تطلق قناة “الحرة” سلسلة وثائقية جديدة بعنوان “فردوس الضلال” اليوم السبت في السادس والعشرين من سبتمبر الحالي في الثامنة مساء بتوقيت غرينتش التاسعة توقيت تونس . السلسة التي أنتجتها “الحرة” تروي على ألسنة الضحايا الأحياء قصصا عن فظاعة الأزمة الإنسانية التي نجمت عن جرائم “داعش” وجماعات إرهابية أخرى، كما تسلط الضوء على المجتمعات والعائلات التي خسرت ابناءها بسبب هذه الجماعات.
بعض الذين التقتهم “الحرة” تحدث إلى الكاميرا للمرة الأولى ليبوح بحزنه ويعبر عن غضبه لفقدان أحبائه. والبعض الآخر استنكر الأفعال الإجرامية التي ترتكب باسم الإسلام والتي لا تمت له بصلة.
في الحلقة الأولى تروي أم محمد التونسية قصة الرحلة التي بدأت بعقد عمل في ليبيا، وانتهت بمقتل ابنها بعد عشرين يوما في سوريا. ترفض أن يطلق على ابنها لقب شهيد “لأن الشهادة لا تأتي من قهر القلب أو من قتل المسلم لأخيه”. فيما تناقش حلقة أخرى قصة مغني الـ “راب” التونسي “دج كوستا” الذي وقع أخاه ضحية التغرير بالشباب واستدراجهم على حد تعبيره. أما الحلقة الثالثة من تونس فتتناول قصة المغني إمينو الذي ترك الفن والتحق بـ”داعش”. ومن تونس ينتقل البرنامج إلى المغرب، تركيا، الأردن ودول أخرى ليرصد النقمة على الجماعات الأصولية.
براين كونف، رئيس شبكة “الشرق الأوسط للإرسال” MBN التي تضم قناة “الحرة” وراديو “سوا” قال: ” جاب فريق “الحرة” العالم العربي وعاد إلى المشاهدين بقصص إنسانية عديدة حول معاناة ضحايا التطرف والألم الذي يتسبب به “داعش””.
رابط الفقرة الترويجية لبرنامج “فردوس الضلال”:
https://www.youtube.com/watch?v=4JGcQK-xI7w&feature=youtu.be
الاعلان التوريجي للحلقة
قناة الحرة تروي قصة مغني الراب التونسي في داعش
FIFA: Sepp Blatter risque un maximum de dix ans de prison
فضائح الفيفا: بلاتيني يشير الى "مبلغ دفع لقاء عمل تعاقدي مع الفيفا
اكد رئيس الاتحاد الاوروبي لكرة القدم, الفرنسي ميشال بلاتيني اليوم الجمعة ان مبلغ المليوني فرنك سويسري “دفع لقاء عمل تم بطريقة تعاقدية مع الفيفا”.
ويأتي تصريح بلاتيني بعد قليل من اعلان مكتب المدعي العام السويسري “فتح اجراء جزائي ضد رئيس الاتحاد الدولي لكرة القدم جوزيف بلاتر لاتهامه بسوء الادارة واستطرادا سوء الائتمان” من خلال “دفع غير مشروع” لمبلع 2 مليون فرنك سويسري الى الفرنسي.
وقال بلاتر في بيان تسلمت وكالة فرانس برش نسخة منه “في ما يخص الدفع الذي تم لصالحي, اود ان اوضح ان هذا المبلغ دفع لي لقاء عمل قمت به بطريقة تعاقدية مع الفيفا”.
واضاف “انا مرتاح جدا لتوضيح هذه النقطة تجاه السلطات” المعنية.
USA: un prince saoudien arrêté à Los Angeles, soupçonné d'agression sexuelle
Un prince saoudien a été arrêté à Los Angeles, soupçonné d’avoir forcé une femme à lui faire une fellation dans sa propriété de Beverly Hills, a indiqué vendredi la police locale.
