Le fonds Afrique 50 bientôt opérationnel
Né dans un contexte africain marqué par un déficit de ressources nécessaires aux financements des infrastructures, facteurs incontournable de développement, le Fonds Afrique 50 sera opérationnel au cours de la deuxième moitié de l’année 2015. Cette bonne nouvelle a été donnée par le conseil juridique et vice président de la Banque Africaine de Développement (BAD), institution conceptrice du projet. Le Fonds Afrique 50 a été immatriculé dans la zone spéciale de Casablanca en septembre 2015.
Déterminée à ne pas perdre du temps «La BAD est actuellement entrain de faire un tour de table pour la tenue d’une Assemblée Générale extraordinaire afin de permettre à tous les états africains, mais aussi au secteur privé africain et international, d’investir dans ce fonds dont la rentabilité financière est démontrée. Ces futurs investisseurs ont de bonnes raisons de s’attendre à des profits importants et durables » soutient le haut responsable de l’institution panafricaine de nationalité mauritanienne, qui séjourne actuellement à Nouakchott
Le début des opérations du nouveau fonds annonce «de bonnes perspectives» pour l’Afrique.
Celles-ci sont de 2 ordres :
Il financera des projets d’infrastructures et permettra au secteur privé d’investir directement dans ce nouvel outil en prenant part au capital, ou en apportant des fonds par l’achat d’obligations avec des rendements plus garantis que ceux offerts sur le marché des capitaux » précise le vice président de l’institution panafricaine, redéployée depuis quelques mois sur les bords de la « charmante » lagune des pêcheurs ébriés, après « un exil » de 11 ans à Tunis pour échapper à la tourmente politique et sécuritaire ivoirienne du début des années 2000.
La création du Fonds Afrique 50 est une nouvelle initiative de la BAD pour répondre à un contexte africain « fortement marqué par un déficit de financements dans le domaine des infrastructures pour un gap de plusieurs centaines de milliards de dollars us. Le montant idéal de financement serait de plusieurs trillions de dollars us.
Or, aujourd’hui, ni les états, ni les institutions multilatérales de développement ne peuvent combler ce manque. Pour les états africains, la raison est toute simple, ils n’ont pas l’assise fiscale nécessaire au financement des infrastructures. Quant aux institutions multilatérales de développement comme la BAD, elles ont des contraintes dictées par leur statut de banque jouissant de la cote AAA. Celle-ci permet de mobiliser des fonds sur le marché des capitaux à des taux les plus bas possibles afin de les re-prêter aux états africains à des taux également largement inférieurs à ceux que pratiquent les banques commerciales » explique Mr Gadio.
La cote AAA est attribuée par les agences de notation aux banques les plus solides et les plus sûres, avec un risque de défaut de remboursement des emprunts obligataires pratiquement nul. Pour le président de la BAD, Donald Kaberuka « le Fonds Afrique 50 permettra de construire l’Afrique de demain grâce à un concept simple et adapté, reposant sur la mobilisation de l’épargne pour financer la réalisation des infrastructures sur le continent ». Cerise sur le gâteau dans un monde globalisé, ce Fonds est également ouvert à l’épargne extérieure. Ce qui donne le maximum pour accrocher les wagons de l’émergence à l’horizon des 50 prochaines années.
