. Antoine de Rivarol écrivait dans ses Maximes, pensées et paradoxes, qu’il était parfois raisonnable de taire certaines vérités (« la raison –écrivait-il – se compose de vérités qu’il faut dire et de vérités qu’il faut taire »). D’ailleurs la nuance est de taille, mentir reviens à déformer la réalité des faits, tandis que taire la vérité, reviens à l’étouffer. Peut-on ou doit-on toujours dire la vérité ? Grand dilemme ! car le pouvoir relève de la faculté, tandis que le devoir de l’obligation. Quelle qu’elle soit, et même si elle n’est pas toujours bonne à dire, la vérité doit être dite, sinon pourquoi jurerons-nous de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité ?

 

Pour cette vérité, certains seront prêts à se battre, à mourir, à encourir procès, menaces de toutes sortes, accusations, diffamation, atteinte à la dignité et attaques en tout genre. Pour taire la vérité, certains seront prêts à être des criminels, iront jusqu’à mentir, manipuler, payer, menacer, torturer ou même tuer.  Décidément, la vérité est un bien très précieux ! Elle confère force et pouvoir, mais surtout elle transforme, apaise, réconforte, et éclaire.

Je ne cesserais jamais de le scander : la vérité est un droit pour ceux qui la cherchent, et un devoir pour ceux qui la détiennent.

 

Ce droit à la vérité….

 

La vérité est un droit. Un droit et pas des moindres, elle fait partie des droits et libertés constitutionnellement garantis. En effet, le pouvoir constituant, en consacrant un droit d’accès à l’information, dans l’article 32 de la constitution, avait entendu ainsi consacrer un droit d’accès à des « vérités », l’information étant par définition un renseignement, ou une indication que l’on donne sur des faits ou des évènements réels. Une certaine lecture de l’article permet cette interprétation en tout cas.

La recherche de la vérité consiste à établir la réalité des faits, en rapportant la preuve de l’existence de ces faits. Dans son acception juridique, la notion de vérité est « ce dont on peut rapporter la preuve ». Dans ce contexte, elle connait des limites, sans pour autant atteindre celles qu’on lui donne en philosophie où elle est dite « ni absolue, ni stable, ni univoque » (Michel Foucault, cours au collège de France).

Aujourd’hui, les citoyens sont donc en droit d’exiger ce droit à une vérité qu’on ne connait pas et à laquelle on aspire. Ce droit- créance à la charge de l’Etat et des institutions publiques, contraste fortement depuis la promulgation de la constitution, avec une administration caractérisée déjà – bien avant les évènements de janvier 2014 – par une opacité de fonctionnement. La boite noire ne livre jamais ses secrets et ne laisse voir que son aspect extérieur.

Qu’est-il arrivé un certain 14 janvier 2011 ? Et sommes-nous en mesure de dire aujourd’hui, que l’attroupement des milliers de citoyens à l’avenue avait fait partir le dictateur devant lequel tout le monde tremblait ? Quand bien même, serait-il parti en laissant ses lunettes, son ordinateur personnel et son manteau ? Et la régente qui s’était mise soudain, à entasser pêle-mêle vêtements, argent et bijoux, a-t-elle décidé de partir ou l’a-t-on convaincue de le faire ? Elle qui croyait posséder le pays entier, et avoir tout le monde à ses pieds. Où sont aujourd’hui les rapports de toutes ces institutions liées à la sphère du pouvoir et dont le fonctionnement ne s’étaient jamais arrêté ?

