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الانتخابات التشريعية : تعيينات في قابس مثيرة للشبوهات

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خلف قرار اقالة عمدة  منطقة بن غليلوف التابعة لولاية قابس استياء كبير في صفوف المواطنين كما ترك شكوكا حول وجاهته خاصة وان البلاد تعيش الربع الساعة الاخير قبل انطلاق الحملة الانتخابية

المكتب الجهوي لمنظمة عتيد التقى المعتمد الاول بولاية قابس وعبر له عن استغرابه لهذا القرار المفاجئ

واصدر بيانا حذر فيه من تبعاته على المستوى المحلي والجهوي ” مرة اخرى تتخذ السلطة الجهوية قرارات عشوائية تخلف عديد التساؤلات بين المواطنين وآخرها الإجراء المتمثل في إقالة عمدة بن غيلوف الذي خلف استياء بين اغلب متساكني هذه المنطقة الهامة,والمعروف عن هذا العمدة أنه يتمتع بسمعة طيبة جيدا لدى الجميع حتى قبل ثورة 17 ديسمبر 14 جانفي مما يطرح أكثر من تساؤل عن أسباب هذه الإقالة”

بيان منظمة عتيد  قال انه يسجل بكل قلق هذا الاجراء الذي جاء في ظرف دقيق جدا ونحن نستعد لمحطة انتخابية هامة واننا نحمل السلطة الجهوية المسؤولية الكاملة لما سينجر من نتائج سلبية قد تؤثر علي سير العملية الانتخابية في كل مراحلها واننا نجدد دعوتنا السلطة العليا لمراجعة التعيينات علي المستوى الجهوي  وخاصة الوالي و كذالك المعتمدين في كل من الحامة ومارث وقابس المدينة

Tunisie – Appel d’offre Duty-Free : la bataille des 3 ! …et des « oubliés »?

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Publié dans un précédant article, nos confrères de webmanagercenter nous ont révélé que « les résultats de l’appel d’offres de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) pour l’octroi de la concession du duty free des cinq aéroports internationaux de Tunisie (Tunis-Carthage, Djerba-Zarzis, Sfax-Thyna, Tozeur-Nefta et Tabarka-Ain Draham) n’ont pas encore été proclamés officiellement. Mais les offres financières remises le 20 août 2014 ont déjà été dépouillées. 

Cinq opérateurs ont été présélectionnés dans l’appel d’offres pour l’octroi de la concession de l’activité duty free des aéroports de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA). Il s’agit de World Duty Free, du consortium Hamila-TAV-Hainemann, du duo Poulina Group Holding-Lagardère, de Nuance Groupe et de Dufry »[1]

De son côté, notre confrère Ilboursaa publié en exclusivité le résultat des ces offres financières (voir tableau).

A l’annonce de ce résultat, nos confrèresIlboursa et de webmanagercenter  ont judicieusement souligné les chiffres anormalement élevés et mis en évidence le principe de « surenchère » (ou surévaluation, « overbid »). Cette pratique consiste à faire une offre très élevée, voir invraisemblable,dans le but de remporter la victoire « quel qu’en soit le prix, les promesses, les conséquences sur la qualité de service et l’image du pays »[2]. Une fois les adversaires écartés, celle-ci est renégociée en toute intimité.En ce qui nous concerne, nous mettons également en garde contre cette pratique déloyale et très néfaste pour la Tunisie. Pour s’en convaincre, il suffit de se référer à ce rapport: http://www.moodiereport.com/pdf/White%20Paper.pdf.

Cependant, à la lecture de cetableau, une autre question, d’autant aussi importantenous vient à l’esprit: qu’en est-il des 2 autres candidats, faisant partie des leaders de l’industrie Duty-Free, à savoir Nuance Groupe et World Duty Free Group? Quelle a été leur offre respective et où se positionnent-ils par rapport aux autres ? Une petite enquête nous a révélé le destin de ceux que nous surnommerons : « les oubliés »

En ce qui concerne Nuance Group, lors de la phase de pré-qualification, cette société zurichoise était une entité autonome et disposait de 5.4%[3]du part de marché, la classant en 4ème position. Coup de théâtre dans l’industrie, en mai-juin 2014, elle est totalement rachetée par son concurrent bâlois Dufry.De ce fait, Nuance Group s’est vu contraint de ne faire aucune offre.Dans le cas contraire, Dufry aurait pris le risque d’être disqualifié pour avoir présenté 2 offres distinctes.