Amadou Seck à Nouakchott
financialafrik
تونس تحصل على قرض رقاعي بمليار دولار : هل تعرضنا لابتزاز المضاربين
خلف القرض الرقاعي الذي حصلت عليه بلادنا يوم أمس الثلاثاء بقيمة مليار دولار جدلا واسعا في صفوف المتخصصين في المجال المالي رغم تسويق الخبر على انه انجاز لتونس لكونه كسب ثقة الممولين الأجانب
ولكن الخبراء يعتبرون ان هذا القرض الذي تحصلنا عليها بعيدا عن صندوق النقد الدولي تحاشيا لاملاءاته وشروطه الا انه اوقعنا بين براثن المضاربين الذين رفعوا في سقف نسبة الفائدة التي بلغت 5.75 بالمئة وهو رقم مجحف ويؤكد ان نسب المخاطر في تونس عالية وتكاد تصل الى الحالة اليونانية التي تقترض من الأسواق العالمية بنسبة تصل الى ال8 بالمئة
مقابل ذلك لم تتجاوز نسبة الفائدة لقرض تحصلت عليه الكوت ديفوار مؤخرا من الأسواق العالمية ال5.3 بالمئة رغم ان هذا البلد يقع في تترتيب اسوا من تونس لدى المؤسسات المالية
والقرض الذي تحصلت عليه تونس بمساندة من البنكين الأمريكيين جي بي مورغن وسيتي بنك والبنك الأوروبي ناتكسيس يسدد على عشر سنوات مما يعني 135 مليون دينار تسدد سنويا للفوائد فقط
علما بان هذا القرض سوف لن يذهب الى الاستثمار بل سيذهب الى دفع المرتبات والمصاريف اليومية للحكومة ليس الا
ويعتبر الخبراء ان تونس تعودت على الحصول على قروض لا تتجاوز نسب فائدتها ال2 بالمئة وان وصل الى نسبة ال3 بالمئة فيعد ذلك كارثيا
ليبيا- من هو القتيل الأمريكي في عملية فندق كورنتيا
قال مسؤولٌ بشركة «كروسيبل» الأميركية للأمن: «إنَّ متعاقدًا أميركيًّا يعمل بالشركة ومقرها فرجينيا بين قتلى الهجوم على فندق (كورنثيا) في ليبيا يوم أمس الثلاثاء
وحسب «رويترز» قال المسؤول، ويدعى آلان جون، إنَّه لن يفصح عن اسم المتعاقد في الوقت الراهن، ولم يكشف مزيدًا من التفاصيل
وأكدت وزارة الخارجية الأميركية مقتل مواطن أميركي في الهجوم
وقال مسؤولٌ كبيرٌ بالوزارة: «نؤكد وفاة مواطن أميركي في ليبيا، لا توجد تفاصيل حاليًّا
وعلى ذات الصعيد أعلن تنظيم «داعش» على موقع التواصل الاجتماعي «تويتر» أنَّ القتيل الأميركي يدعى ديفيد بيري، وهو استشاري بالمخابرات الأميركية ومستشار لقيادات عسكرية وعمل في العراق وأفغانستان
وذكر أنَّ بيري من ضمن خمسة قتلى أميركان لقوا مصرعهم في الهجوم، بالإضافة إلى فرنسييْن اثنيْن
Le Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique lance son rapport final
Addis Abeba, le 26 janvier 2015 (CEA) – Le Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique, présidé par l’ancien Président sud-africain Thabo Mbeki, lance son rapport final, le 1er février 2015, au Centre de conférences des Nations Unies, à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Le rapport sera lancé après sa soumission à l’Assemblée de l’Union africaine (UA), le 31 janvier 2015.
Le rapport, établi à la suite d’un vaste processus de consultations entrepris par le Groupe de haut niveau à travers l’Afrique, l’Europe et les États-Unis au cours des deux dernières années, contient des recommandations clés qui visent à lutter contre les flux financiers illicites du continent.
Bien que les flux financiers illicites soient un problème mondial, leur impact sur le continent est monumental et représente ainsi une menace importante pour la gouvernance et le développement économique en Afrique. Les données actuelles montrent que l’Afrique a perdu entre 2000 et 2008, plus de 50 milliards de dollars US par an. Le montant de flux financiers illicites en provenance d’Afrique dépasse l’aide officielle au développement du continent qui représentait 46,1 milliards de dollars en 2012.
Certains effets constatés dans les flux financiers illicites sont le résultat de la baisse des réserves de change, l’imposition des taxes, l’annulation des flux d’investissement et l’aggravation de la pauvreté. Ces fuites sapent l’État de droit, entrave le commerce et aggravent les conditions macroéconomiques.