Il ne faut pas être une lumière pour comprendre qu’avant de chercher les réponses, il faut poser les bonnes questions. Avant de décrire ce qui est visible, il faut aller chercher ce qu’on ne voit pas, et écouter ceux à qui on n’a pas parlé. Plusieurs versions nous avaient été servies sur cette date mystère, et malgré les recoupements, elles demeurent légèrement en marge de la vérité. Ce n’est pas qu’on ait menti, mais plutôt quelqu’un, quelques-uns ont décidé de ne pas tout dire. Les autorités n’ont jamais révélé une version officielle des faits, et tous ceux qui savent ne disent pas, de qui ont-ils peur ? Pourquoi cette vérité ne doit pas se savoir ? Beaucoup de questions étaient restées sans réponses ? Le départ précipité ou bousculé du couple présidentiel ? L’avion présidentiel renvoyé ou rappelé ? Par qui ? Les témoins de l’arrestation des Trabelsi qu’on n’a pas voulu écouter ?

Est-ce pour entretenir l’illusion de la victoire d’un peuple sur son bourreau, ou est-ce pour protéger les maladresses de certains politiques, ayant pris des décisions à la hâte ? Ou est-ce encore pour effacer à jamais les méfaits de ceux qui ont conspiré dès les premières étincelles du soulèvement populaire ?

Peut-on bâtir un Etat nouveau en faisant table rase du passé ? Peut-on passer à autre chose et feindre l’amnésie sur une journée aussi cruciale de notre histoire ? Il est difficile de l’admettre dans le contexte actuel, car on ne peut accepter de reconstruire les bases de la société, sans pour autant solder le passé, étape indispensable également pour établir la réconciliation nationale.

Ce droit d’accès la vérité, que nous garantit aujourd’hui la constitution est étayé par l’article 2 de la loi organique relative à la justice transitionnelle, qui en fait également un « droit garanti par la loi pour tous les citoyens, sans préjudice de leurs données personnelles et dans le respect de leurs intérêts et de leur dignité ».  Ce droit pour les citoyens en quête de vérité englobe « l’ensemble des moyens, procédures et enquêtes mis en œuvre pour démanteler le système despotique, et cela à travers la délimitation de toutes les atteintes, leur identification, la connaissance de leurs motifs, de leurs circonstances et les conditions dans lesquelles elles se sont produites, de leurs auteurs, des résultats qui en découlent, de leur emplacement, des auteurs de ces actes et de ceux qui en sont responsables » ( article 4 de la loi organique).

Il faut dire que les deux premières commissions créées à cet effet, les commissions d’investigation sur la corruption et les malversations et la commission d’investigation sur les violences avaient contribué à faire la lumière sur une partie de ce passé pas si lointain et à dévoiler un pan de la mémoire collective. Et même si ces commissions furent considérées comme le noyau ou la pierre angulaire de la justice transitionnelle, en réalité leurs rapports étaient élaborés à la lumière des dossiers et des plaintes déposées par les victimes, étayés par des documents ou des déclarations fournis par ces dernières, sans grand effort d’investigation.

Pour la commission d’investigation sur les violences par exemple, le décret-loi n°8 lui donnait un faible pouvoir d’investigation qui était justifié par le fait que ces commissions ne pouvaient se substituer à la justice, dont le rôle est de conduire ces enquêtes.

Aussi, on attendait beaucoup de l’instance « vérité et dignité », pour ne pas être simplement une enceinte d’écoute, ou un service de recensement des victimes mais également pour mener des enquêtes sérieuses afin d’établir la réalité des faits, étape nécessaire à la détermination des faits, à l’identification des coupables, et à la préservation de la mémoire collective, et qui doit précéder toutes les autres étapes de la justice transitionnelle.

Quatre ans après, le processus de justice transitionnelle piétine encore, et à qui cela profite-t-il ? Certainement pas à ceux qui attendent la vérité, ceux qui attendent de tourner la page, mais bien évidement à ceux qui se sont rempli les poches entre temps, ou trouvé leur compte, sans autre reste.

Peut-être qu’il ne suffisait pas qu’elle soit un droit, la vérité doit être aussi un devoir !