Pour ce qui est de World Duty Free Group, l’histoire est totalement différente. A titre de rappel, cette société est l’une des leaders de l’industrieavec 8% de part de marchée, en 2ème position, derrière Dufry (9%) et devant Heineman (6,2%) et Nuance Group(6%).Présent dans une vingtaine de pays avec plus 500 magasins[4], son activité a été saluée en 2013 par l’une des plus prestigieuse récompense, à savoir « AirportRetailer of the Year » – FrontierAward[5] et fait donc de lui un candidat très sérieux à la gestion de nos magasins Duty-Free.

Bien qu’étant le seul opérateur international n’ayant pas de partenaire tunisien, il a choisit de faire une offre. D’après nos sources, celle-ci serait inférieure aux autres candidats avec une redevance annuelle de 35% et une promesse d’investissement de 10 millions d’euros(sans extension et 5 millions de plus pourl’extension)… et se trouve classé vers le bas du tableau… pour ne pas dire à l’extérieur.

  Redevance Annuelle Promesse d’Investissement
 TAV / Hamila 46% 38 millions d’euros 
 Dufry (Soufiane Ben Ali) 45% 33 millions d’euros 
 Lagarder / Poulina 42% 28 millions d’euros 

 

 World Duty Free Group  35%  entre 10 et 15 millions d’euros
 Opérateur Actuel (Dufry)estimation 2012, source : site OACA

 

 28%  n.a.

 

Très surprenant de la part d’un leader mondial ! Qu’est ce qui explique une si large différence avec les 3 autres concurrents restants ? Sachant que le professionnalisme de World Duty Free Group n’est pas à remettre en doute, une question primordiale pour l’avenir des « portes de la Tunisie »  se posent : qui est dans le « vrai » ?  Qui a fait une offre sérieuse et qui a surenchéri ? Pour répondre à ces questions, nous nous proposons d’analyser les  paramètres principaux de l’offre financière, à savoir : la redevance annuelle et la promesse d’investissement (« location de locaux » n’a aucune valeur dans l’évaluation).

En terme de redevance annuelle, et d’après les informations fournies par l’OACA,  en 2012, celle-ci était de 32 millions de dinars (16 millions d’euros). Sachant que le chiffre d’affaire déclaré de Dufry était de 57 millions d’euros, ceci représente 28%. La plupart des candidats propose de la faire passer au dessus de la bar des 40%, avec un optimisme et une confiance très prononcée pour Dufry (45%) et TAV/Hamila (46%). Le dernier candidat, World Duty Free Group, quant à lui propose 35% et reste dans la fourchette des concessions tunisiennes (entre 28% et 35%) … et internationales.En effet, les experts affirment que les concessions ayant une redevance de 45% ont généralement un nombre de passagers internationaux très élevéet  avec un très bon « profile acheteur » comme les aéroports  de Hong-Kong, Singapour ou encoreIstanbul. Ainsi, l’opérateur est assuré d’atteindre un bon résultat opérationnelet peut se permettre d’offrir une redevance élevée. Les concessions de la taille de celle proposée par l’OACA ont  généralement une redevance comprise entre 30% et 35%.

En ce qui concerne la promesse d’investissement, l’OACA n’a pas vraiment de référence … si ce n’est les montants des investissements appliqués dans les aéroports des autres pays. A titre d’exemples :

  • Ls Travel Retail (Groupe Lagarder) investira 13 millions[6] d’eurospour 4800 m2 d’espace duty-free exploitable à l’aéroport de Rome, soit 2700 euros/m2
  • Dufry a planifié[7] d’investir 2.2 millions d’euros pour réaménager et reconstruire intégralement650 m2 d’espace duty-free exploitable à l’aéroport de Seattle, soit 3380 euros/m2.
  • Nuance Groupe[8] a investi 20 millions d’euros depuis 2011 pour aménager et restaurer 14000 m2 (en Europe), soit 1430 euros/m2.

Les experts estiment que la moyennede l’industrie est autour de 3000 euros le m2. Sachant quel’OACA met à disposition 3150m2 d’espace  duty-free exploitable et ajouterait « hypothétiquement » lors de l’extension 1900 m2, une promesse sérieuse et réaliste d’investissement devrait donc être autour 9.5 millions d’euros (sans extension) et 15 millions avec extension. Les propositions des 3 premiers sont le double, le triple… et surtout très fantaisiste.  Le 4ème candidat a proposé, sans l’extension, 10 millions d’euros et 15 millions avec.