Le Groupe de haut niveau, établi par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (UA) a été inauguré en février 2012 pour résoudre le problème exténuant des flux financiers illicites en provenance d’Afrique.
Il est Tunisien : Le dernier chasseur du « trésor » de Kadhafi
En Afrique du Sud, il a longtemps répondu au surnom d’Erik « Niemand ». « Niemand » qui signifie « personne » en Afrikaner. Un alias dont s’est accommodé cet homme d’affaires tuniso-suédois à l’allure sage et discrète. Erik Iskander Goaied, de son vrai nom, y a même pris plaisir. « C’était nécessaire pour mener à bien ma mission et pour ma sécurité », confie-t-il dans un hôtel de bord de mer à Tunis où il est de passage. Depuis prés de deux ans, « Monsieur Personne » se consacre à la traque des « avoirs cachés » de Mouammar Kadhafi en Afrique du Sud. On devine à son rictus qu’il s’est, pour cette mission, plongé dans un univers sombre, peuplé de marchands d’armes, de politiques, d’espions, de mercenaires et surtout de nombre d’escrocs.
Un brin parano et maniaque, il insiste pour montrer ses accréditations du gouvernement libyen, celles du temps du premier ministre Ali Zeidan, limogé le 11 mars 2014, et celles de son successeur Abdallah al-Thani, à la tête d’un gouvernement « en exil » à l’est de la Libye depuis la victoire militaire islamiste à Tripoli l’été dernier.
« C’est la plus grande chasse au trésor de l’Histoire », lâche froidement « Monsieur Personne ». Installé aujourd’hui à Washington, Goaied se dit sur le point de transmettre aux autorités américaines des preuves impliquant les plus hautes sphères du pouvoir sud-africain, du palais présidentiel à certains caciques du Congrès national africain (ANC), le parti historique de Nelson Mandela à la tête du pays depuis plus de vingt ans. Il est persuadé d’avoir mis la main sur le « trésor », et exhumé les mystérieux « fonds cachés » personnels de Mouammar Kadhafi.
« Frère Kadhafi »
Les liens étroits entre les pouvoirs sud-africain et libyen remontent au milieu des années 1990. Nelson Mandela ne cachait pas son amitié pour le « frère Kadhafi », qui avait soutenu financièrement et militairement la lutte contre l’apartheid. Parmi ses héritiers de l’ANC, plusieurs affairistes ont par la suite exploité cette relation étroite entre les deux pays pour inciter l’autoproclamé « roi des rois d’Afrique » à y investir et à stocker un pan de sa fortune colossale. Transformant ainsi l’Afrique du Sud en une gigantesque lessiveuse d’argent sale pour Kadhafi, qui se faisait payer une partie du pétrole en liquide. C’est en tout cas ce que prétend cet étrange Erik Goaied en commandant un autre café au bar de cet hôtel, à Tunis. Des milliards de pétrodollars en liquide, or et diamants notamment auraient ainsi été transférés par avion-cargos puis stockés à Johannesburg et Pretoria entre 2000 et 2011. « Les Sud-Africains doivent et vont rendre ce trésor à la Libye, dit-il. Il y en a pour 400 milliards de dollars ».
Un montant astronomique qui fait sourire l’entourage de Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi visé par une notice rouge d’Interpol. Après un bref passage en France, Pretoria lui a offert un asile confortable. Pendant des décennies jusque 2011, Bachir Saleh était au cœur des relations entre la Libye et Afrique du Sud. Il était aussi le gestionnaire en chef des fonds souverains, Libyan Investment Authority et Libyan African Portfolio, dont les investissements sont traçables malgré les centaines de filiales et de comptes bancaires. Jacob Zuma, l’actuel président sud-africain et ancien patron des services de renseignement de l’ANC, lui est resté fidèle et reconnaissant.