La police a arrêté le prince Majed Abdulaziz mercredi en début d’après-midi après avoir reçu un appel de témoins près de la propriété, a affirmé à l’AFP la police de Los Angeles.
Des témoins ont rapporté avoir vu une femme en sang appelant à l’aide alors qu’elle essayait d’escalader le mur entourant la maison, selon le quotidien local Los Angeles Times.
Le prince, âgé de 28 ans, a passé la nuit en prison avant d’être remis en liberté jeudi moyennant une caution de 300.000 dollars.
Il est également accusé de séquestration, coups et blessures et “menaces criminelles” (menace de tuer ou blesser quelqu’un). Il risque jusqu’à huit ans de prison et 10.000 dollars d’amende.
Le prince est convoqué devant la justice le 19 octobre. La police a précisé ne pas savoir pour l’instant s’il bénéficie d’une immunité diplomatique, ajoutant que le département d’Etat prêtait assistance aux forces de l’ordre à ce sujet.
Ce n’est pas la première fois qu’un membre des monarchies du Golfe, qui possèdent de nombreuses luxueuses propriétés à Los Angeles, a maille à partir avec les autorités.
La semaine dernière, un membre de la famille régnante du Qatar, cheikh Khalid bin Hamad al Thani, a été interrogé par la police de Beverly Hills après la diffusion d’une vidéo montrant une Ferrari jaune franchissant à grande vitesse des panneaux “stop” et frôlant des piétons.
Prévenue par des habitants, la police a déterminé qu’il en était le propriétaire. Bien connu des circuits de course automobile, il a confirmé avoir été au volant mais bénéficier d’une immunité diplomatique.
En 2013, une princesse saoudienne avait été accusée à Los Angeles d’avoir traité en esclave une Kényane, comme employée de maison. Mais les charges contre Meshael Alayban avaient finalement été abandonnées.
Le programme culturel du mois d'octobre au Café Culturel Liber' Thé
– Samedi 03 Octobre à 18H : Notre Dame Des Mots
Notre Dame Des Mots est une rencontre de femmes écrivains, un événement mensuel qui donne l’occasion à ces dernières de réciter leurs textes en public sur la scène du Café Culturel Liber’ Thé.
Cet événement donne la parole aux femmes pour manifester leurs idées, leurs vécus, leurs valeurs, leurs imaginations… dans la richesse des mots et la sensibilité de l’expression.
Il n y a pas de conditions pour les textes : thème libre, tous genres de textes, tous types d’écritures, différentes langues…
Cet événement est animé par deux jeunes femmes ; Sabrine Ghannoudi et Amal Oueslati
Pour participer il suffit de s’inscrire et envoyer les textes sur le lien suivant : https://www.inscription-facile.com/form/BrFYe1UjMmuUgGOn5NnC
– Vendredi 16 Octobre à 18H : Le Concert « Jihed Bedoui Quartet Jazz Et Nesrine Jabeur » Un concert de Jazz avec Jihed Bedoui Quartet Jazz accompagné de la talentueuse Nesrine Jabeur.
Les membres du Quartet : Nesrine Jabeur : Chant Jihed Bedoui : Guitare Wassim Benrhouma : Basse Nafaâ Allam : Batterie
– Samedi 17 Octobre à 16H : Exposition « Enfants syriens aux camps des réfugiés »
Organisée par l’association « Fanni Raghman Anni »
C’est une exposition de dessins d’enfants syriens ramenés par l’association de camps de réfugiés syriens au Liban.
L’idée c’est essayer de vendre ces dessins pour récupérer des fonds et les envoyer par la suite à ces camps de réfugiés, donc nous comptons beaucoup sur la générosité des tunisiens dans cette action plutôt humanitaire que artistique.
– Vendredi 23 Octobre à 18H : Café Philosophique « La manipulation des sociétés » Animé par Ouakail Aoun.
Nous allons discuter un extrait du livre « Le meilleur des mondes » d’ « Aldous Huxley » qui va être disponible en format PDF dans le lien de l’évènement et en format papier au café à partir du 01 Octobre 2015.