Pour revenir à la question principale à savoir « qui est dans le vrai ? », il apparaît donc que seulle 4ème opérateur, « l’oublié » le soit, ens’étant aligner sur les standards de l’industrie.

Parmi les autres candidats, si ce n’est pas tous, certains semblent avoir passé la majeure partie de leur temps à comploter et mettre en place des stratégies machiavéliques pour « voler » la concession via le principe de l’« overbid » plutôt que de rendre une copie digne de ce nom. Malheureusement, la confiance en leurs « atouts » leur a fait perdre la tête et la notion des chiffres et les a encouragés à fleureter avec le ridicule.

Quant à l’OACA et à la commission d’enquête, les méthodes pour démasquer les candidats indignes de confiance et les offres financières frauduleuses ne manquent pas. Au delà d’une simple analyse, ils devraient tout d’abord demander des justifications et justificatifsprécisà chaque candidat par rapport aux chiffres avancés. De plus, le recours à des experts internationaux du domainepourrait d’une grande aide pour y voir plus clair.

[1]http://www.webmanagercenter.com/actualite/finance/2014/09/01/154074/tunisie-concession-des-freeshop-l-erreur-a-ne-pas-commettre

[2]http://www.moodiereport.com/pdf/White%20Paper.pdf

[3]http://www.bilan.ch/entreprises/ndeg1-mondial-duty-free-avale-concurrent

[4]http://www.worlddutyfreegroup.com/wdfg-a-model-of-excellence/

[5]http://www.worlddutyfreegroup.com/group/awards/

[6]http://www.lagardere.com/centre-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse-122.html&idpress=6231

[7]http://www.moodiereport.com/document.php?c_id=6&doc_id=32798

[8]http://www.thenuancegroup.com/investors_and_media/news_releases/Swedavia-and-The-Nuance-Group-extend-contract-to-2018.html

Le grand bluff de l’aide économique française à la Tunisie

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La France n’a pas d’argent, mai elle a des idées, comme celle d’organiser un colloque à Tunis présidé par Manuel Valls, le lundi 8 septembre, pour favoriser la relance économique en Tunisie. Hélas les Français n’ont plus aucune marge de manœuvre budgétaire. En privé, les diplomates français comptent sur le Qatar, pour financer la vingtaine de projets proposés. Pauvre France!

La conférence économique du 8 septembre qui doit se tenir à Tunis et qui sera présidée par Manuel Valls et Mehdi Jomaâ, vise à “soutenir le passage de la transition politique à la transition économique”. Diable! Ne soyons pas mesquins! “Nous voulons dire aux Tunisiens: ‘la communauté internationale est avec vous dans ce qui est la poursuite de votre développement'”, explique Pierre Duquesne, un ancien membre du cabinet de Lionel Jospin, qui est au ministère des finances le coordinateur de ce grand moment, un peu tardif, de solidarité. La Tunisie, a rappelé le haut fonctionnaire, est “un pays qui est un pôle de stabilité (dans la région) et qu’il faut soutenir maintenant”. Autant de belles paroles un peu creuses.

En privé en effet, les technocrates de Bercy qui accompagnent, dimanche et lundi, le Premier ministre, Manuel Valls,  et le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, sont nettement plus pessimistes. ‘Il n’y a pas de sous”, résume l’un d’eux très prosaïquement. Au printemps, deux modestes fonds avaient été ainsi créés, d’un montant de dix millions d’euros chacun, pour aider à Paris et à Tunis les entreprises exportatrices. C’est peu. Et ce fut particulièrement mal conçu dans la mesure où, pour d’étranges raisons, les fonds transitaient entre Paris et Tunis par le Luxembourg. “Quand on pense, commente un ancien ministre tunisien, que l’Europe a prèté trois cent millions de dollars à la Grèce et fait si peu pour nous”.

Pour le reste, les grands groupes privés français, type Veolia ou GDF, ne sont pas dans la boucle de la vingtaine de projets proposés. Un diplomate français, bon connaisseur de la Tunisie, confiait ces jours ci en privé: “Heureusement que le Qatar sera présent à la conférence du 8 septembre, et permettra de financer les projets proposés”. La diplomatie économique, façon Fabius, revient aux vieilles recettes éprouvées par Nicolas Sarkozy, à savoir trouver de l’argent chez nos amis qataris, quitte à fermer les yeux sur le rôle joué par “le vilain petit Qatar” dans la diffusion d’un islam rétrograde. Sans parler des fonds envoyés par Doha aux groupes jihadistes en Syrie et au Mali.

