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Comment développer un tourisme durable en Méditerranée ?

in A La Une/Economie/International/La Revue Medias/Tunisie by

Avec le réseau RMEI et l’association Defismed, la plateforme Take The Med Jeunes questionne les enjeux et les solutions d’une transition vers un tourisme durable.

MEDITERRANÉE. Alors que la croissance du tourisme international et de masse se poursuit, les opportunités, mais aussi la pression sur les patrimoines naturels et culturels des pays hôtes méditerranéens augmentent. Comment développer un tourisme durable, en Méditerranée ?

L’enjeu est de taille. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, 343 millions de touristes internationaux ont visité une destination méditerranéenne en 2014. La Méditerranée recouvre plus du quart des recettes du tourisme international et totalise près de 20% du marché mondial des croisières. À l’horizon 2030, plus de 500 millions de touristes visiteront la région.

« Depuis plusieurs années, les initiatives de la société civile et des pouvoirs publics, appuyées par les bailleurs, type AFD, Banque mondiale, Plan Bleu, se multiplient. Sur la rive Nord, notamment, se développent des pratiques participatives, d’économie collaborative. La crise est passée par là. Nous devons imaginer des solutions pour renforcer les capacités de développement de cet écotourisme afin de valoriser le patrimoine et générer de nouveaux emplois (…). Nous pouvons estimer raisonnablement qu’environ 1% du tourisme international basculera dans l’écotourisme au cours des quatre prochaines années. Ce tourisme non saisonnier intéresse grandement les opérateurs du secteur », indique Eric Raulet, président du think tank Defismed.

Sur le pourtour méditerranéen, en Jordanie, en Tunisie, au Maroc, en Italie ou en France, les initiatives sont spontanées mais cloisonnées et nécessitent d’être coordonnées, valorisées, évaluées.

Le projet pilote Take The Med Jeunes (TMJ) porté le réseau RMEI GAMe et Defismed a vu le jour en 2013. GAMe (Giovani Ambasciatori Mediterranei) est le réseau des étudiants ingénieurs de la Méditerranée. Le TMJ veut amener des étudiants issus du pourtour méditerranéen, futurs décideurs, à questionner chacun dans leurs spécialités, les enjeux d’une transition vers un tourisme durable. TMJ a ainsi permis de fournir un ensemble de publications, sous l’angle marketing, ingénierie, philosophique, etc.

« Il est capital que ces futurs ingénieurs intègrent cette transition touristique, pour ne pas répéter forcément ce qui a été fait ces dernières décennies. Aujourd’hui, il nous manque des informations. Comme par exemple, comment évaluer une pratique écotouristique ? Quels sont les outils qui vont pouvoir guider, accompagner les touristes ? », souligne Eric Raulet. Pour le président de Defismed, cette expérience pilote constitue une réussite. Le programme a d’ores et déjà mobilisé une centaine d’étudiants, dont ceux de l’École Centrale de Lyon. Sur Internet, la plateforme TMJ préfigure ce que deviendra l’offre écotouristique en Méditerranée. Parmi les solutions proposées : des offres d’hébergement écologiques en Andalousie et dans les Asturies, à proximité de réserves naturelles.

En partenariat avec RMEI

Source : econostrum.

Souk At-tanmia célèbre la naissance d’une centaine d’entreprises tunisiennes porteuses d’emplois et d’espoir

in A La Une/Economie/Tunisie by

C’est au Musée National du Bardo à Tunis, haut lieu de symbolique, que le Partenariat Souk At-tanmia a organisé, le lundi 2 novembre 2015, sa cérémonie d’annonce des lauréats de la 2e édition de l’initiative, avec le souhait de livrer un message d’espoir et de rendre hommage à l’emploi inclusif en Tunisie.

Ponctuant les nombreux mois d’assistance portée aux candidats, l’évènement était l’occasion de célébrer la création d’une centaine d’entreprises et d’honorer les accomplissements à l’actif de cette 2e édition de Souk At-tanmia, lancée fin avril 2014. Outre les nouveaux entrepreneurs que cette édition a soutenu, la cérémonie, qui s’est déroulée dans une atmosphère festive, a accueilli plus de 500 participants, parmi lesquels des représentants de plusieurs acteurs – publics et privés – impliqués dans l’écosystème de l’entreprenariat ainsi que d’organisations de la société civile, venus nombreux de toute la Tunisie pour découvrir les projets et encourager les lauréats.