« Les responsables de l’ancien régime (libyen) bloqueront ce processus tant qu’ils n’auront pas l’assurance que ces sommes ne finiront pas entre les mains des islamistes »
« Tout cela ne rime à rien et relève du délire. Il y aurait tout au plus 1,5 milliard de dollars libyens sous forme d’investissements en Afrique du Sud », balaie un proche de Bachir Saleh. C’est aussi l’estimation du cabinet de l’ex-ministre sud-africain des Finances, Pravin Ghordan, qui table sur un milliard de dollars. Ou celle des enquêteurs de la société Command Global Service (CGS), formée entre autres d’anciens agents des renseignements américains. « Il y a beaucoup de fonds en Afrique du Sud et ailleurs qu’on ne pourra plus pister et qui sont perdus », constate à la terrasse d’un grand hôtel parisien l’enquêteur de CGS, Haig Melkessetian, qui s’est découragé depuis. Et d’ajouter : « A ce jour, la Libye n’a rien récupéré d’Afrique du Sud. Les responsables de l’ancien régime (libyen) bloqueront ce processus tant qu’ils n’auront pas l’assurance que ces sommes ne finiront pas entre les mains des islamistes ». Beaucoup contestent donc les chiffres avancés par Erik Goaied : « Ces histoires de milliards de dollars en cash, c’est du bidon ! C’est un escroc de plus », s’emporte un diplomate sud-africain.
Un simple VRP mué en limier
Qui est-il, ce « Monsieur Personne », pour oser contredire, accuser et défier certains des plus hauts dirigeants d’Afrique du Sud ? Un commerçant atypique de 48 ans ayant acquis une bonne connaissance des rouages de l’administration, tant en Libye qu’en Afrique du Sud. Après avoir été consultant pour Elf Aquitaine (Togo, Nigeria, etc.) dans les années 1990, il s’est immiscé dans les relations commerciales entre Pretoria et Tripoli avec un produit miracle, le « burnshield », du nom de cette compresse qui permet de soulager des brûlures. Non sans une certaine audace, il devient en 1996 le vendeur exclusif au Maghreb de ce produit fabriqué en Afrique du Sud. La Libye est alors sous embargo international, considérée comme « pays terroriste ». Après bien des péripéties, il finira par être brièvement arrêté à Tunis lorsqu’un beau-frère de Kadhafi, Ali Farkash, lui impose sa commission.
Ruiné, il se rapproche en 2008 d’un autre grand brûlé de l’univers kadhafiste, un certain Mohamed Tag, personnage influent de la tribu wershefana, ancien aide de camp du Guide ayant pris à la fin des années 1980 ses distances. Ce haut gradé de l’armée libyenne permet à Erik Goaied de récupérer quelques dizaines de milliers de ses dinars et de reprendre pied dans les affaires à Tripoli. Cette fois, ce ne sont plus des compresses mais des armes et de l’équipement militaire qu’il vend, comme représentant de la société d’Etat sud-africaine Denel. « Quand la révolution a éclaté en 2011, des émissaires des deux camps m’ont sollicité à Tunis pour des armes et des conseils, dit-il. Je refuse, pour les armes, car c’était illégal. Mais j’ai donné des conseils aux révolutionnaires et j’ai aidé pour le transfert de blessés en Tunisie ».
En 2013, Erik Goaied reprend du service pour la Libye en Afrique du Sud, avec son acolyte Mohamed Tag. Il est sollicité par une armée libyenne en déréliction, comme marchand d’armes. Une commande d’un montant de cinq millions de dollars lui permet d’obtenir un rendez-vous avec Nosiviwe Mapisa-Nqakula. La ministre de la défense est méfiante à l’égard de ces intermédiaires mandatés par une Libye qui s’enfonce dans le chaos. Elle a raison. Car Goaied et Tag entendent bien profiter de l’occasion pour s’immiscer dans le sensible dossier des avoirs de Kadhafi. D’ailleurs, pour régler la commande, ils proposent de payer avec ces dollars libyens prétendument dissimulés en Afrique du Sud. Sauf qu’il n’y aura ni contrat, ni restitution de fonds. Peut-être parce qu’au même moment, d’autres équipes se réclament du gouvernement libyen pour récupérer ces fonds dont une, Sam Serj, s’apprête, début 2014, à signer un solde de tout compte à 12,5 milliards de dollars.