 

Du devoir de vérité…

 

Le silence est d’or, et est salutaire parfois. Il confère autoprotection et évite à cette vérité qu’elle soit piétinée sur les colonnes d’un journal ou qu’elle passe en bribes de conversations, dans une émission à grande audience, où on verra le show, bien plus que le contenu, et qu’on aura noyé le lendemain dans le flot des nouvelles et des faits divers quotidiens.

Dans ce silence pesant de ceux qui savent et qui ne disent rien, il y a des vérités qui étouffent, et des compromis salvateurs. Je l’ai vu parfois dans le regard furtif de quelques personnes qui la détenaient, je la vois encore parfois le matin quand je me regarde dans le miroir, et que l’espace d’un instant elle fait mine de vouloir se détacher, avant de repartir vers ma solitude intérieure.

De ceux qui ont croisé ma route et qui savent, je n’ai pu aider personne à dire la vérité, car ils doivent s’aider eux-mêmes. Chacun peut à lui seul mesurer l’impact de ses mots et de la vérité qu’il détient. En cela, on a besoin de ne pas se savoir seul, et d’affronter le monde avec des garanties.

Or, quatre années après l’avènement de la liberté, alors que nous n’avions cessé de réclamer plus de protection pour les témoins, pour les magistrats, pour ceux qui « traitent » la vérité et la détiennent, pour ceux qui ont le courage de leurs opinions et de dire la vérité, aucun mécanisme juridique ne permets aujourd’hui de mettre en place une protection efficiente qui permettrait de protéger voire d’immuniser les témoins. Certes, le texte susmentionné insiste sur le respect des données personnelles, mais pour étouffer la vérité, certains sont prêts à tout, jusqu’à acheter des données, copier, déchirer, falsifier, hacker ou accéder.

Pourquoi la vérité est-elle un devoir ?

Je pourrais me baser sur le principe de transparence, principe constitutionnel par ailleurs, pour dire que savoir la vérité permet de ne pas douter. Ne pas douter de l’Etat, de ses institutions, de sa version des faits, de ses programmes, de ce qu’il nous raconte comme histoire, comme histoires. Mais il y a une cause plus noble au dévoilement de la vérité, car la découverte de la vérité, de la matérialité des faits est une étape cruciale dans le processus de justice transitionnelle puisqu’elle permet d’identifier les atteintes, de réparer le préjudice subi aux victimes et de réprimer les coupables. Pour les victimes et leurs familles, il est quasiment impossible de faire son deuil sur ce qui s’est passé, si le voile n’est pas levé sur la vérité. Car, comprendre ce qui s’est réellement passé est déjà une forme de reconnaissance du sacrifice.

Je pense souvent à toutes ces mères que j’ai connues lors de mes déplacements sur le territoire de mon pays, à qui on a ramené un jour la dépouille ou les morceaux d’un fils, unique parfois, unique soutien tant d’autres, un fils est un fils même si on en a une ribambelle. Je pense à ceux qui ont perdu un bras, une jambe, un œil et pour qui la vie ne sera plus jamais la même, à ceux qui jamais ne feront leur deuil sans cette vérité amère, même si parfois difficile à dire ou à admettre : « je préfère parfois une vérité nuisible à une erreur utile : la vérité guérit la mal qu’elle a pu causer » écrivait Goethe.

Outre cet apaisement des proches, outre le souci de justice, la vérité contribue à édifier la mémoire populaire et notre histoire collective et il serait criminel qu’elle contienne des zones d’ombre, par crainte de dire ou par peur de mourir pour l’avoir dit.

Doit-on attendre encore un demi-siècle au moins pour savoir, ou bien ceux qui la détiennent la concéderont par bribes, au fur et à mesure que des protagonistes quitteront ce monde et ne seront plus là pour se défendre, accuser ou démentir. D’ailleurs à quoi bon avoir des fragments de vérité qui la compliquent, bien plus qu’ils ne la dévoilent.

