L'actualité où vous êtes

Tag archive

tourisme

La Tunisie implore la Belgique de ramener ses touristes

in La Revue Medias/Tunisie by
tunisie

L’ambassadeur tunisien s’adresse à Didier Reynders pour rétablir un avis de voyage positif vers son pays.

Le tourisme est un des moteurs de l’économie tunisienne, représentant pas moins de 7 % de son PIB. Le printemps arabe, en 2011, fut un premier coup dur, mais ce sont surtout les attentats contre le musée du Bardo et sur une plage de Sousse qui ont porté un coup fatal à l’industrie touristique.

Près de 500.000 emplois en dépendent, ce qui représente environ 12 % des emplois de la population active. Depuis un an, la majorité de ces personnes ont été contraintes au chômage technique. La reprise s’est amorcée très lentement ces derniers jours, suite à la levée de l’avis négatif émis par certains pays.

Cette semaine, le ministère du Tourisme a indiqué que les commissariats régionaux du tourisme ont enregistré la réouverture de 58 sites hôteliers d’une capacité additionnelle de 29.000 lits, notamment dans les zones touristiques de Sousse, Djerba, Monastir et Hammamet-Nabeul. Mais l’ensemble des marchés n’ont pas encore répondu favorablement à la demande de réviser leur avis de voyage négatif pour permettre à leurs ressortissants de partir à nouveau vers la Tunisie.

La Tunisie ne ménage en effet pas ses efforts pour offrir toutes les garanties de sécurité aux vacanciers. Depuis la tuerie de Sousse, la sécurité des établissements hôteliers tunisiens est devenue une priorité de tout premier ordre : 72 nouveaux postes de police ont été installés dans les zones touristiques du pays et 1.500 nouveaux agents de la sécurité sont désormais opérationnels sur le terrain…

En Belgique , aucun signe de reprise n’est cependant envisagé à court terme, ce qui a incité l’ambassadeur tunisien en poste à Bruxelles à s’adresser directement à Didier Reynders pour qu’il se penche sur la question. Au travers d’un courrier solennel, il en implore presque notre ministre des Affaires étrangères (voir ci-dessous).

Pour l’ambassadeur, il n’y a actuellement plus de raison de déconseiller les voyages en Tunisie. La Russie et certains pays d’Europe centrale semblent en effet retrouver le chemin des plages tunisiennes, même si leur contingent est encore loin d’atteindre le niveau d’avant les attentats.

En attendant les Belges ? Cela ne semble pas à l’ordre du jour dans l’immédiat, même si les vacanciers belges sont très friands de la destination. Au mieux seront-ils de retour cet hiver…

La lettre du ministre tunisien

L’ambassadeur en poste à Bruxelles assure que la sécurité est à nouveau garantie.

« Monsieur le Ministre, le 26 juin 2015, l’attentat terroriste de Sousse amenait la Belgique et plusieurs autres pays à émettre un avis selon lequel tous les voyages non-essentiels vers la Tunisie étaient déconseillés. Un an plus tard, cet avis négatif reste de mise, avec pour conséquence que les tour-opérateurs ont annulé tous leurs programmes sur la Tunisie, les compagnies d’assurance se refusant à couvrir leurs clients, de même que les hommes d’affaires ne peuvent plus s’y rendre qu’à leurs risques et périls. Depuis lors, Bruxelles a été la cible de deux attentats meurtriers et le plus haut niveau d’alerte a été décrété en Belgique, sans que les autorités tunisiennes, qui y auraient pourtant été fondées, découragent leurs propres ressortissants de s’y rendre. En revanche, pour sa part, la Tunisie, avec l’appui de plusieurs pays européens, a entre-temps mis en place des mesures de sécurité sans précédent, qui font que les hôtels, plages, musées et autres lieux publics sont aujourd’hui sécurisés autant qu’ils peuvent l’être. Vous avez, monsieur le ministre, manifesté à de nombreuses reprises votre solidarité avec le peuple tunisien et votre soutien à la jeune démocratie tunisienne. Or celle-ci souffre d’une décision injustifiée, et injuste, que la Belgique reste seule à appliquer en Europe continentale, qui prive la Tunisie de ressources essentielles et cause un préjudice grave à son tourisme et à son économie tout entière. C’est pourquoi les soussignés vous conjurent, monsieur le ministre, de reconsidérer votre appréciation de la situation sécuritaire en Tunisie, de sorte que les Belges puissent à nouveau se rendre dans un pays qui leur est cher. »