Rendez nous Ben Ali !

Cette impuissance française est d’autant plus grave que la situation économique calamiteuse de la Tunisie pourrait en effet mettre en cause les échéances électorales d’octobre (élection législative) et de novembre (élection législative). Plombé par un tourisme en berne, une Libye en plein chaos et une production de phosphates en chute libre, le taux de croissance s’est effondré en Tunisie : 1.5 % en moyenne pour les années 2011 -2013, par rapport à un taux moyen historique de 5.2 % sur la période 1960 -2010, où régnait le dictateur Ben Ali.

De plus en plus de tunisiens saignés par la crise affirment souhaiter l’avènement d’un régime qui allierait “les performances économiques de Ben Ali aux libertés publiques acquises par l’élan révolutionnaire de 2011”. Voici un joli programme pour un futur candidat aux présidentielles de novembre 2014. Encore faut-il évaluer avec justesse ce que fut hier et ce qu’est aujourd’hui la gestion du pays. Les chiffres obtenus par “Mondafrique” au sein même de l’administration tunisienne sont à cet égard éloquents.

En deux années de gouvernement, les islamistes au pouvoir ont cédé, sur l’essentiel, aux revendications de l’UGTT, aussi bien sur les salaires que sur les recrutements. Un accord objectif existait entre les islamistes, adeptes comme Ben Ali du clientélisme au sein de l’administration  et la grande centrale syndicale tunisienne, qui a sauvé son unité en pratiquant une fuite en avant salariale. Le dérapage des traitements publics s’est élevé, depuis le départ de Ben Ali,  à + 55 %. Soit  un cout qui est passé pour le budget de l’Etat de 6,8 à 10,5 Milliards de dinars. En deux ans, 100.000 (!) recrutements, dont beaucoup dans la police, ont été effectués dans la fonction publique et les entreprises publiques.

D’où un déficit budgétaire qui dépassera 10 % du PIB en 20214 contre 1 % en 2010. Au total cette année ,les dépenses publiques s’élèvent à 29 milliards de dinars en 2014 contre 18 en 2010.. La Tunisie est aujourd’hui condamnée à gérer au quotidien la couverture nécessaire pour le paiement des salaires des fonctionnaires en usant de “la planche à billets”, comme on disait autrefois. A savoir les bons du trésor prêtés par la Banque centrale aux banques et qui sont, au delà d’un certain seuil, source d’inflation et donc de déséquilibre de la balance des paiements. Le matelas de devises dont dispose la Tunisie n’excède pas aujourd’hui deux ou trois mois de trésorerie!

La Tunisie des oubliés … toujours oubliée

Plus grave, il ne s’agit pas de dépenses qui auraient été ciblées pour les régions ou les couches défavorisées, bien au contraire. Le taux de décaissement effectif des investissements publics régionaux est d’un quart inférieur à celui qui avait été prévu par le budget 2013. Soit une chute brutale de 1 milliard de dinars en moyenne par an de 2000 à 2010 à 250 millions de dinars en 2013. Handicapée hier sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali  et prête à se soulever comme en 2008 à Gafsa et en décembre 2010 à Sidi Bouzid, la Tunisie de l’intérieur vit aujourd’hui une véritable paralysie économique sur laquelle Mondafrique reviendra.

Nous voici en Tunisie avec une une croissance quasi nulle en 2012 et 2013 et un fort accroissement du chômage: 630 000 chômeurs à fin 2013 contre 500 000 en 2010; 220 000 chômeurs diplômés à fin 2013 contre 140 000 en 2011). Sans même évoquer l’exode des jeunes qui a atteint 90 000 jeunes en 2012 – 2013. “En outre, précise un économiste tunisien, cette faible croissance est principalement tirée par la consommation : salaires dans le secteur public, crédit à la consommation….En fait, le maigre taux de croissance de 1% pour les années 2012/2013 s’appuie artificiellement pour moitié sur la hausse des salaires de la fonction publique.

Une trésorerie exsangue

En 2013, les ressources propres de l’Etat (16,3 milliards D) ne permettent plus de payer l’ensemble des postes budgétaires: les salaires (9,8 milliards D); les dépenses des caisse d’aide aux produits de première nécessité, dites caisses de compensation (5,5 milliards D); ou encore les dépenses d’investissement (4,8 milliards de D).