J’invite aujourd’hui ceux qui savent à ne plus taire cette part de vérité, aussi petite soit-elle. Peut-être faut-il s’armer de courage, peut être que tous les témoins doivent parler en même temps, peut être aussi qu’il faut attendre qu’il y ait des garanties, peut-être encore qu’il faut de tout ça ensemble, mais le plus important c’est qu’on ne doit jamais laisser cette vérité mourir en nous, elle doit rester intacte jusqu’à sortir au grand jour.

Ayez le courage de la vérité que vous détenez, il vaut mieux vivre en assumant cette vérité, que mourir étouffé de son silence.

A vos consciences ! chers concitoyens.

*** Juriste universitaire

Ex porte-parole de la commission nationale

D’investigation sur les violences

 

رغم صدور ثلاث انابات عدلية للقبض عليه وتسليمه الارهابي أحمد الرويسي غائب عن قوائم الأنتربول وليبيا تخير الصمت

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رغم تأكيدات وزير العدل السيد حافظ بن صالح  لموقعنا بان ثلاث انابات دولية  صدرت عن تونس  للقبض وجلب الإرهابي أحمد الرويسي الذي يشتبه في تورطه في عدة جرائم إرهابية  الا ان اسم هذا الأخير غير مدون ضمن قائمة  التونسيين المفتش عنهم من قبل شرطة البوليس الدولي الانتربول التي تضم 18 تونسيا من بينهم تونسية واحدة مفتش عنها من قبل هذه المنظمة

وأول مذكرة صدرت في حق الرويسي تعود الى سنة 2013

كما ان السيد بن صالح قال ان السلطات الليبية وقع اخطارها عبر القنوات الرسمية  لتسليم هذا المجرم الخطير   ولكن الليبيين لم يقدموا على هذه الخطوة بعد

وحسب السيد وزير العدل فان السلطات الليبية الرسمية لا تعرف مكان تواجده او انه مازالت تدرس الطلب التونسي من النواحي القانونية  او انه غير موقوف أصلا كما اكد ذلك يوم الاحد الماضي رضا بوكادي  السفير التونسي بليبيا ضمن برنامج لمن يجرؤ بقناة الحوار التونسي الذي اكد ان الرويسي موقوف ضمن مجموعة إرهابية تونسية

وأكد بوكادي بوكادي خلال هذا البرنامج  أنّه تم القبض على كل من أيمن الزوالي وأحمد الرويسي وليس لديه الآن أي معلومة في شأنهم بسبب إغلاق السفارة في المنطقة، كما أشار إلى هرب « أبو عياض » خارج الأراضي الليبية دون تحديد وجهته.

وشدّد السفير على أهمية إعادة فتح السفارة وضرورة متابعة القضايا الحساسة على عين المكان وليس بالمكالمات الهاتفية

وفي أوت الماضي راجت أخبار تؤكد إيقاف عدد من الإرهابيين التونسيين من بينهم الإرهابي أحمد الرويسي وهو أحد قيادات تنظيم «شباب التوحيد» المشكل من إرهابيين تونسيين وعدد من المتشددين الليبيين

وفي نوفمبر 2013 تحدثت العديد من الصحفة والمواقع عن إيقاف الرويسي  واطنبت في الكشف عن الاعترافات التي قدمها للمحققين من بينها عملية سيدي علي بن عون التي ذهب ضحيتها الشهيد سقراط الشارني ومجموعة أخرى من الأمنيين

ولكن السؤال الذي يطرح اليوم لماذا يغيب اسم الرويسي عن قوائم المفتش عنهم من قبل الشرطة الدولية انتربول وتونس عضو في هذه المنظمة كما ان السلطات الليبية ورغم تاكيدات السفير التونسي مازالت تلازم الصمت حيال هذا الموضوع في ضل وجود اتفاقية ثنائية بينها وبين تونس لتسليم المجرمين

 

 