Ce livre est un roman qui parle d’un monde imaginaire, dans ce monde il y a une organisation et une classification dans la société intéressante que nous allons analyser et en débattre sous différents axes sociologiques et déontologiques.
– Vendredi 30 Octobre à 18H : Liber’Thé Scène Ouverte
Cette scène libre pour les artistes est un évènement qui donne l’occasion aux talents, dans la musique, la comédie, le théâtre, le cinéma, le slam, la poésie …, de pouvoir s’exprimer sur la scène du Café Culturel Liber’Thé une fois par mois,
Il y ‘aura une présélection pour assurer un minimum de niveau artistique et un spectacle acceptable vu que cet évènement à la base est dédié aux amateurs.
Pour participer il suffit de s’inscrire et envoyer un aperçu (extraits vidéo) des prestations sur le lien suivant : https://www.inscription-facile.com/form/PbeQSALJ1uR587Vds5PG.
Cet événement sera animé par la merveilleuse Yasmine Bejaoui.
Plusieurs artistes confirmés seront invités dans chacune des éditions de « Liber’Thé Scène Ouverte ».
– Du 10 au 31 Octobre à 18H : Cinéma Pour Tous : « Cycle de Projection de film de Alejandro González Iñárritu »
Alejandro González Iñárritu est un réalisateur mexicain, né le 15 août 1963 à Mexico. Il reçoit l’Oscar du meilleur réalisateur pour Birdman en 2015.
Il est aussi le premier réalisateur mexicain à avoir gagné le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2006.
Ses quatre longs métrages que nous allons projeter tout au long de ce mois d’octobre « Amours chiennes » (2000), « 21 Grammes » (2003), « Babel » (2006) et « Biutiful » (2010) lui ont valu un succès mondial dont 12 nominations aux Oscars.
* Sam 10 Oct. : ” Amours Chiennes “ Avec Goya Toledo, Alvaro Guerrero (2h33 min)
* Sam 17 Oct. : ” 21 Grammes “ Avec Sean Penn, Benicio Del Toro, Naomi Watts (2h04 min)
* Sam 24 Oct. : ” Babel “ Avec Brad Pitt, Cate Blanchett (2H15 min)
* Sam 31 Oct. : ” Buitiful “ Avec Javier Bardem, Maricel Álvarez (2h18min)
A la fin du cycle nous organisons un débat autour des films projetés dans lequel nous invitons des cinéastes et des critiques de cinéma pour enrichir le débat. Le débat se déroulera à la fin du film ” Buitiful “ le samedi 31 Octobre 2015 pour discuter et critiquer le cinéma du réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu.
Infos pratiques :
Adresse : 55 Rue d’Iran, Tunis 1002
Tel : 28 030 986
Facebook : https://www.facebook.com/liberthelafayette?pnref=story
عاجل ارتفاع حصيلة التدافع في منى الى 717 قتيلا و805 جرحى وفق الدفاع المدني
اعلن الدفاع المدني السعودي ارتفاع حصيلة التدافع الخميس بالقرب من منى خلال اداء شعائر الحج الى 717 قتيلا و805 جرحى.
وقال الدفاع المدني في تغريدة على تويتر “ارتفع عدد الوفيات الى 717 والجرحى الى 805” في حصيلة جديدة لأسوأ كارثة يشهدها موسم الحج منذ 25 عاما.