Entrepreneurs et artisans tunisiens à l’honneur

Dans un premier temps, cette rencontre a braqué les projecteurs sur les projets lauréats, dans le souci de maximiser leur visibilité et favoriser les échanges entre les participants. Intitulée « Art et métiers », une exposition photos organisée en partenariat avec l’Ecole supérieure des sciences et technologies du design ornait les lieux, une façon originale de valoriser tout à la fois le patrimoine artisanal du pays et le potentiel des étudiants de cette école sur le point d’entrer dans le monde professionnel.

« Nous célébrons aujourd’hui la naissance d’une centaine d’entreprises tunisiennes génératrices d’espoir et d’emplois », s’est félicité Jacob Kolster, directeur du Département régional Afrique du Nord de la Banque africaine de développement (BAD), en inaugurant l’évènement. Et d’ajouter : « Cette cérémonie démontre la force de Souk At-tanmia, qui a réussi à fédérer les efforts de plusieurs acteurs de l’écosystème, pour offrir un soutien intégré aux entrepreneurs tunisiens et contribuer ainsi à la promotion de l’emploi en Tunisie ».
Présents à la cérémonie, Zied Laadhari, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que Hamish Cowell, ambassadeur du Royaume Uni en Tunisie, et Daniel H. Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, ont salué les efforts du Partenariat pour stimuler l’esprit d’initiative et son engagement renouvelé à lutter contre le chômage en Tunisie et, partant, contribuer au développement socio-économique du pays.

Souk_At-tanmia1

Transparence et compétitivité

Renforcé pour cette 2e édition de Souk At-tanmia, le processus de sélection des candidats, entamé en juillet 2014, a été mené en plusieurs étapes, dans le souci d’accompagner au plus près les porteurs d’idées et d’aboutir à des projets de qualité et générateurs d’emplois.
L’évaluation des projets a été menée par des experts nationaux et internationaux représentant tous les partenaires de Souk At-tanmia, incluant les banques partenaires et les institutions financières de la place. Figuraient au nombre des critères de sélection, la qualité et la viabilité du projet, sa viabilité commerciale et sa faisabilité technique, outre le potentiel d’emplois créés. En sus du potentiel d’innovation, voire de l’impact positif du projet sur l’environnement et de son implantation géographique, il a également été tenu compte du profil de l’entrepreneur (jeune, chômeur, femme) et de sa motivation.
A l’issue de ce processus de sélection compétitif et transparent, les 100 lauréats distingués parmi les 1 400 candidatures soumises à l’origine avaient bouclé à 100 %  leurs schémas de financement.
« Je suis profondément honorée et émue de cette célébration dans ce lieu mythique et d’être reconnue comme lauréate Souk At-tanmia », s’est réjouie Sondos Bannouri, originaire de Séliana, dans le nord-ouest de la Tunisie. Bien que dotée d’un master en études sociales quantitatives, la jeune femme de 35 ans était  sans emploi depuis quatre ans. Après une formation dans les emplois verts, elle a décidé de participer à Souk At-tanmia pour pouvoir concrétiser son projet « DASRI Sterile » : son idée consiste à collecter et à traiter les déchets de nature sanitaire de sa région, qui s’avèrent dangereux et présentant des risques infectieux. « Ma participation à Souk At-tanmia m’a redonné espoir et m’a permis de lever des fonds supplémentaires auprès des communes de ma région, avec l’aide du Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG VNGi) pour boucler mon schéma de financement », témoigne Sondos. « Je vais poursuivre mon projet sans relâche et contribuer à la croissance de ma région du nord-ouest de la Tunisie ».