حركة النهضة ترشح سعاد عبدالرحيم ومحمد فريخة لحكومة الحبيب الصيد

in A La Une/Tunisie by

علم موقع تونيزي تيليغراف من مصادر مطلعة ان حركة النهضة التي اعلنت عن استعدادها المشاركة في حكومة الحبيب الصيد رشحت كل من  النائب محمد فريخة وسعاد عبدالرحيم النائبة السابقة بالمجلس الوطني التأسيسي للمشاركة في التشكيلة الحكومية  القادمة 

من جهة اخرى مازالت الاجتماعات متواصلة داخل حركة نداء تونس اليوم الثلاثاء للحسم في موضوع تمكين حركة النهضة من دخول الحكومة من عدمه 

مسؤول ليبي بارز يكشف لأول مرة عبدالحكيم بلحاج وعلي الصلابي أدارا غرفة عمليات سرية في تونس للاستيلاء على السلطة

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في حوار أجراه معه موقع بوابة الوسط قال  محمود جبريل رئيس قوى التحالف الوطنية ان عملية الاعداد لتمكين السلطة للاخوان المسلمين تم الاعداد له عبر غرفة عمليات سرية في تونس كان يديرها زعيم الجماعة المقاتلة عبدالحكيم بلحاج

جبريل كشف في هذا الحوار أن  مصطفى عبد الجليل  اول رئيس وزراء بعد سقوط نظام القذافي  كان منحازًا ومتعاطفًا مع الإخوان، ولاحظنا في وقت من الأوقات هذا الانحياز وحاولنا لفت انتباهه أنا مرة ومحمود شمام مرة، وكذلك عبد الرحمن شلقم، ثم اقترحت أن يتم تعيين شلقم نائبًا لرئيس المجلس الانتقالي، لتحجيم هذا التعاطف فوافق عبد الجليل ورفض شلقم، وطلبت من علي زيدان القيام بهذا الدور لكن عبد الجليل أفشله عندما تعامل مع الأمر وكأن على زيدان سيكون مدير مكتبه ليس إلا

جبريل قال انه حين أعلنت قرار حل التشكيلات المسلحة في طرابلس رغم رفض قطر وجلال الدغيلي وفوزي أبوكتف، وفوجئت بالسيد مصطفي عبد الجليل يلغي القرار في اليوم التالي،فدخلت عليه وقلت له هذا فراق بيني وبينك، وستندم على هذه الخطوة كثيراً

ويضيف جبريل انه من المؤسف أننا لم نكن نعلم أن مصطفي عبد الجليل كان أثناء الإعداد لانتفاضة طرابلس على اتصال مع غرفة سرية في تونس، يديرها عبد الحكيم بالحاج وعلي الصلابي، وكان هناك تنسيق بين الإخوان والجماعة المقاتلة على تقسيم السلطة، بدليل أنه في ليلة سقوط النظام كانت مؤسسات الدولة في قبضة تيارات الإسلام السياسي والإخوان، وبالتالي ضاعت كل الجهود الكبيرة التي بذلها فريق استقرار العاصمة، لإعادة الحياة إلى طبيعتها في العاصمة وعودة مؤسساتها إلى العمل
ويضيف جبريل أن قصة غرفة تونس ترجع إلي معلومات مغلوطة سربها إلى عبد الجليل أستاذ قانون ليبي، أبلغه بأن محمود جبريل بعد نجاح الانتفاضة ودخول طرابلس سوف يدبر انقلابًا ويستولي على السلطة في ليبيا، من هنا وثَّق عبد الجليل علاقته بغرفة تونس، ولو كان يفكر في مصلحة الوطن لكان واجه جبريل بصاحب المعلومة، للتأكد من الأمر بدلاً عن أن نجد أنفسنا جميعاً ندفع ثمنًا باهظًا نتيجة أخطاء قاتلة