« Il faudra du temps »

Du côté des tour-opérateurs, la saison estivale bat son plein avec la première vague de grands départs attendue ce week-end. D’autres destinations, comme la Bulgarie, ont séduit les touristes empêchés de s’envoler vers les plages tunisiennes. « Pour le moment, nous n’avons plus de représentants là-bas. Tous les rapatriements ont été effectués après l’attentat de Sousse » , explique Florence Bruyère, porte-parole de Jetair. « Nous demeurons bien entendu attentifs à la situation et dans l’attente d’un avis favorable du ministère des Affaires étrangères pour repartir en Tunisie. Mais dans l’état actuel, il est difficile de prédire quand nous pourrons à nouveau acheminer des touristes vers cette destination. »

Ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas cet été. « Bien sûr, nous pourrions redémarrer assez rapidement en cas de modification de l’avis des Affaires étrangères, mais cela ne se fera pas en deux semaines non plus. Pour cet été, toute notre capacité de vols est affectée vers d’autres destinations. Et nous sommes même en phase de finalisation de nos brochures d’hiver, dans lesquelles ne figure pas la Tunisie. Cela ne veut pas dire que si la situation se décante, nous ne volerons pas vers la Tunisie cet hiver, mais nous ne l’envisageons pas pour le moment. »

Pour autant , Jetair reconnaît qu’il s’agit d’une destination qui jouissait d’un attrait majeur pour les vacanciers belges. « Chaque année, tant en été qu’en hiver, la Tunisie se classait parmi les quatre destinations favorites. Mais les événements qui s’y sont produits ont peut-être changé les habitudes. Il faudra donc voir aussi comment les gens réagiront. Ce qui est sûr, c’est que dès que nous aurons le feu vert, nous activerons d’importantes promotions pour relancer la destination. »

source : lalibre.be

TOURISME Les agences de voyages du Havre proposent de nouvelles destinations

in A La Une/Economie/La Revue Medias/Tunisie by
(photo Salomé Pereira)

Tourisme. La période de janvier à mars marque le rush dans les agences de voyages pour les réservations d’été. Les voyagistes havrais ont dû repenser leurs offres face à la désaffectation du public pour certaines destinations.

La Vallée des Rois et les pyramides de Gizeh et du Sphinx en Égypte désertées, le musée du Bardo ou les stations balnéaires de la côte tunisienne abandonnés, la Cappadoce ou Ankara en Turquie, livrés à eux-mêmes. Ces sites touristiques de masse frappés en plein cœur par des attentats terroristes ont eu pour conséquence directe une désaffectation du public pour la plupart de ces destinations. Certaines à seulement deux heures de vol de Paris faisaient partie de ces lieux prisés des familles en quête de soleil et de dépaysement pour un budget, somme toute, abordable. Les tour-opérateurs français ont dû s’adapter à la nouvelle demande et remettre au goût du jour leurs offres en matière de séjours touristiques.

Les nouveaux catalogues fraîchement imprimés fleurissent depuis le début du mois sur tous les présentoirs des agences de voyages. C’est le moment idéal pour réserver au meilleur prix ses vacances d’été. Et un constat s’impose : « Les pays du Maghreb, Tunisie-Maroc, l’Égypte, la Turquie, pour le moment, c’est fini pour nous ! », glisse Anne de l’agence Périer Voyages avec une moue non dissimulée. «Les tour-opérateurs ne se risquent plus à proposer ces destinations à leur catalogue. » Il suffit d’ailleurs d’en feuilleter les pages pour s’apercevoir que certaines destinations historiques ont tout simplement disparu.

Espagne, Italie, les Canaries, la sicile…

« Fort heureusement, le bassin méditerranéen regorge d’endroits magnifiques parfois méconnus, poursuit la jeune femme. On conseille à nos clients les îles grecques, italiennes, l’Andalousie, la Crète… »

Des changements d’habitudes également observés chez Rond-Point Évasion : « Nous avons des clients qui ont changé totalement leurs projets de voyage et qui s’orientent plus vers l’Espagne, les Canaries, l’Italie continentale, la Sardaigne, la Sicile », complète Sandie Auzou, la responsable d’agence. Ces nouvelles destinations supposent une hausse du budget vacances pour les clients. «On pouvait obtenir des prix de 500, 600 euros par personne et par semaine vers des destinations comme la Tunisie, la Turquie ou le Maroc. Aujourd’hui, on peine vraiment à les trouver, prévient-elle. On est plus en moyenne autour des 750-900 € hors saison pour une semaine de vacances ».

source : paris-normandie.fr/

 

Tunisie 4e conférence internationale de l’OMT à Tunis les 12 et 13 novembre

in A La Une/Economie/Tunisie by

Jeudi 12 et vendredi 13 novembre 2015, Tunis  accueillera la 4e conférence internationale de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

Elle sera placé sous le thème : « Tourisme et les Médias : créer de nouveaux partenariats ».