Erik Goaied intervient dans le dossier, convaincu que si les Sud-Africains s’empressent d’effacer l’ardoise de 12,5 milliards de dollars, c’est qu’il y a en réalité beaucoup plus d’argent en jeu. Avec son acolyte, Mohamed Tag, ils exhibent un mandat du gouvernement libyen et font dérailler les négociations entre leurs concurrents et Pretoria.
Pour accélérer ses investigations, Goaied va un temps s’associer avec un sulfureux marchand d’armes, le Sud-africain Johan Erasmus. Ce dernier, joint par téléphone, explique dans un français teinté d’afrikaner : « C’est l’ancien président Thabo Mbeki qui a le plus profité de ces fonds. J’ai la certitude et des preuves que des milliards de dollars de Kadhafi sont toujours stockés ici en liquide ou dans les banques ».
Parmi les documents récupérés par Erik Goaied, vraisemblablement auprès de fonctionnaires sud-africains, certains donnent le vertige. L’un d’eux, un courriel titré « Le dossier libyen, comme discuté », est adressé par la chef du parquet sud-africain, Nomgcobo Jiba, à la directrice du Trésor, Rebecca Tee, le 15 mai 2013 à 9 h 48. Jiba y évalue la totalité des avoirs de l’Etat libyen en Afrique du Sud à 179 milliards de dollars « sans prendre en compte les montants connus » par les autres administrations. Et de nuancer : « Ce montant n’est pas sous le contrôle du gouvernement, mais il est le fruit d’un accord entre les autorités libyennes et certaines parties sud-africaines ». Si ce courriel s’avérait authentique, il donnerait du poids aux estimations de « Monsieur Personne ».
De Pretoria à Washington
Par l’intermédiaire de Mohammed Tag, devenu à l’âge de 62 ans patron du nouveau Comité de restitution des avoirs créé le 22 janvier 2014 par le gouvernement libyen, Erik Goaied informe Tripoli, à commencer par Abdallah al-Thani, qui deviendra premier ministre deux mois plus tard. Mais en Afrique du Sud, les menaces s’accentuent en cette année 2014. « Monsieur Personne », sorti de nulle part, serait devenu dangereux. « Quand il y a de telles sommes en jeu, même les plus honnêtes hommes peuvent révéler leur côté sombre », lui aurait lâché un « vieux sage » de l’ANC. Des émissaires du tout puissant parti et du président prennent attache avec Erik Goaied. Ce dernier assure avoir décliné une série d’offres de solde de tout compte à 32 puis 64 et enfin 150 milliards de dollars en juin. Sa seule réponse : « Faites donc une offre raisonnable aux Libyens et acceptez de faire une croix sur une partie de ces fonds ». En vain. Aujourd’hui, Mohamed Tag répond à l’autorité du parlement de Tobrouk et du fragile gouvernement d’Abdallah al-Thani, dans une Libye profondément divisée. Les avoirs sud-africains ? Le comité qu’il dirige en a fait sa priorité, voire son obsession. « Nous tablons sur une restitution d’au moins 400 milliards de dollars, une somme vitale pour la reconstruction de la Libye, et qui bénéficiera à toute la région, en particulier à nos partenaires africains », insiste l’un des trois membres de ce comité rencontré à Tunis.