أوقفوا قتلة عون الامن محمد علي الشرعبي وزير الدفاع الوطني يكرم مجموعة من العسكريين

in A La Une/Tunisie by

تونس / 13.01.2015

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  تولى وزير الدفاع الوطنى غازى الجريبى خلال اشرافه صباح اليوم الثلاثاء تكريم العنصر العسكرى المتكون من 5 أفراد والذى قام بالقاء القبض على المدعو حسام بن رشيد بن عبد الله بن زيد المتهم الرئيسى فى الجريمة الارهابية النكراء التى استهدفت عون الامن الوطنى الشهيد محمد على الشرعبى وقام بتسليمه لوحدات الحرس الوطن بزغوان

وثمن الجريبى وفق بلاغ لوزارة الدفاع الوطنى الجهود المتواصلة للجيش الوطنى منذ اندلاع الثورة حاثا العسكريين على مواصلة البذل والعطاء فى سبيل الوطن
وأكد فى كلمة القاها بالمناسبة أن المجهودات الكبيرة التي ما انفكت تبذلها القوات المسلحة وقوات الامن الداخلى فى مجال مقاومة الارهاب والنجاح فى تفكيك الخلايا اللوجستية والخلايا النائمة واغلاق المسالك المحتملة لتهريب الاسلحة وضرب المجموعات الارهابية والقضاء على العديد منهم كان وراءشل قدرتها على التنظيم والتحرك بحرية

واضاف الوزير ان الحرب على الارهاب عمل متواصل يسير بنسق تصاعدى خاصة مع تحسين ظروف عمل العسكريين ووصول التجهيزات والمعدات العسكرية التى تم اقتناوها من اجل الرفع من القدرات العملياتية للقوات المسلحة

يذكر انه تم اغتيال حافظ الامن على الشرعبى يوم 3 جانفى الحالي بمعتمدية الفحص من ولاية زغوان

أنور العولقي مصدر الهام الارهابيين في تونس وفي العالم الاسلامي

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أثبت رجل الدين المتطرف أنور العولقي عبر محاضرة مصورة له كيف أنه مصدر إلهام شرير ومستمر حتى بعد مقتله في هجوم شنته وكالة الاستخبارات المركزية الأميركية (سي آي إيه) باستخدام طائرات من دون طيار في سبتمبر  2011
وعلى امتداد أكثر من 5 سنوات حتى الآن، وفي خضم الجهود التي يبذلها المحققون الغربيون المعنيون بمكافحة الإرهاب، بحثا عن مصادر النفوذ والتأثير وراء المخطط الإرهابي الأخير، عاود اسم العولقي الظهور مرة بعد مرة في إطار الهجوم الفاشل ضد طائرة ركاب فوق ديترويت عام 2009، وطعن عضو برلماني بريطاني في لندن عام 2010، والتفجير المدمر في ماراثون بوسطن عام 2013، والآن إطلاق النار على رسامي كاريكاتير وضباط شرطة في باريس، أثبت العولقي أنه مصدر إلهام لا ينضب
والملاحظ أن اثنتين من بين هذه الهجمات الأربع، وقعتا بعد موت العولقي، الإمام الأميركي المولد الذي انضم لفرع تنظيم القاعدة في اليمن
في عصر «يوتيوب»، لم يترك مقتل العولقي تأثيرا يذكر على نفوذه، ذلك أن مجلة «إنسباير» الإلكترونية التي تولى الإشراف عليها مع أميركي آخر، سمير خان، استمرت في نشر ليس الخطاب المسلح فحسب؛ وإنما أيضا تعليمات عملية حول كيفية إطلاق النار وصنع العبوات الناسفة فعليا، تحول العولقي لاسم بارز في عالم التطرف. وقد عمل بصورة أساسية باللغة الإنجليزية، وهي لغة التجارة العالمية، وعاون في اجتذاب مجموعة من المتطوعين. وعند مراجعة الهجمات الأربع سالفة الذكر، نجد أنها وقعت على أيدي نجل مصرفي نيجيري، وطالب جامعي بريطاني، واثنين من المهاجرين الشيشان إلى ماساتشوستس، وفرنسيين من أصول جزائرية. ولا تزال خطب العولقي توفر حججا دينية لتلك الأعمال التخريبية التي تندد بها بقوة الغالبية الكاسحة من المسلمين والسلطات الإسلامية