Une approche collaborative : unir ses forces pour créer des emplois durables

Cette cérémonie d’annonce des 100 projets lauréats a marqué l’aboutissement d’un travail  de plusieurs mois, conjuguant assistance et appui aux candidats pour renforcer leurs capacités managériales, améliorer leurs plans d’affaires et les aider dans la levée des fonds nécessaires au démarrage de leurs projets. Outre les experts financiers et les coaches mis à disposition par les partenaires de Souk At-tanmia, l’initiative s’est appuyée sur une étroite collaboration avec les banques partenaires ainsi que d’autres institutions et initiatives financières de la place, dans le but de maximiser le taux d’approbation de financement des projets. Dans le cadre de cette approche collaborative, qui fédère les efforts déployés par chacun des membres du réseau en vue de créer un environnement plus propice à l’essor de l’entreprenariat en Tunisie, Souk At-tanmia a également étendu sa coopération avec des organismes et entités publiques afin d’accélérer l’obtention des autorisations et des aides publiques requises pour le développement de certains projets.

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Emplois et espoir : une centaine d’entreprises tunisiennes créée

La sélection des 100 projets retenus au final accorde une belle place aux jeunes de 18 à 35 ans (66 % des projets), aux femmes (36 %), aux chômeurs (50 %), tout en valorisant les régions défavorisées du pays (50 %). L’on estime à 800 le nombre d’emplois que devraient générer ces projets. Les projets sélectionnés reflètent une grande diversité sectorielle : agriculture et agroalimentaire, manufacture, artisanat, tourisme, technologies de l’information et de la communication, énergies renouvelables, services, santé et éducation. Le coût total de ces projets atteint les 11 millions de dinars tunisiens (TND). Ce sont 3,6 millions TND environ de dons qui seront versés par Souk At-tanmia aux lauréats, afin qu’ils  renforcent le capital de leurs entreprises. Le Partenariat a aussi permis de lever 3,6 millions TND auprès des banques et 4,23 millions auprès d’autres sources de financement.
Outre une dotation pouvant atteindre 50 000 TND par projet, les bénéficiaires de Souk At-tanmia pourront bénéficier d’un appui technique supplémentaire durant 2015 et 2016, qui consistera notamment à les aider à accéder aux marchés, de sorte de pérenniser leurs projets respectifs.

Félicitations aux 100 projets lauréats de la 2e édition Souk At-tanmia !
Pour de plus amples informations sur les lauréats et la nature des projets retenus, rendez-vous ici.

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À propos de Souk At-tanmia : lancé en juillet 2012, Souk At-tanmia est un Partenariat rassemblant la communauté des institutions de développement, les secteurs public et privé et la société civile tunisienne, qui entend lutter contre le problème du chômage en Tunisie. Souk At-tanmia a pour objectif de créer de nouvelles opportunités à l’endroit des entrepreneurs mal desservis, en les aidant à créer leurs propres entreprises. Pour ce faire, le Partenariat offre un soutien intégré, qui combine financement (sous forme de dons) et services d’accompagnement. Ce, afin de leur permettre de faire face aux contraintes financières et au manque de capacités que rencontrent les entrepreneurs tunisiens.
À propos des partenaires Souk At-tanmia : Banque africaine de développement (BAD), Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME), British Council Tunisie, Banque tunisienne de solidarité (BTS), Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), Confédération des entreprises citoyennes de la Tunisie (CONECT), gouvernement du Danemark, Département du développement international du Royaume-Uni (DFID), gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, Education For Employment Tunisie (EFE), Association des Tunisiens des grandes écoles (ATUGE), Microsoft Tunisie, Mediterranean School of Business (MSB), Organisation internationale pour les migrations (OIM), Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Talan Tunisie, Tunisie Place de  Marché (TPM).