Soit un déficit structurel de 3.8 Milliards de dinars, auquel s’ajoute un reliquat de dépenses non financée en 2013 de 2,6 milliards de dinars, reportées sur le budget 2014. Une première!

Et ce n’est pas tout. Le système bancaire est au plus mal. Il faudrait, d’après la revue “Maghreb Confidentiel” 1,7 milliard de dollars pour sauver les principaux établissements publics, comme la STB ou la BNA, d’une faillite annoncée. Hélas les bailleurs de fonds, comme la Banque Africaine de développement (BAD) ou la Banque Européenne d’Investissement (BEI), réunis le 18 juin en Tunisie par le gouverneur de la Banque Centrale de Tunis, Chedly Ayari, se sont dits sceptiques sur la sincérité des audits pratiqués sur le système bancaire tunisien en 2013. Voici les banques tunisiennes non seulement dans le rouge mais aussi dans la dénégation!

Un bilan blanchi?

Il faut saluer, dans une telle conjoncture, la formidable capacité des islamistes à rebondir politiquement depuis qu’ils ont quitté le gouvernement à la fin de 2013 ( mais non “le pouvoir”, avait précisé Ghannouchi). La tournée du “Guide”, Rached Ghannouchi, qui a même rendu visite à Jack Lang et à Rachida Dati, illustre bien la formidable machine à communiquer mise en place par le mouvement Ennahdha. Encore faut-il rappeler quelques évidences. Si le Gouvernement de la troika a démissionné, ce n’est pas seulement pour faciliter la transition par la nomination d’une équipe plus neutre et indépendante. C’est aussi et surtout par les islamistes et  leurs alliés n’étaient plus en mesure de remplir les obligations financières de l’Etat. Compte tenu de l’hostilité aux Frères Musulmans des principaux bailleurs de fonds (Algérie, Arabie Saoudite, Emirats, Europe…), le gouvernement précédent était dans l’impossibilité de trouver des financements extérieurs.

La « facture » des islamistes au pouvoir se chiffre finalement à 11,8 milliards de dinars pour les années 2012 et 2013 sans compter les effets sur les années ultérieurs, cette facture la Tunisie mettra des années pour la solder. Malgré la difficulté de la situation révolutionnaire régnant en 2011 (explosion des demandes sociales, crise humanitaire à la frontière libyenne..), la « facture » du Gouvernement de Caïd Essebsi, l’ancien Premier ministre bourguibiste, qui a lui aussi privilégié les solutions politiques à une gestion saine des finances de l’Etat, aura été, elle, de 3,2 milliards de dinars.

Aurait pu mieux faire !

Publié par Nicolas Beau

mondafrique.com

le livre choc : Comment le Qatar s’est “offert” Nicolas Sarkozy

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Dans “Une France sous influence”, un livre explosif à paraître dans quelques jours, Vanessa Ratignier et Pierre Péan racontent comment la France est devenue le terrain de jeu préféré du Qatar. En 2008, Chirac serait même sorti de sa réserve d’ancien président pour prévenir Sarkozy qu’il fait alors fausse route en se rabibochant, grâce au Qatar, avec la Syrie de Bachar al-Assad. D’autant que circulent des rumeurs de corruption et de financement de son divorce par l’émirat

le 14 juillet 2008, à la veille d’un sommet de l’Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy invite à sa tribune pour le défilé militaire, le carré des dictateurs de la Méditerranée : Bachar al-Assad, le Tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, l’Egyptien Hosni Moubarak et l’émir al-Thani du Qatar. A l’époque, Bachar est traité en paria par la communauté internationale pour l’implication présumée de son régime dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri. Ce milliardaire a été en 2005 la cible d’un attentat-suicide commis par une camionnette contenant une charge explosive de 1 800 kilos. Les services de renseignement syriens sont vite montrés du doigt.

Deux ans plus tard, lors de la passation du pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, c’est la question du Liban qui domine les échanges en matière de politique étrangère, expliquent Vanessa et Ratignier et Pierre Péan dans leur livre, Une France sous influence*. Chirac conseille alors à son successeur de rencontrer le fils de Rafic Hariri, chef de la majorité qui soutient le gouvernement libanais, et de rester ferme avec la Syrie.