Des représentants de plusieurs destinations, des médias internationaux, des professionnels du tourisme et des ministres du tourisme seront présents dans la capitale tunisienne pour l’occasion.

Comment développer un tourisme durable en Méditerranée ?

in A La Une/Economie/International/La Revue Medias/Tunisie by

Avec le réseau RMEI et l’association Defismed, la plateforme Take The Med Jeunes questionne les enjeux et les solutions d’une transition vers un tourisme durable.

MEDITERRANÉE. Alors que la croissance du tourisme international et de masse se poursuit, les opportunités, mais aussi la pression sur les patrimoines naturels et culturels des pays hôtes méditerranéens augmentent. Comment développer un tourisme durable, en Méditerranée ?

L’enjeu est de taille. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, 343 millions de touristes internationaux ont visité une destination méditerranéenne en 2014. La Méditerranée recouvre plus du quart des recettes du tourisme international et totalise près de 20% du marché mondial des croisières. À l’horizon 2030, plus de 500 millions de touristes visiteront la région.

« Depuis plusieurs années, les initiatives de la société civile et des pouvoirs publics, appuyées par les bailleurs, type AFD, Banque mondiale, Plan Bleu, se multiplient. Sur la rive Nord, notamment, se développent des pratiques participatives, d’économie collaborative. La crise est passée par là. Nous devons imaginer des solutions pour renforcer les capacités de développement de cet écotourisme afin de valoriser le patrimoine et générer de nouveaux emplois (…). Nous pouvons estimer raisonnablement qu’environ 1% du tourisme international basculera dans l’écotourisme au cours des quatre prochaines années. Ce tourisme non saisonnier intéresse grandement les opérateurs du secteur », indique Eric Raulet, président du think tank Defismed.

Sur le pourtour méditerranéen, en Jordanie, en Tunisie, au Maroc, en Italie ou en France, les initiatives sont spontanées mais cloisonnées et nécessitent d’être coordonnées, valorisées, évaluées.

Le projet pilote Take The Med Jeunes (TMJ) porté le réseau RMEI GAMe et Defismed a vu le jour en 2013. GAMe (Giovani Ambasciatori Mediterranei) est le réseau des étudiants ingénieurs de la Méditerranée. Le TMJ veut amener des étudiants issus du pourtour méditerranéen, futurs décideurs, à questionner chacun dans leurs spécialités, les enjeux d’une transition vers un tourisme durable. TMJ a ainsi permis de fournir un ensemble de publications, sous l’angle marketing, ingénierie, philosophique, etc.

« Il est capital que ces futurs ingénieurs intègrent cette transition touristique, pour ne pas répéter forcément ce qui a été fait ces dernières décennies. Aujourd’hui, il nous manque des informations. Comme par exemple, comment évaluer une pratique écotouristique ? Quels sont les outils qui vont pouvoir guider, accompagner les touristes ? », souligne Eric Raulet. Pour le président de Defismed, cette expérience pilote constitue une réussite. Le programme a d’ores et déjà mobilisé une centaine d’étudiants, dont ceux de l’École Centrale de Lyon. Sur Internet, la plateforme TMJ préfigure ce que deviendra l’offre écotouristique en Méditerranée. Parmi les solutions proposées : des offres d’hébergement écologiques en Andalousie et dans les Asturies, à proximité de réserves naturelles.

En partenariat avec RMEI

Source : econostrum.

Rétrospective économique 2014 de la Tunisie

in A La Une/Analyses/Economie/Tunisie by

La Tunisie a connu une année 2014 difficile à plus d’un titre : un calendrier électoral chargé, une  économie épuisée, gangrénée par le chômage et en mal de croissance, la perte de pouvoir d’achat et les multiples complications d’une période où l’histoire du pays s’est accélérée comme jamais. Les tunisiens avaient de bonnes raisons d’appréhender l’année 2014, mais il y avait aussi de quoi espérer qu’au bout, la Tunisie se remette sur la voie de la stabilité, du moins politiquement, à l’issue des élections législatives et présidentielles.