Avant de quitter l’Afrique du sud l’été dernier, Erik Goaied est convié le 27 juin dans une villa huppée de Waterkloof, à Pretoria. Là, il est reçu par un conseiller de l’ancien président Thabo Mbeki qui l’écoute attentivement. Avant de décrocher son téléphone. « M. Le président, il faut rendre l’argent, ils savent tout ». Au bout du fil : le président Jacob Zuma. Erik Goaied rapporte sa réponse à laquelle il repense souvent : « Dites à Thabo Mbeki et à ses proches de rendre l’argent d’abord et ensuite nous discuterons ». Fin de la conversation. Le conseiller au visage fermé se tourne vers Erik Goaied : « Cherchez une autre solution, vous n’aurez rien ici ».
Dont acte. Pour « Monsieur Personne », la solution est à Washington. Seuls les Américains peuvent faire pression sur Pretoria, pense-t-il. Affabulateur ou escroc pour les uns, fin limier révélé sur le tard pour d’autres, il dit avoir mis en sécurité ses dossiers, épais comme des tomes d’un magistrat en fin d’enquête. Le dossier est traité au niveau des deux États mais je crois savoir qu’Erik Goaied et son équipe sont en mesure de prouver ce qu’ils avancent et être en possession de documents », confie par téléphone l’ancien chef de la sécurité et du renseignement de l’ANC, Tito Maleka.
Dans la capitale fédérale américaine, Erik Goaied entend bien écrire le dernier chapitre de son aventure. Pour renforcer sa crédibilité, il s’est attaché les services de Ben Barnes, lobbyiste influent, proche du chef de la diplomatie John Kerry. « Monsieur Personne » se retrouve alors dans les dîners des intrigants de K Street, à Washington. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, dans une suite du Grand Hyatt à New York, vendredi 26 septembre 2014, lui et Mohammed Tag ont présenté le fruit de leurs enquêtes au président libyen Aguila Salah Issa. Ereintés par ces années d’investigations, ils ont suivi son discours le lendemain à la tribune des Nations Unies. Dans lequel, dans une phrase improvisée, Issa a réclamé « l’assistance de tous les pays pour la restitution des fonds libyens volés à l’étranger ». Un message à l’adresse de l’administration américaine, celle-là même que Goaied doit désormais convaincre pour mettre un terme à ce qu’il appelle un « film d’espionnage ».
source – journal le monde 28-01-2015
BCT: La Tunisie conclut une émission obligataire de 1 milliard de dollars sur le marché international
Dans le cadre de la réalisation du schéma de financement du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2015, la République de Tunisie, agissant à travers la Banque Centrale de Tunisie (BCT), vient de conclure avec succès une émission obligataire sur le marché international des capitaux libellée en dollar américain.
L’émission, assortie d’un coupon de 5.75% l’an, d’une maturité de 10 ans et d’une taille de 1 milliard de dollars américains, a été co-dirigée par deux banques américaines (JP Morgan et Citibank) et une banque européenne (Natixis).
En effet, le total des ordres a atteint plus de 4 milliards de dollars américains, exprimés par plus de 270 investisseurs à travers le monde pour une taille de référence ciblée de 500 millions à 1 milliard de dollars américains.
L’émission est une réussite en termes de qualité et d’importance de la base d’investisseurs atteinte et qui constituera une plateforme de taille pour le financement futur de l’économie tunisienne sur le marché international.
L’exclusivité de la Tunisie à avoir réussi la transition politique couronnée par des élections législatives et présidentielles, jugées par les observateurs locaux et internationaux et la société civile, libres et transparentes, la réalisation d’un programme de réformes économiques et financières ambitieux et intense confirmé, par le Fonds Monétaire International, à l’occasion de cinq revues, ont suscité un intérêt et un engouement sans précédents des investisseurs pour l’émission.
La compagne de sensibilisation menée auprès d’investisseurs internationaux par une délégation tunisienne conduite par le Ministre de l’Economie et des Finances, accompagné par le Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie et un Directeur Général à la Banque Centrale de Tunisie, s’est déroulée du 16 au 26 janvier 2015. La délégation s’est entretenue avec des investisseurs institutionnels établis aux Etats-Unis d’Amérique (New-York, Los Angeles et Boston) et en Europe.