Sarkozy fera la sourde oreille. A l’époque, le nouveau président charge très vite Claude Guéant de reprendre contact avec le régime Syrien. C’est l’émir du Qatar qui sera à la manœuvre de ce rapprochement dont le point culminant sera le défilé militaire du 14 juillet 2008. C’en est trop pour Jacques Chirac, ami très proche des Hariri, qui a quitté le pouvoir il y a un an. En août 2008, en vacances dans la résidence tropézienne de son ami milliardaire François Pinault, Jacques Chirac se rend au Cap Nègre visiter le couple Sarkozy-Bruni, prévenant le président qu’il fait fausse route et que « la France a tout à perdre à aller à Damas. Tous nos amis libanais sont furieux ».

L’ancien président raconte à son successeur que le Premier ministre du Qatar, Hamad Jassem al-Thani a même tenté de le corrompre, venant à l’Elysée avec des valises remplies de billets :« Nicolas, fais attention. Des rumeurs de corruption fomentée par le Premier ministre qatari te concernant circulent dans Paris…Fais vraiment attention ». 

En effet, des bruits circulent notamment sur le financement par le Qatar du divorce de Nicolas Sarkozy avec Cécilia en octobre 2007. Certains suggèrent qu’il a été payé par un prélèvement effectué sur l’argent versé par le Qatar à la Libye, en échange de la libération des infirmières bulgares détenues par le régime de Kadhafi. Le Qatar aurait versé bien plus que le montant de la rançon réclamée par la Libye. Le tout sur des comptes en Suisse qui auraient notamment servi à financer le divorce de Nicolas Sarkozy.

En 2008, l’émir de Doha raconte que le président français en a même pleuré sur son épaule :« Sarkozy pleurait presque. Il m’a raconté que sa femme Cécilia lui demandait 3 millions d’euros pour divorcer. C’est moi qui ai payé », confie-t-il à l’ancien activiste libanais Anis Naccache, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1982 pour avoir tenté d’assassiner l’ancien Premier ministre du shah d’Iran, Shapour Bakhtiar.

Toujours est-il que Sarkozy contribuera à installer le Qatar comme une puissance incontournable du Moyen-Orient, ses dirigeants lui dictant même sa politique étrangère dans la région. D’autres responsables politiques rapporteront que le Qatar aurait pu être « la pompe à fric  » de Sarkozy bien après avoir quitté le pouvoir, allant jusqu’à imaginer la création d’un fonds d’investissement dirigé par l’ancien chef de l’Etat, qui lui aurait rapporté 3 millions d’euros par an.

SOURCE   MAGAZINE MARIANNE

مدير المركز الدولي لدراسة التطرف : تونس على رأس قائمة الدول المصدرة للمقاتلين

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كشف البروفيسور بيتر نويمان مدير المركز الدولي لدراسة التطرف بـ«كينغز كولدج» في لندن والخبير في شئون الإرهاب وجود ما يزيد على 12 ألف مقاتل من74 دولة للقتال في صفوف المعارضة السورية منهم ما بين 60% إلى 70 % من الشرق الأوسط ونحو 20 % إلى 25 %من دول غربية

وقال نويمان إن تونس أرسلت أكبر عدد من المقاتلين الأجانب إلى سورية، حيث بلغ عددهم 3000 مقاتل، أما المملكة العربية السعودية فقدَّمت تقديرين (1200 مقاتل و2500 مقاتل سعودي)، في حين جاء من كل من المغرب والأردن نحو 1500 مقاتل رغم أن كثيرًا من الأردنيين لهم صلات قبلية في سورية

وبالنسبة للدول الغربية فقد جاء 700 مقاتل من فرنسا وأكثر من 500 من بريطانيا و400 من ألمانيا و300 من بلجيكا و100 من الولايات المتحدة بحسب تقديراته

ويُقدِّم نويمان خدماته الاستشارية لمجلس الأمن الدولي قبل قمته في الرابع والعشرين من سبتمبر التي يترأسها الرئيس الأميركي باراك أوباما بشأن المقاتلين الأجانب والتهديد الذي يمثلونه

وأضاف نويمان قائلاً: «إن الصراع السوري أطلق أكبر حملات حشد للمقاتلين الأجانب منذ حرب الثمانينات في أفغانستان ضد الاحتلال السوفياتي التي شارك فيها نحو 20 ألف مقاتل أجنبي على مدار عقد»

أكبر حشد للمقاتلين

وحمل ما يزيد على 12 ألف مقاتل أجنبي السلاح في سورية خلال الثلاث سنوات الماضية فقط، مؤكدًا أن «الصراع على طريق أن يصبح أكبر (حملة) حشد لمقاتلين أجانب في الذاكرة الحية»