La fin de l’année coïncide d’ailleurs avec la proclamation des résultats officiels du scrutin présidentiel et la passation de pouvoir à Carthage entre Moncef Marzouki et Béji Caïed Essebsi, dernière marche avant la tant attendue formation du prochain gouvernement qui devra affronter le cumul de dossiers urgents. Tustex revient sur le bilan économique et politique de l’année 2014 ainsi que les dates qui ont marqué la Tunisie et le monde.

Sortant d’une année 2013 difficile, avec un taux de croissance faible à seulement 2,6%, la Tunisie a vécu sous la coupe d’un paysage politique crispé et d’une situation sécuritaire précaire, en plus d’un malaise social de plus en plus évident avec une inflation insoutenable à 6%, principalement alimentée par les prix des produits alimentaires. Le taux de chômage, certes en baisse d’un point par rapport à 2012, mais toujours important à 15,7%, a été l’autre élément de rupture de ce paysage socio-économique.

Cette situation a fini par venir à bout de la Troïka au pouvoir depuis décembre 2011 et qu’on sentait déjà au bord de l’éclatement depuis plusieurs mois. Mehdi Jomaa et son équipe, appelés en pompiers pour éloigner la gestion du pays des caprices de la classe politique et ses reflexes le plus souvent démagogiques, formaient un gouvernement de technocrates fin janvier 2014. Ce dernier a été chargé de gérer à court terme et de proposer un socle de réformes  pour retrouver le plus tôt possible un rythme de croissance conforme au potentiel tunisien, historiquement autour de 5% depuis des dizaines d’années.

Force est de constater que, dix mois plus tard,  les sources de faiblesses de l’économie tunisienne se sont aggravées, hormis une  détente de l’inflation qui a constamment reculé depuis le mois de juillet 2014  pour revenir à 5,2% à fin novembre. Le déficit commercial continue de se creuser pour atteindre 12 566,3 MD à fin novembre contre 10 541,7 MD sur les onze premiers mois de l’année précédente, soit une aggravation de 19%, et reste dominé par sa composante énergétique à hauteur de 27%. La couverture des importations par les exportations a perdu 3,4 points, à 67,3%, selon les statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).

De cette situation a découlé un déséquilibre sur le marché des changes entre l’offre et la demande et une pression constante sur le dinar tunisien qui s’est déprécié de plus de 20% face à l’euro et de 35% face au dollar en cumul sur les quatre dernieres années. Les récents sursauts enregistrés sur les derniers jours du mois de décembre ne feront qu’atténuer le bilan. Les réserves nationales en devises ont atteint le 25 décembre, 112 jours d’importations, un niveau satisfaisant pour le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, en attendant leur renforcement par l’obtention du reste de la cinquième tranche du prêt de 1,7 milliard de dollars, du Fonds Monétaire International (FMI), entre janvier et mars 2015. Deux autres prêts de 250 millions de dollars pourraient également être accordés à la Tunisie par la Banque Mondiale.

En l’absence d’une vision à moyen terme et dans un environnement national et régional saboté par la flambée du terrorisme, les investissements étrangers ont atteint 1,64 milliard de dinars au terme des onze premiers mois de 2014, contre 1,79 milliard de dinars durant la même période de 2013, soit une baisse de 8,6% en glissement annuel, selon des données publiées par l’Agence Nationale de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA). Les investissements directs étrangers (IDE) se sont établis à 1,49 milliard de dinars (-10,9% par rapport à 2013) alors que les investissements de portefeuille on atteint 151,9 millions de dinars (+22,5% par rapport à 2013).

De son côté, le tourisme tunisien, qui pèse 7% du PIB et contribue à hauteur de 12,5%  à l’emploi, continue de souffrir de sa mauvaise gouvernance et de son faible positionnement, outre la conjoncture politique et sécuritaire. A fin novembre 2014, la Tunisie a enregistré une baisse de 1,7% des entrées touristiques, comparativement à la même date en 2013.