Collaborateurs et organismes associés : Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), Pragma Corporation (USAID), Tunisia ebusiness network (CCIT) .

source: BAD

Tunisie Comment confronter les problèmes budgétaires

in A La Une/Analyses/Economie/Tunisie by

Les problèmes budgétaires auxquels se trouve confronté le pays ne datent pas d’aujourd’hui ils sont la conséquence d’une politique budgétaire catastrophique menée par les gouvernements de la Troïka et celui qu’on a pris l’habitude d’appeler à tort d’ailleurs le gouvernement de technocrates. Les recrutements massifs de fonctionnaires sans aucune utilité les augmentations successives des salaires sans contrepartie productive et les dérives budgétaires à l’instar de celle relevées par la cours des comptes pour le budget 2012 et qui apparaîtront certainement dans les rapports de la cour des comptes de 2013 et 2014 dont on peut notamment citer l’utilisation de ressources budgétaires non renouvelables( fonds disponibles à fin 2010 pour 5800 millions de dinars,recettes provenant de la vente de biens expropriés pour 1200 millions de dinars environ…) pour couvrir des dépenses de fonctionnement renouvelables par définition, une politique de fuite en avant.La dernière augmentation de salaires dans la fonction bien que conçue comme un investissement dans la paix sociale n’est pas venu au bon moment car l’impact de cette augmentation en fin de période serait de 1800 millions de dinars soit un peu moins que la levée de fonds sous forme de soukouks qu’exige le financement du déficit budgétaire générée par des dépenses budgétaires extensives et improductives.on peut multiplier les exemples de choix budgétaires malheureux pour la plupart décidés sur la période 2012-2014 ou dictés par les organismes étrangers comme la dotation de fonds budgétaires au profit des trois banques publiques alors que d’autres solutions auraient pu être mises en place comme l’interdiction à ces banques de toute distribution de bénéfices pour 5 ou 7ans et l’affectation de leurs résultats pot la recapitalisation des banques une solution qui a été testée en 2005 mais qui malheureusement n’a pas duré dans le temps ou le lancement d’emprunt obligataires qui seraient rembourses par les banques ou encore la combinaison des deux solutions

Malheureusement il s’agit là d’une condition alité du FMI intégré dans un programme mal négocié par les autorités en 2013 2014 pour ne pas dire imposée par le FMI.Un lourd héritage pour ce pays et pour Slim chaker qui n’a hérité que des bombes à retardement

L’Indien Plintron s’installe en Tunisie et vise une expansion africaine

in A La Une/Economie/Tunisie by

Le marché tunisien des télécommunications s’est enrichi début octobre 2015 d’un nouvel acteur des télécommunications en la société Lyca Mobile. L’opérateur de réseau mobile virtuel a entraîné dans son sillage le groupe Indien Plintron, fournisseur mondial de solutions de communication sur le Cloud.

En effet, Plintron fournit à Lyca Mobile, son client, un ensemble de solutions techniques incluant un système de facturation, une plateforme de services à valeur ajoutée, un serveur vocal interactif pour la consultation de son compte, etc, qui lui serviront dans son activité d’opérateur mobile. A travers ces solutions de Plintron, les consommateurs de Lyca Mobile pourront ainsi accéder à des services tels que l’envoi de SMS, la consultation du solde du compte crédit de communication, la souscription à des services à valeur ajoutée.

A travers Lyca Mobile, Plintron fait son entrée en Afrique. Le cofondateur et président du groupe Indien, Mohan Kumar Sundaram, s’est réjouit de cette entrée en Tunisie qui traduit l’extension des activités de l’entreprise à de nouveaux marchés. « La Tunisie sera pour nous un marché clé principalement en raison de son potentiel et sera la pierre d’angle de notre pénétration dans d’autres pays d’Afrique. Alors que nous déployons ce lancement, les prochains marchés que nous visons en Afrique comprennent les pays détenteurs de licence MVNO », a-t-il ajouté.

Rappel sur la situation économique en Tunisie

in A La Une/Economie/Tunisie by

1. Le Budget de l’Etat représente grosso-modo 25 Milliards de Dinars/an

– en 2015, 20% du Budget de l’Etat est consacré au remboursement de la dette extérieure
– en 2016, 20% du Budget de l’Etat seront consacrés au remboursement de la dette extérieure
– en 2017, 25% du Budget de l’Etat seront consacrés au remboursement de la dette extérieure

2. Environ 40% du Budget de l’Etat (10 Milliards de Dinars) est consacré au paiement des fonctionnaires.

3. Il reste donc entre 35% et 40% du Budget à répartir entre tous les Ministères (Investissement, Sécurité, Défense, Santé, Education, Industrie,…).