كما تحول العولقي داخل الغرب إلى وجه «القاعدة في شبه الجزيرة العربية». وتكمن المفارقة في أن هذه المجموعة التي تكونت بصورة معلنة مطلع 2009 على يد مسلحين يمنيين وسعوديين، حلت محل المجموعة الرئيسة المشكلة لـ«القاعدة» داخل باكستان باعتبارها التنظيم الإرهابي الأكثر إثارة للخوف داخل الولايات المتحدة وربما الآن في أوروبا

من ناحية أخرى، فإنه منذ انفصاله عن «القاعدة» منذ عام مضى، استحوذ «داعش» على بؤرة الاهتمام، في البداية عبر مكاسبه على الأرض، ثم من خلال قطعه رؤوس الصحافيين ورهائن آخرين. إلا أنه إذا كانت «القاعدة في شبه الجزيرة» تتحمل بالفعل مسؤولية حادث «شارلي إيبدو»، فإن هذا يعني أنها استعادت ميزتها الدعائية في تنافسها المحموم مع الجماعة المنشقة عنها
يذكر أن دلائل تشير إلى أن فرع «القاعدة» باليمن والعولقي كانا لهما دور في الإعداد لهجوم باريس، تراكمت باستمرار منذ حادث إطلاق النار، الأربعاء الماضي. ويبدو أن الشقيقين، سعيد وشريف كواشي، منفذي الهجوم، حرصا على الإشارة إلى «القاعدة في شبه الجزيرة» في هذا الصدد، قال أحد شهود العيان إنه سمع الشقيقين يصرخان في وجه المارين أمام الحادث، مطالبين إياهم بإخبار «وسائل الإعلام بأن هذا من فعل (القاعدة باليمن)»، وقد أخبرا سائق السيارة التي اختطفاها بأن هجومهما يأتي انتقاما لمقتل العولقي

وأفاد مسؤولو استخبارات وشهود عيان أن الشقيق الأكبر، سعيد كواشي، 34 عاما، قضى بعض الوقت في اليمن بين عامي 2009 و2012، حيث تلقى التدريب على أيدي «القاعدة في شبه الجزيرة»، بل وتشير بعض التقارير إلى أنه التقى العولقي. وتبعا لما ذكره الصحافي اليمني محمد القبيسي، فإن سعيد كواشي تجول لفترة وجيزة في أرجاء العاصمة اليمنية صنعاء برفقة عمر فاروق عبد المطلب الذي حاول نسف طائرة فوق ديترويت في أعياد الميلاد عام 2009. وقد أخبر عبد المطلب محققي مكتب التحقيقات الفيدرالي (إف بي آي) أن مخططه حصل على الموافقة والتوجيه الجزئي من جانب العولقي أيضا، خلال مقابلة موجزة أجراها معه عبر الهاتف مراسل تلفزيوني فرنسي قبل مقتله وشقيقه الجمعة، ربط شريف كواشي، 32 عاما، الهجوم بـ«القاعدة في شبه الجزيرة» والعولقي أيضا، بعث عضو في «اللجنة الإعلامية» بتنظيم «القاعدة في شبه الجزيرة» للصحافيين ببيان ادعى فيه صراحة مسؤولية التنظيم عن الهجوم ضد «شارلي إيبدو» إلا أنه لم يفسر واحد من البيانات الصادرة السبب وراء انتظار الشقيقين 3 سنوات قبل مهاجمتهما الصحيفة
في هذا الصدد، أوضح جيه إم بيرغر، زميل مشروع العلاقات الأميركية بالعالم الإسلامي التابع لمعهد «بروكينغز»، الذي درس شخصية العولقي، أن «اسم العولقي لا يزال يظهر كثيرا في قضايا تتعلق براديكاليين غربيين، لكن بالنظر للفترة الزمنية التي مرت منذ وفاته، فإنه من غير المعتاد أن نقابل قضية التقى المشتبه فيهم في إطارها به شخصيا»، واستطرد موضحا: «يعكس هذا الأمر الفترة الزمنية الطويلة للتخطيط. وقد لا نعرف على وجه اليقين أبدا ما إذا كان هذا الهجوم قد جرى الإعداد له حينذاك، أم إن الأهداف أو تفصيلات أخرى قد تم تغييرها بمرور الوقت