وأضاف أن ذلك له أهميته لأن تنظيم القاعدة وغيره من الشبكات الجهادية خرجت من عباءة الصراع الأفغاني

وأكد نويمان في حديثة أمس الاثنين، الذي نقلته الـ«أسوشيتد برس» أنه واثقٌ من نتيجة حشد المقاتلين الأجانب وعلى مدار الجيل القادم ستقع هجمات إرهابية

ولم يُفصِّل نويمان عدد الأجانب الذين يقاتلون في صفوف تنظيم «الدولة الإسلامية» الذي استولى على مساحات شاسعة من سورية والعراق أو لـ«جبهة النصرة» وغيرها من الجماعات المسلحة كـ«الجيش السوري الحر»

وقال فقط: «إن عدد المقاتلين الأجانب توقَّف أو تراجع في الفترة ما بين ديسمبر وجوان  بسبب الاقتتال الداخلي بين الجماعات المسلحة في سورية، إلا أنه فور أن بدأ تنظيم الدولة الإسلامية في الاستيلاء على أراضٍ ومنها الموصل ثاني أكبر المدن العراقية وإعلان الخلافة استأنف المقاتلون الأجانب الانضمام إلى الصراع بأعداد كبيرة

Syphax Airlines à 5 dinars l’action, -50% par rapport au prix d’introduction en bourse !

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Lors de son introduction en bourse en juin 2013, plusieurs analystes avaient prévenu que le prix d’introduction de la compagnie aérienne Syphax Airlines était assez élevé et que le Business Plan annoncé à l’époque était très ambitieux pour un secteur d’activité assez difficile. 

Introduite en bourse le 11 juin 2013 avec une prime d’émission de 5 Dinars, soit 100% son nominal, le titre de la compagnie aérienne n’a cessé de s’enfoncer et cumule jusqu’à aujourd’hui une contre performance de 50% par rapport à son prix d’introduction à 5 dinars l’action.

La société est donc sanctionnée par les mauvais résultats enregistrés qui sont en deçà des attentes.

En effet, la compagnie a enregistré une baisse de 7,75% du nombre total de passagers au cours du premier semestre, passant de 161 884 passagers à fin juin 2013 à 149 333 passagers à la même date en 2014. Le revenu semestriel du transporteur aérien affiche une timide augmentation (+7%) à 38,586 millions de dinars à fin juin 2014 contre un chiffre d’affaires de 36,046 millions de dinars une année auparavant.

© www.ilboursa.com

أحدثت صدمة في البلاد: شرطة شرعية يقودها سلفيون في ألمانيا

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دعا سياسيون ووسائل إعلام المانية، الإثنين، إلى تشديد القوانين ضد مظاهر الإسلام المتشدد بعد أن قامت مجموعة من السلفيين المتشددين تطلق على نفسها إسم “شرطة الشريعة” بدوريات في شوارع مدينة فوبيرتال غرب ألمانيا

وقالت صحيفة داي فيلت اليومية المحافظة “لا تساهل مع السلفيين” بعد أن قامت مجموعة صغيرة من الرجال يرتدون سترات برتقالية كتبوا عليها “شرطة الشريعة” بسلسلة من “الدوريات” في فوبيرتال.

وقامت المجموعة التي تسعى إلى تطبيق متشدد لأحكام الشريعة بالطلب من مرتادي النوادي الليلة عدم شرب الكحول أو الاستماع إلى الموسيقى، كما طلبت من مرتادي أماكن اللعب عدم اللعب مقابل المال

وظهرت المجموعة في شريط فيديو انتشر على الانترنت ومن افرادها “سفين لاو” وهو ألماني اعتنق المذهب السلفي يقول أنه أحد الذين كانوا وراء فكرة الدوريات. وبموجب القانون الألماني الحالي فقد تواجه “شرطة الشريعة” تهمة الإخلال بالنظام العام.ولم يتم اعتقال أحد بعد، إلا أن زعماء سياسيين حذروا من أنهم سيتم قمع الدوريات الإسلامية إذا واصلت نشاطاتها

وقال وزير العدل هيكو ماس “لن نتساهل مع أية ممارسات غير قانونية موازية للنظام القضائي”

وصرح وزير الداخلية توماس دي ميزير لصحيفة بيلد، السبت، ان “احكام الشريعة غير مسموح بها على الأراضي الألمانية”