4. De plus le déficit commercial pour 2015, c’est-à-dire la différence négative en monnaie entre la valeur des exportations et la valeur des importations, varie selon les chiffres entre 15 et 20 Milliards de Dinars.

5. Il n’existe toujours pas de Ministère de l’Economie en Tunisie, 5 ans après la « révolution », ni de stratégie de production et de thésaurisation de richesses. Chaque Ministère gère son portefeuille financier avec des objectifs de productivité inconnus, sans vision globale.

Le Mur de la Dette de 2017 nous montre qu’il faudra trouver dans les 40 Milliards de Dinars d’ici 15 mois pour :
– tenir le budget en équilibre.
– réduire le déficit commercial à zéro : valeur des importations = valeur des exportations

Les tensions sécuritaires et économiques n’ont jamais été aussi fortes en Tunisie et pourtant il n’existe aucun consensus au dessus des divergences partisanes pour s’entendre sur un plan de développement stratégique économico-industriel, générateur de richesses, donc de prospérité pour tous, donc de paix sociale.

Ce n’est pas la vente ou l’hypothèque des biens nationaux qui nous permettra de produire des richesses.
1881 a commencé comme cela…

La seule solution passe par une industrie productrice de haute valeur ajoutée et par une volonté politique de faire en sorte que la valeur des exportations soit supérieure à la valeur des importations.
C’est le cahier des charges minimum pour sortir du cercle infernal de l’endettement et de la politique économique sous contrainte.

Mohamed BALGHOUTHI

La BAD injecte près de 192 millions d’Euros dans la modernisation des routes en Tunisie

in A La Une/Economie/Tunisie by

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 28 octobre 2015 à Abidjan, un prêt de 190,12 millions d’Euros et un don de 1,5 million d’Euros à la Tunisie pour contribuer au financement du Projet de modernisation des infrastructures routières (PMIR). Le prêt et le don, accordés à l’Etat tunisien, serviront plus précisément à financer la réhabilitation de 719 kilomètres de routes classées, la reconstruction de 23 ouvrages d’art, et la réalisation d’études visant l’amélioration de la gestion du sous-secteur routier.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du parachèvement des actions de mise à niveau du réseau routier classé tunisien entreprises depuis la fin des années 1990, avec un appui soutenu de la BAD. «Ce projet consolide les interventions antérieures de la Banque dans le sous-secteur routier en Tunisie. En effet, la Banque a contribué à la réhabilitation et la modernisation de plus de 4 000 km de routes, ainsi qu’à la construction de plus d’une centaine d’ouvrages d’art en Tunisie au cours des quinze dernières années» a déclaré Amadou Oumarou, directeur du département Transport, TIC et Développement urbain à la BAD.

La réalisation du PMIR permettra d’améliorer la mobilité des usagers sur le réseau routier classé en réduisant les contraintes de transport liées au gabarit étroit des chaussées et à leur état structurel. De plus, il contribuera à sauvegarder le patrimoine routier existant, tout en permettant de favoriser les échanges intra et interrégionaux et réduire les disparités sociales régionales. Enfin, il permettra de réduire les accidents et d’améliorer la résilience des infrastructures routières aux effets du changement climatique. Pour le Directeur des Ponts et Chaussées (DGPC),  Slah Zouari « Le présent projet aura des retombées positives sur toute la population nationale et, plus particulièrement, sur les populations du Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Kef, Siliana et Zaghouan), Centre-Ouest (Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid) et du Sud (Gafsa, Kébili, Tozeur et Médenine).»