خلال يوم واحد : حجز بضاعة مهربة قيمتها نصف مليار
علم موقع تونيزيتيليغراف أن قوات الحرس الوطني تمكنت اليوم 23 سبتمبر والى غاية الساعة الثامنة مساء من حجز بضاعة مهربة تبلغ قيمتها الجملية 580 ألف دينار
وفي اطار ملاحقتها للمهربين الذين يستغلون مواسم الأعياد للقيام بأعمالهم المارقة عن القانون أعدت الادارة العامة للحرس الوطني خطة محكمة على كامل تراب الجمهورية وقد تمكنت الى حد مساء هذا اليوم مختلف وحدات الحرس الوطني من ايقاف 107 أشخاص مورطين في قضايا مختلفة وايقاف 78 مفتش عنهم وحجز 22 سيارة وكذلك حجز 345 الف علبة جعة وقوارير خمر و6 بنادق صيد بدون رخصة و356 شمروخ وتحرير 130 مخالفة مرورية
L’économie tunisienne sous la tutelle des syndicats
Le « marché » conclu cette semaine entre le gouvernement et la puissante centrale syndicale a le mérite de clarifier la situation : Les dirigeants syndicaux sont devenus les maîtres-arbitres de la politique économique tunisienne. Face à une économie plongée en pleine récession, la stratégie de sortie de crise adoptée par le Gouvernement consiste à battre en retraite face aux revendications corporatistes au prix d’une politique budgétaire insoutenable. Ce faisant, il se place définitivement dans une situation de dépendance vis-à-vis du pouvoir syndical conduisant à une situation d’inversion de la tutelle. Désormais, l’économie tunisienne est mise sous la tutelle de l’UGTT davantage qu’aux recommandations du FMI.
En effet, moins d’une semaine après l’intervention de la Directrice générale du FMI dans laquelle elle a pointé du doigt le danger inhérent à un alourdissement de la charge salariale sur les finances de l’Etat, le gouvernement vient d’acter une décision qui ne risque guère d’ « améliorer la composition du budget [et de favoriser] la réorientation des dépenses publiques au profit des investissements et des dépenses sociales. » La Directrice générale du FMI a certes grossi le trait en affirmant que la masse salariale de l’Administration en Tunisie est « …une des plus élevées au monde » mais est restée en deçà de la réalité que révèlent les récents chiffres de la semaine : la masse des salaires versés aux fonctionnaires de l’Etat a atteint au terme du premier semestre de l’année, 13,7% ; celle prévue par la loi de finances complémentaire atteindra 14,0% en fin d’année. Dans ce domaine, la Tunisie fait nettement mieux que des pays réputés pour la lourdeur de leur machine administrative tels que la France ou la Grèce mais reste en-deçà des records établis par le Danemark et la Finlande. (voir graphique cicontre). En vérité, la « victoire » arrachée par la direction syndicale est une victoire à la Pyrrhus. Le prix de la paix sociale imposé au gouvernement par une organisation dont la représentativité est inversement proportionnelle à son pouvoir de nuisance, est exorbitant. Le marché conclu au terme duquel la centrale syndicale s’engage à préserver la paix sociale d’ici 2017 s’apparente à un marché de dupes. En paraphrasant une célèbre phrase Churchillienne, il est permis de se demander si le gouvernement, qui avait à choisir entre la stabilisation macroéconomique et la paix sociale, ne risque pas en fin de compte de récolter le discrédit consécutif à l’aggravation de la crise économique et la guerre d’usure avec les syndicats.Une victoire à la Pyrrhus car elle procède d’un calcul politicien à courte vue qui ne manquera pas d’aboutir à brève échéance à la précarité et à la détérioration du pouvoir d’achat de ceux qu’elle est censée protéger.
Sans évoquer les problèmes de compétitivité de la Tunisie vis-à-vis de ses partenaires européens, cette évolution salariale dans le contexte d’une économie en récession, risque d’avoir deux effets néfastes : d’une part, elle va contribuer à aggraver l’inflation et compromettre les efforts déployés par la politique monétaire pour l’endiguer ; d’autre part et surtout, elle discrédite sérieusement la relance de l’investissement public et rend très difficile une inversion de la courbe du chômage.