ووصف وزير داخلية ولاية بافاريا يواخيم هيرمان تلك الدوريات بأنها “هجوم مباشر من قبل السلفيين على نظامنا القانوني”

أما شتيفن مايير من حزب الاتحاد المسيحي الاجتماعي البافاري المتحالف مع حزب المحافظين بزعامة المستشارة انغيلا ميركل، فدعا الى “تجريم” تطبيق أحكام الشريعة المتشددة

كما دان رئيس المجلس المركزي للمسلمين في ألمانيا تصرفات السلفيين في فوبيرتال

وأعربت اجهزة الإستخبارات الألمانية العام الماضي عن قلقها لتزايد عدد السلفيين المنادين بتطبيق متشدد لأحكام الشريعة وقالت أن عددهم في المانيا يبلغ نحو 4500 شخص

خاص- زوجة الرئيس السابق وابنته سيرين تستعدان لاصدار كتاب يكشف المستور

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علم موقع تونيزي تيليغراف أن السيدة نعيمة الكافي الزوجة الأولى للرئيس السابق زين العابدين بن علي تستعد لإصدار كتاب برفقة ابنتها سيرين بن علي طليقة مروان المبروك ومن المنتظر ان تنطلق الجلسات الأولى لإعداد هذا الكتاب انطلاقا من هذا الأسبوع ويتوقع ان تقوم دار نشر فرنسية بتبنيه

وحسب مصادر قريبة من سيرين بن علي فانه لم يتقرر بعد تاريخ انطلاق كتابة هذه المذكرات ولا الجهة التي ستقوم بذلك

وسيتضمن الكتاب مرحلة من حياة السيدة نعيمة الكافي ابنة الجنرال المعروف  الكافي  الى جانب زين العابدين بن علي الذي أنجبت منه ثلاث بنات وكذلك كواليس قصر قرطاج ما بعد 07 نوفمبر 1987

“الغنوشي في برقية لبوتفليقة:”مساعيكم النبيلة حالت دون التدخل الأجنبي في ليبيا

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تلقى الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة هذا المساء برقية من رئيس حركة النهضة راشد الغنوشي عبر له فيها عن امتنانه لاستقباله مؤخرا للتباحث حول السبل الكفيلة بتجنيب المنطقة الأخطار المحدقة بها.

وأشاد الغنوشي بموقف بوتفليقة الرافض لأي تدخل أجنبي في الشؤون الداخلية لليبيا، التي لابد أن يكون للطرق السلمية والحوارية وجمع أبناء البلد في حوار شامل الحل الأمثل في الوصول بليبيا إلى بر الأمان.

واعتبر دعم أسس التعاون و الترابط الاستراتيجي بين بلدان جوار ليبيا التي دعا اليها عبد العزيز بوتفليقة هو السر في إيجاد حل شامل لكل الأزمات وليس ما تعلق بليبيا فقط.

وأشار الغنوشي في ذات البرقية التي نشرت نصها الاذاعة الجزائرية أن الشعب التونسي وانصار النهضة كلهم فخر لمساعي بوتفليقية للتباحث في مستقبل المنطقة و الأمة لأنها مسألة مهمة جدا في هذا التوقيت الذي تتعرض فيه المنطقة لتحديات خطيرة خاصة تلك المتعلقة بالتدخلات الأجنبية و ما لها من انعكاسات على أمنها واستقرارها.

وأشاد في هذا الصدد بموقف رئيس الجمهورية الجزائرية الرافض لأي تدخل خارجي لحل الأزمة السياسية و الأمنية التي تمر بها الشقيقة ليبيا و تأكيد الحوار سبيلا وحيدا لحل المشكلات.

عائلة صهر الرئيس السابق بن علي تطالب برفع المصادرة عن أملاكها

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 أجلت المحكمة الابتدائية بالعاصمة التونسية اليوم الاثنين 8 سبتمبر 2014 النظر في 26 قضية  كانت قد تقدمت بها عائلة صخر الماطري. صهر الرئيس التونسي السابق  المقيم بالإمارات منذ سقوط نظام بن علي في 14 جانفي 2011 لرفع المصادرة عن ممتلكاتها

ويطالب أفراد عائلة صهر بن علي بإلغاء مرسوم المصادرة عن أملاكهم من شركات وعقارات الصادر في مارس 2011 ليتم تأجيل القضية إلى تاريخ الثلاثاء المقبل الموافق ل 16 آفريل 2014

سنيا البرينصي
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