BERNARD PIVOT – « La Tunisie va passer de Bourguiba à Bourgui-haut »

in A La Une/La Revue Medias/Tunisie by

« La Tunisie va passer de Bourguiba à Bourgui-haut » dixit Bernard Pivot à l’issue de son « marathon médiatique » pour la cérémonie de nomination des finalistes du Goncourt 2015, qui s’est tenue au Musée du Bardo

Nous avons demandé à Bernard Pivot quel était son rapport avec la Tunisie, avant sa venue pour la cérémonie du Goncourt :

« Je viens en Tunisie pour les vacances comme beaucoup de monde, et c’est un pays que j’apprécie. J’ai aussi un excellent souvenir professionnel avec la Tunisie. Une interview que j’ai réalisée en Tunisie pour ARTE, avec un joueur de foot algérien, un génie de la trempe de Platini, qui a joué de 1954 à 1966 : Rachid Mekloufi  ! « 

A la question « décrivez nous votre sentiment pour la Tunisie en une seule phrase courte« , Bernard Pivot a répondu : « La Tunisie va passer de Bourguiba à Bourgui-haut »

Un événement symbolique

Le Musée du Bardo a accueilli le 27 octobre, le jury du Prix Goncourt, prestigieux prix littéraire français, qui a annoncé devant l’ensemble des medias, le nom des finalistes pour l’année 2015. Après l’attentat du Bardo, l’académie a voulu ainsi faire un acte fort envers la Tunisie.

Une première sélection de 15 romans avait été rendue publique le 3 septembre dernier. « Les Prépondérants » du romancier français né en Tunisie, Hédi Kaddour, en faisait partie. Son roman est une fresque s’intéressant à l’histoire du tournage d’un film orientaliste hollywoodien en Tunisie et au Maroc, avec pour arrière fond socio-politique le protectorat français des années 20.

Au bout de trois sélections successives, seulement quatre auteurs ont été retenus pour le prix Goncourt 2015 qui sera décerné mardi 3 novembre. Leur nom a été annoncé par Didier Decoin, un des sept membres du jury Goncourt ayant effectué le déplacement au musée du Bardo.

. le Franco-tunisien Hédi Kaddour pour son roman « Les prépondérants »,

. Nathalie Azoulai « Titus n’aimait pas Bérénice »,

. Mathias Enard « Boussole »,

.Tobie Nathan « Ce pays qui te ressemble ».

goncourt

Le jury du Goncourt est composé de Bernard Pivot, président, Tahar Ben Jelloun, Paule Constant, Pierre Assouline, Régis Debray, Françoise Chandernagor, Didier Decoin, Edmonde Charles-Roux, Philippe Claudel et Patrick Rambaud. Tous étaient présents, exceptés Edmonde Charles-Roux, Patrick Rambaud et Philippe Claudel.

Le 27 octobre au soir, un cocktail d’honneur a été donné à la résidence de France.

Le mot d’humour de Regis Debray

Après un discours apprécié par l’ensemble des invités français et tunisiens présents, Régis Debray a évoqué un hypothétique protectorat : « après le prix Nobel de la Paix pour le dialogue national et la cérémonie du Goncourt au Bardo, j’ai pensé qu’il serait bien de proposer que la Tunisie devienne le protectorat de la France, mais cela n’a pas plu à Monsieur l’ambassadeur … »

www.lepetitjournal.com

Les séjours en Tunisie de retour chez Thomas Cook pour l’été mais attention, ils seront annulés si…

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La destination est prisée dans le catalogue été 2016 du tour-opérateur Thomas Cook.

Le tour-opérateur belge Thomas Cook propose de nouveau des séjours en Tunisie dans son catalogue été 2016. Les touristes pourront donc réserver des vacances pour cette destination, mais les affaires étrangères déconseillent de s’y rendre.  Si leur position ne change pas d’ici la période estivale, Thomas Cook annulera les voyages.
« Le client aura deux options »

« Si le Ministère des Affaires étrangères n’adapte pas son avis de voyage à la fin de la période hivernale, à ce moment-là, le client aura deux options. Soit il annule son voyage et il sera remboursé intégralement. Soit, il essaye de trouver une alternative avec son agent de voyage sur base de son souhait initial, en fonction du budget et du type d’hôtel », explique Koen Vandenbosh, le porte-parole de Thomas Cook.