En effet, l’accord salarial intervenu au niveau de la fonction publique, celui attendu par contagion mécanique, au niveau du secteur privé et les concessions que le gouvernement finira en fin de compte par concéder pour apaiser la colère des instituteurs, ne manqueront pas de susciter d’autres mouvements catégoriels et des ajustements à la hausse de la plupart des revenus non salariaux qui échappent à toute régulation. Au final, c’est à une hausse généralisée et conséquente des coûts salariaux qu’une économie en pleine récession doit faire face. Or, depuis 2014, et malgré une certaine résistance de la part du gouvernement pour contenir la hausse des salaires nominaux sur fond d’une forte baisse des prix des produits importés et d’une appréciation du dinar (face à l’euro), le taux d’inflation est resté malgré tout supérieur à 5%. Autant dire que les hausses salariales concédées en temps de récession économique et d’érosion du dinar vont non seulement raviver la flamme de l’inflation mais également contribuer à aggraver la détérioration de la qualité des services publics.Face à l’enflure des dépenses salariales et, face au tarissement des ressources propres de l’Etat, le gouvernement n’a d’autre choix que de rogner sur les « moyens des services », sur les dépenses d’investissement et à terme, sur les subventions des prix des produits de grande consommation. En clair cela signifie des salariés mieux rémunérés nominalement mais au pouvoir d’achat qui se détériore ; des fonctionnaires évoluant dans un cadre de travail dégradé faute d’investissements et de moyens pour assurer leur mission : servir le public ; des enseignants qui officient dans des écoles délabrées et dépourvues des moyens pédagogiques minima pour une éducation de qualité, des hôpitaux sans médicaments, des infrastructures sans entretien, etc
En somme, les augmentations salariales arrachées dans le secteur public et celles qui vont intervenir dans le secteur privé vont avoir pour résultat final un approfondissement de la crise économique, une dégradation des services publics, un appauvrissement du Tunisien et une détérioration de sa qualité de vie.Un marché de dupes en raison des spécificités du syndicalisme tunisien assaisonné à la sauce UGTT. Les références idéologiques et l’organisation corporatiste de l’UGTT font qu’aucune trêve sociale n’est sérieusement envisageable.
Forte de sa légitimité historique, la Centrale syndicale a toujours agi et milité sur deux plans : d’un côté, elle est porteuse d’un projet économique et social pour la Tunisie, de l’autre, elle joue le rôle classique de défenseur du pouvoir d’achat et -accessoirement- des conditions de travail des travailleurs selon une démarche fortement tributaire des rapports de force du moment. Parti politique côté pile, syndicat représentant les travailleurs côté face. Depuis que le vent de la liberté a soufflé sur la Tunisie, l’UGTT est devenue de facto, un contre-pouvoir politique. Elle a acquis une position de pouvoir d’autant plus puissante qu’elle est quasiment la seule à pouvoir mobiliser la rue et paralyser des pans entiers de la vie économique et sociale pour contrer les velléités du pouvoir exécutif à changer les règles du jeu économique dans le sens qu’elle considère attentatoire à ses intérêts. Face à une organisation du pouvoir politique qui a abouti de fait à museler et à affaiblir le pouvoir exécutif, rien de véritablement significatif et structurant ne peut se faire sans l’extrême-onction de l’UGTT.
Dans ces conditions, comment espérer acheter la paix sociale pour s’adonner peinardement aux réformes économiques ? Des réformes dont l’essence profonde consiste à transformer le rôle et les modalités d’intervention de l’Etat providence, véritable garant de la vigueur et de la pérennité du pouvoir d’influence de l’UGTT. Des réformes dont l’objectif consiste à élargir l’espace des libertés économiques càd à développer le secteur privé de l’économie, un secteur où l’influence des syndicats est quasi insignifiante comme le montre l’expérience des dernières années et en tous cas, sans commune mesure avec l’influence qu’elle exerce dans les bastions de l’administration et des entreprises publiques. Comment espérer réformer véritablement les secteurs énergétique, bancaire, éducatif, minier et bien d’autres, sans encourir les foudres d’un syndicat où toute réforme est perçue comme un cadeau fait aux hommes d’affaires et aux riches ?