سيرين بن علي تؤكد : والدي بصحة جيدة ولم يدخل لاية مصحة في السعودية
نفت سيرين بن علي ابنة الرئيس السابق زين العابدين بن علي ان يكون والدها تعرض لوعكة صحية الزمته دخول احدى المصحات بمدينة جدة اين يقيم
هناك منذ سقوط نظامه يوم 14 جانفي 2011
وقالت سيرين بن علي في تصريح لموقع تونيزي تيليغراف ” ما يتررد من انباء حول الوضع الصحي لوالدي عار عن صحة ومحض خيال
السبسي نهاية الاسبوع في اديس ابابا والاعلان عن الحكومة الاسبوع القادم
أصبح من الوارد جدا الا يتم الإعلان عن التشكيلة الحكومية الجديدة للسيد الحبيب الصيد نهاية هذا الأسبوع خاصة وان المشاورات مازالت متواصلة بين مختلف مكونات المشهد السياسي في تونس في حين يستعد رئيس الجمهورية الباجي قايد السبسي لمغادرة ارض الوطن صباح يوم الخميس في اتجاه أديس ابابا لحضور قمة الاتحاد الافريقي ولن يعود الى ارض الوطن قبل يوم السبت
ويواصل السيد الحبيب الصيد مشاوراته للتوصل الى توافق يمكن لتشكيل حكومة تحظى بدعم واسع من جميع الأطراف في حين يتوقع ان تشهد التشكيلة الحكومية المعلن عنها يوم الجمعة خروج وزيرين او ثلاثة
وفي الاثناء ينتظر ان يعود السيد غازي الجريبي وزير الدفاع في حكومة تصريف الاعمال الى الواجهة وقد يتسلم حقيبة وزارة العدل خلفا للسيد محمد صالح بن عيسى وزيرا للداخلية خلفا للسيد ناجم الغرسلي الذي مازال بقاؤه في الحكومة محل اخذ ورد اذا لم يكن قد عمد هذا الاخير الى الاعتذار عن تولي هذا المنصب في حين يتوقع ان ان تسند وزارة الشباب والرياضة الى اسم اخر غير ماهر بن ضياء المرشح عن الاتحاد الوطني الحر الذي اثار تكليفه على راس هذه الوزارة الكثير من اللغط بين الأندية الرياضية التي عبرت عن مخاوفها من السقوط في تضارب المصالح خاصة وانه ينتمي لحزب يتزعمه سليم الرياحي الذي يتراءس جمعية رياضية عريقة
كما تاكد استبعاد السيد محسن حسن عن وزارة السياحة لتخلفه السيدة سلمى اللومي الرقيق التي كلفت بوزارة التشغيل في التشكيلة السابقة مقابل ذلك قد تسند للسيد محسن حسن وزارة التكوين والتشغيل او وزارة الاستثمار والتنمية الاقتصادية خلفا لنجيب الدرويش
أصبح من الوارد مشاركة حركة النهضة في التشكيلة الحكومية القادمة بوزير او وزيرين إضافة الى كاتبي دولة كما
وقد عبرت قيادات من الحركة عن رغبتها في المشاركة في الحكومة القادمة لضمان المشاركة في المجالس الوزارية التي ستعقدها الحكومة في المستقبل
واذا ما تأكد دخول حركة النهضة في التشكيلة الحكومية الجديدة فانه سيصبح من الصعب على الحبيب الصيد اقناع الجبهة الشعبية بالمشاركة في حكومته وهي التي اشترطت دخولها باستبعاد وزير الداخلية الغرسلي مع رفض تشريك حركة النهضة باي صفة كانت في الحكومة
من جهة أخرى كشفت المشاورات التي جرت مع حزب افاق تونس انه اصبح من غير المستبعد ان ينظم هذا الحزب للحكومة القادمة بعد ان اعلن في وقت سابق رفضه المشاركة في الحكومة الأولى مع تأكيده على التصويت ضدها