La Tunisie se dit déçue de l’échec de la communauté internationale à soutenir son économie

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La Tunisie est déçue quant à l’échec de la communauté internationale à honorer ses promesses pour soutenir l’économie tunisienne, s’est exprimé mardi le ministre tunisien des Finances Slim Chaker dans le cadre d’une rencontre médiatique internationale sur l’investissement au Moyen-Orient.
Le ministre tunisien des Finances a invité la communauté internationale, notamment les grandes puissances G8 à « financer un programme de sauvetage économique de 25 milliards de dollars américains (USD), étalé sur cinq ans, dédié au développement de l’infrastructure, la consolidation de la paix civile, le renforcement de la sécurité et le recouvrement du déficit budgétaire ».
« L’orage pourrait se transformer en une tornade » si la communauté internationale ne venait pas en aide à la Tunisie, a alarmé M. Chaker tout en mettant en garde contre d’éventuelles menaces et difficultés qui pourraient peser lourd sur l’économie du pays.
D’après le ministre tunisien, son pays aura besoin, en 2016, d’un financement étranger de l’ordre de 3,6 milliards de dinars tunisiens (1,8 milliard USD). Le déficit budgétaire de la Tunisie devrait être atténué pour passer de 4,4% prévus en 2015 à 3,9% l’année prochaine.
Il a également fait savoir que la Tunisie entamera fin 2015 et début 2016 des concertations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour conclure un nouveau programme d’aide à la Tunisie portant sur une enveloppe d’environ 2 milliards USD.
« Mon message à la communauté internationale est un message d’abattement, du fait que les promesses faites pour supporter économiquement la Tunisie n’ont pas été encore tenues », a conclu le ministre tunisien des Finances.

Tunisie démission démocratique ?

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Ce lundi 26 octobre, il démissionne. Il s’appelle Lotfi Farhane, cela fait quatre ans qu’il est maire de Sayada, joli port de pêche au Nord-Est de la Tunisie. L’histoire commence en 2011, quelques semaines après le renversement du pouvoir de Ben Ali. Les représentants municipaux d’alors, tous « élus »  du parti officiel RCD sont écartés. En l’absence de gouvernement central stable, de partis politiques structurés et de tout cadre juridique pour désigner de nouveaux représentants locaux, ce sont les citoyens, les syndicats et les associations qui proposent des listes de personnalités compétentes et « irréprochables » : celles qui n’ont jamais été compromises avec l’ancien régime. Partout dans le pays se construisent des consensus pour désigner les représentants qui s’occuperont de manière transitoire (jusqu’en 2016) des affaires de chaque commune. À Sayada, Lotfi Farhane, professeur de mathématique à l’université, est ainsi choisi pour devenir maire 100% bénévole, accompagné de 7 conseillers municipaux et de 36 employés de l’administration locale.

En 4 ans, Sayada (12 000 habitants) est devenu le « laboratoire démocratique » de la Tunisie. La commune a réussi une transition exemplaire : passer d’un modèle fermé, opaque et corrompu à un fonctionnement ouvert, transparent et participatif. Un cas d’école tellement remarquable que les députés de l’Assemblée constituante se sont inspirés de l’initiative pour illustrer les principes de démocratie participative inscrits dans la nouvelle constitution. Médias du monde entier et experts internationaux (Banque Mondiale) se sont également passionnés pour l’expérience de Sayada. Il s’agit pourtant moins d’un miracle que d’une volonté indéfectible de montrer qu’il est possible de faire de la politique autrement.

Comment cette révolution démocratique locale a-t-elle été possible ? Ici, point de discours enflamés ou de grandes théories sur la démocratie mais des actions concrètes et pragmatiques. La rencontre entre le maire et le président d’une association locale, C Libre, a été décisive. Ce dernier, Nizar Kerkeni propose d’abord de développer un site web en open source pour permettre la publication de toutes les informations de la mairie. « Banco ! » répond le maire. Cela commence par les procès verbaux de l’ensemble des réunions, commissions et conseils municipaux. Cette  initiative créée une première dynamique avec des citoyens mieux informés qui interpellent plus souvent l’action du maire.