La deuxième spécificité réside dans l’organisation corporatiste et sectorielle du syndicalisme tunisien. Une organisation marquée par l’autonomie réelle acquise par les syndicats de base et les syndicats corporatistes tels que les syndicats des enseignants ou des mines par exemple. Une autonomie fruit entre autres, du discrédit qui a pendant longtemps frappé une Centrale obligée malgré elle de jouer le rôle de satellite du pouvoir politique et du parti unique au pouvoir. Une autonomie dont la conséquence pratique est l’absence de maîtrise totale par la Centrale des mouvements de contestation issus des syndicats corporatistes de base. La grève des enseignants du primaire qui se déploie sur fond d’un accord de paix sociale entre le gouvernement et la direction de l’UGTT en constitue l’illustration. La conflictualité qui se profile entre l’UTICA et l’UGTT à propos de la prise en compte des progrès de la productivité du travail en matière de revalorisation des salaires en est une autre. Et que dire de la colère des salariés du secteur touristique qui commence à gronder ? Dans ces conditions quel crédit accorder à un « marché » ruineux pour l’économie du pays, où l’une des parties, la Centrale syndicale, est incapable de maîtriser sa base et donc, d’honorer ses engagements ?
En réalité, s’il y a une évidence qui s’est imposée cette semaine c’est bien que la Tunisie a aujourd’hui besoin d’organiser et de réglementer le contre-pouvoir syndical. La jeune démocratie tunisienne ne peut souffrir de laisser les représentants des salariés (en fait d’un salarié tunisien sur cinq) imposer leur volonté à un Gouvernement qui jouit de la légitimité du peuple. Elle ne peut concéder au pouvoir syndical les moyens d’action susceptibles de lui permettre d’influer sur les choix stratégiques qui engagent l’avenir de la nation sans les encadrer strictement. Elle ne peut tolérer que des salariés qui bénéficient de la garantie d’emploi à vie, d’une durée de vie active parmi les plus courtes au monde et d’une pension de retraite quasiment équivalente à leur revenu de fin de carrière professionnelle, prendre en otage l’avenir du pays. C’est ce que les pays démocratiques dont nous nous évertuons à suivre l’exemple ont compris depuis belle lurette. La Grande Bretagne est en voie de se doter d’une loi qui vise à encadrer strictement le droit de grève et à rendre les arrêts de travail difficiles à mettre en œuvre. En France, la loi interdit le droit de grève à toute une catégorie de personnels (Compagnies républicaines de sécurité (CRS), personnels de police, magistrats, etc.) et une service public minima est organisé en cas de grève dans les secteurs sensibles. Inutile d’en rajouter car, lorsque la liberté telle que la conçoivent les Tunisiens et les syndicats d’aujourd’hui, légitime à leurs yeux des comportements contraires à la loi, lorsque la liberté de défendre des intérêts corporatistes est mise au-dessus de la (vraie) justice sociale (que l’on songe aux salariés du tourisme qui perdent chaque leur emploi) et de la loi, les démocrates se doivent de réagir pour préserver les Libertés et l’exercice démocratique du pouvoir.
Par : Hachemi Alaya (Ecoweek TEMA N° 33, du lundi 21 septembre 2015)
Coface lève la surveillance positive de l’évaluation de la Tunisie
Agence Ecofin) – Dans son «Baromètre risque-pays pour le 3ème trimestre 2015» publié le 18 septembre, l’assureur-crédit Coface a levé la surveillance positive de l’évaluation de la Tunisie (B), indiquant que ce pays d’Afrique du Nord risque fort d’entrer en récession suite au choc économique généré par les attentats terroristes, notamment sur le secteur du tourisme.
«La persistance du risque terroriste et la montée des tensions sociales au sein des secteurs précédemment touchés par la crise ont effacé les premiers effets positifs de la transition politique», souligne Coface, indiquant que la conjoncture économique dégradée devrait aggraver les déséquilibres des comptes extérieurs : le déficit du compte courant devrait ainsi se creuser et atteindre 8,5% du PIB en 2015.
Alors qu’aucun changement n’a concerné les pays africains, hormis la Tunisie, dans cette révision trimestrielle des évaluations risque pays, Coface a abaissé les évaluations de quatre pays d’Amérique latine d’un cran.