يذكر أن العولقي ولد في نيومكسيكو عام 1971 بينما كان والده اليمني يخوض دراسته الجامعية. وقد عاد برفقة أسرته لليمن في الـ7 من عمره، ثم عاد للولايات المتحدة في سن الـ19 لدراسة الهندسة بجامعة ولاية كولورادو. واكتشف بداخله ميلا للوعظ الديني، وقضى 8 أعوام إماما ذائع الصيت بمساجد في دنفر وسان دييغو وواشنطن، حيث ألقى خطبة داخل «كابيتول هيل» وألقى كلمة خلال حفل غداء عقده البنتاغون
وقد خضع لتفحص دقيق من قبل «إف بي آي» لفترة وجيزة عام 1999 لاتصاله بمسلحين معروفين، ومرة أخرى عام 2002 عندما اكتشفت السلطات أن 3 من منفذي هجمات 11 سبتمبر  2001 كانوا يرتادون مساجد يخطب بها. وأثارت اللجنة الوطنية المعنية بالتحقيق في الهجمات، احتمالية أن يكون العولقي جزءا من شبكة دعم لمنفذي الهجمات، لكن «إف بي آي» خلص إلى أنه لم تتوافر لديه معرفة مسبقة بالمخطط
عام 2002، انتقل العولقي للندن، حيث اكتسب شهرة واسعة وأبدى توددا أكثر تجاه الجماعات المسلحة. وبعد انتقاله لليمن عام 2004، بدأ يدعو للجهاد العنيف ضد الولايات المتحدة ودول أخرى نعتها بأنها أعداء الإسلام
بحلول عام 2009، تم الربط بين العولقي والميجور نضال حسن، الطبيب النفسي بالجيش الأميركي الذي قتل 13 شخصا في حادث إطلاق نار في «فورت هود» بولاية تكساس. وتوصل «إف بي آي»، وكذلك السلطات الكندية والبريطانية، إلى أن دعوات العولقي للعنف موجودة على الكومبيوترات الشخصية لجميع من اتهموا بالتخطيط لشن هجمات إرهابية. وقد اجتذب موقعه الإلكتروني وصفحته عبر «فيسبوك» أعدادا كبيرة من مختلف أرجاء الدول الناطقة بالإنجليزية، وسافر العشرات من الأجانب لليمن لمقابلته
وفي أعقاب كشف مخطط محاولة نسف طائرة فوق ديترويت، خلص الرئيس أوباما إلى أن العولقي «تحول الآن إلى إرهابي (فاعل)»، مما دفعه لاستصدار رأي قانوني من وزارة العدل يفيد بأن قتله من دون محاكمة، رغم حصوله على المواطنة الأميركية، لا يعد خرقا للقانون والدستور. يذكر أن الهجوم الذي جرى تنفيذه بطائرات من دون طيار والذي قتل فيه العولقي قضى أيضا على سمير خان واثنين آخرين من عملاء «القاعدة»، وبعد أسبوعين تسبب هجوم آخر في مقتل نجل العولقي البالغ من العمر 16 عاما، مما أثار غضب كثير من اليمنيين. وأعلن مسؤولون بإدارة أوباما، أن نجل العولقي، عبد الرحمن، الحاصل أيضا على المواطنة الأميركية، لم يكن الهدف المقصود من الهجوم

المصدر – الواشنطن بوست 

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