Pourtant, assez vite, l’équipe municipale se trouve confrontée à un problème de taille : les caisses de la ville sont vides et les impôts locaux, principale ressource de la collectivité, ne rentrent plus depuis des mois. Le maire et l’association C Libre décident alors de publier le budget détaillé de la mairie avec l’ensemble des recettes et des dépenses de la collectivité. Cette initiative inédite créé une forme « d’électrochoc » auprès des habitants. Ils sont nombreux à comprendre que s’ils continuent à bouder leur devoir de contribuables, l’ensemble de la ville court à la catastrophe : plus de possiblité de payer les agents municipaux et la fin des services publics locaux. La mobilisation a été à la hauteur de la prise de conscience : « les recettes de la ville sont remontées en flèche, de près de 20% » indique le maire. Simultanément, la diaspora très nombreuse à Sayada ayant accès en ligne aux données financières de sa ville de cœur, s’intéresse de près aux problèmes du « bled ».  Des associations sont créées à Paris ou à Lyon pour collecter des fonds afin d’acheter par exemple un camion poubelle ou des voitures pour la police et d’autres services municipaux.

Après l’ouverture des données (open data), l’équipe municipale s’engage dans l’ouverture de la gouvernance du territoire (open gov) et expérimente une série de mini référendums sur des sujets touchant de près les habitants. Là encore, c’est le site internet de la ville qui permet d’organiser ces consultations facilement : réaménagement d’un carrefour dangereux, rénovation de voiries, budget prévisionnel… différentes questions sont posées. Entre 100 et 400 Sayadis votent sur internet, et, pour chaque sujet, le maire s’engage à suivre les recommandations des habitants.

Pour permettre à un plus grand nombre de personnes de participer à cette nouvelle manière de gérer les affaires de la ville, il restait un point à travailler : favoriser l’accès de tous aux services en ligne proposés par la mairie. L’équipe municipale, accompagnée par une association américaine, a pu installer un réseau d’antennes wifi interconnectées sur les toits de nombreuses habitations et des batiments municipaux. Résultat : un réseau wifi public « free sayada » permet à tous les habitants de se connecter gratuitement aux outils démocratiques de la ville depuis leurs téléphones portables, dans la rue ou depuis les terrasses de café.

Après ces différents succès, comment expliquer la décision du maire de Sayada de démissionner ? Il faut y voir une forme de lassitude face aux pressions des autorités étatiques et de certains partis politiques qui cherchent à reprendre le pouvoir à Sayada. Régulièrement, l’action du maire est surveillée voire entravée : il dérange, et on le lui fait savoir. Il semble que plus le 14 janvier 2011 s’éloigne, plus la Tunisie renoue avec ses vieux démons : hiérarchie, opacité, contrôle, intimidation, corruption… Les dispositions de l’article 139 de la nouvelle Constitution promouvant la démocratie participative sont très loin d’être appliquées dans le pays.

Ce qui vient de se passer à Sayada est-il le signe d’une remise  en question de la transition démocratique tunisienne dans son ensemble ? Face au tourisme en berne, à l’économie en chute libre, à l’insécurité rampante, aux attentats et aux assassinats politiques, de nombreux Tunisiens expriment une immense déception, à la hauteur des attentes provoquées par le printemps arabe. Cependant, nombre de citoyens et d’associations, à l’image de Boswala,Doustourna ou, Lam Echaml veillent, agissent et continuent à innover au service de la démocratie. Leur travail et leur présence sont essentiels. Le bouillonnement démocratique de la société civile reconnu par le Prix Nobel de la Paix se poursuit en dépit des difficultés… Lotfi Farhane confie d’ailleurs : « Ce que nous avons réalisé ne devrait absolument pas être considéré comme exceptionnel. Ça devrait être la règle partout en Tunisie ». Espérons que l’histoire lui donne raison !

(1) Armel le Coz est président et co-fondateur de Démocratie Ouverte. Il est également fondateur de Territoires Hautement Citoyens, un programme qui propose aux collectivités locales d’opérer une transition démocratique en expérimentant des formes de gouvernance ouverte.

Romain Slitine, fondateur d’Odyssem, est maître de conférences à Sciences Po Paris. Il est co-auteur avec Elisa Lewis d’un livre sur les innovations démocratiques dans le monde (à paraître en 2016 aux éditions La Découverte).

source :MediaPart

 

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