Le Brésil, mis sous surveillance négative par Coface en mars dernier, a été déclassé à (B). L’économie de ce pays est en récession (croissance de -2,5% prévue en 2015), dans un contexte de fragilité politique accrue. La consommation des ménages, principal moteur de croissance, et l’investissement baissent, essentiellement en raison des répercussions de l’affaire Petrobras.
L’Equateur, aussi sous surveillance négative depuis mars dernier, voit son évaluation abaissée à «C». C’est le deuxième pays le plus affecté de la région par la baisse du prix du pétrole (40% des recettes budgétaires, plus de 50% des exportations), qui impacte les dépenses publiques et l’investissement. L’économie de l’Equateur est aussi fortement dépendante des capitaux chinois dont les prêts sont gagés sur l’octroi de concessions minières, les recettes pétrolières et la production d’électricité future.
Le Chili, dont l’évaluation est dégradée à (A3), souffre, quant à lui, de la baisse durable du prix du cuivre et du ralentissement de la Chine (principale destination du cuivre chilien). Les scandales de corruption fragilisent aussi l’environnement des affaires dans ce pays.
Sortie de la récession en 2012 et bénéficiant d’un climat des affaires favorable, Trinité-et Tobago, évaluée désormais à (A4), subit l’impact négatif de la baisse persistante du prix du pétrole.
Par ailleurs deux pays ont vu leurs évaluations risque-pays mises sous surveillance négative. Il s’agit de la Malaisie (A2), étant donné que ce pays très dépendant de la demande externe souffre du ralentissement de l’économie chinoise et de la baisse du prix des matières premières.
L’Arménie (C) a également vu son évaluation placée sous surveillance négative à cause de sa dépendance économique et financière à l’égard de la Russie, d’une instabilité politique et d’une nette dégradation des finances publiques.
Les évaluations risque pays de Coface se situent sur une échelle de 7 niveaux: A1, A2, A3, A4, B, C, D et peuvent être assorties de surveillances positives ou négatives. Ces évaluations mesurent le niveau moyen de risque d’impayés présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Elles ne concernent pas la dette souveraine. Pour déterminer une évaluation, Coface combine les perspectives économiques, politiques et financières du pays, l’expérience de paiement de Coface et l’environnement des affaires du pays.
Par ailleurs, Coface a fait remarquer que même si la croissance mondiale continue de se redresser, son rythme n’excédera pas 3% pour la quatrième année consécutive. Le leader mondial de l’assurance-crédit a aussi noté que les économies avancées vont nettement mieux, rappelant que l’activité a bondi fortement aux Etats-Unis au 2e trimestre (prévision de croissance de 2,5% en 2015), à la fois grâce à la consommation et à l’investissement, et qu’au niveau de la zone euro (1,5%) la reprise graduelle de l’activité se poursuit.
Les pays émergents (prévision de croissance de 3,5% en 2015, 4,2% en 2016) évoluent, quant à eux, dans un contexte assombri par la faiblesse des prix des matières premières et la dépréciation des taux de change face au dollar. L’activité de plusieurs grands émergents ralentit (Chine, Turquie, Afrique du Sud) ou subit une récession (Russie et maintenant le Brésil). L’effondrement récent de la bourse chinoise et ses conséquences sur les prix des matières premières n’a fait qu’accentuer ces faiblesses. Selon Coface, le risque pays dans les émergents restera un point de vigilance majeur cette année.
Tunisie: le Club Med ferme son village d'hiver en raison des baisses de fréquentation
Le Club Med a décidé de fermer pendant la saison hivernale son village de Djerba en Tunisie en raison d’une baisse de la fréquentation, a indiqué le groupe mardi, confirmant des informations de la presse spécialisée.
Le groupe a ainsi indiqué qu’il avait “choisi d’ajuster les capacités” de son village de Djerba et “de ne pas l’ouvrir sur l’hiver”, soit du 1er novembre au 26 mars. Il avait déjà déprogrammé temporairement le club de son catalogue au cours de ces dernières années à la suite d’événements ayant affecté la fréquentation touristique du pays.