Par ailleurs, les observateurs de l’économie tunisienne s’alarment de la crise structurelle des finances publiques avec la durabilité de l’endettement extérieur, l’encours de la dette contractée à l’étranger atteignant les 35 milliards de dinars, soit le double des recettes extérieures du pays. Des ressources d’emprunt supplémentaires de 7,568 milliards de dinars sont attendues pour le financement du budget de l’Etat 2015, adopté le 10 décembre par l’APR et prévu à 29 163 milliards de dinars, soit une hausse de 3,7% par rapport au budget 2014.

En somme 2014, dernière année transitoire, devrait aboutir à un taux de croissance entre 2,4 et 2,7%, et laissera un sentiment mitigé chez de nombreux tunisiens avec toutefois l’espoir que l’arrivée d’une classe dirigeante stable sur 5 ans, rétablisse la vision à moyen terme et replace l’économie au centre des débats. Nidaa Tounes, vainqueur aux législatives devrait se pencher sous peu sur la composition d’un gouvernement et fixer sans tarder ses axes de travail.

De l’avis de tous, les réformes à entreprendre seront pénibles mais indispensables pour sortir le pays du cycle de croissance faible ; beaucoup d’observateurs et d’institutions prévoient une éclaircie en 2015, dont le FMI, qui s’attend à un taux de croissance de plus de 3%. La baisse du prix du pétrole, même en partie épongée par l’appréciation attendue du dollar, devrait soulager le budget de l’Etat, établi sur la base d’un baril à 97 dollars. A cela s’ajoute une exceptionnelle récolte d’huile d’olive  (qui représente 10% des exportations tunisiennes), estimée à 280.000 tonnes en 2014 contre 70.000 en 2013, alors que les oléiculteurs du sud de l’Europe ont subi une forte baisse de leurs productions, allant du tiers en Italie à 57% en Grèce.

***********************************

Les principaux indicateurs économiques du pays (2013) :
PIB : 76 351 MD
Dette intérieure : 15.024,0 MD
Dettes extérieure : 19.978,2 MD
Déficit budgétaire : 4.782,5 MD, soit 6,2 du PIB
Taux de chômage : 15,7%

********************

source :  tustex.com

 

Tunisie Karama Holding vise la Bourse

in A La Une/Economie/Tunisie by

Le nouveau président directeur général de la société El Karama Holding, Mohamed Bichiou (jusque-là DG de la Bourse de Tunis) a promis, lors de la cérémonie du démarrage de cotation des titres de la société MIP, d’introduire au bout de trois ans la majorité des sociétés confisquées par l’Etat Tunisien qui répondent notamment aux exigences du marché financier.

Anciennement appelé Princesse El-Matri Holding, le groupe Al- Karama Holding est actuellement chargé de la gestion des entreprises confisquées.

Fondé en 2004 par l’homme d’affaires tunisien en fuite Sakher El-Matri, le groupe Al-Karama Holding était composé d’une vingtaine d’entreprises opérant dans plusieurs secteurs tels que l’automobile, l’immobilier, le tourisme et la finance.

En Tunisie, la ministre du tourisme fait les frais de sa « selfimania »

in Tunisie by

Partager facebook twitter google + linkedin pinterest Grande adepte du selfie – ces autoportraits numériques pris avec un téléphone portable –, la ministre du tourisme de Tunisie, Amel Karboul, 41 ans, en fait aujourd’hui les frais. Depuis sa nomination, en janvier, dans le gouvernement apolitique de Mehdi Jomaa, la benjamine de l’équipe, première femme à s’occuper du portefeuille stratégique du tourisme, n’a certes pas ménagé sa peine pour promouvoir son pays et tenter de dépoussiérer l’image compassée de ministres en costume-cravate. Mais trop de selfies tue le selfie. Accompagnant le chef du gouvernement en visite officielle les 17 et 18 juin en Allemagne, où elle a fait ses études, Amel Karboul a été épinglée dans les médias en train de s’adonner à son hobby préféré avec ses homologues et conseillers allemands, tandis que le ministre tunisien des affaires étrangères, Mongi Hamdi, tournant le dos, paraissait bouder la séance. Du couturier Azzedine Alaïa au ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, en passant le chanteur algérien Cheb Khaled, ils sont nombreux à figurer au côté d’une Amel Karboul hilare dans son album Twitter. Louée au début pour son dynamisme et sa pratique du happening permanent, cette spécialiste du management et du coaching, qui possède sa propre chaîne vidéo YouTube, a cependant fini par lasser. Un selfie devant la glace d’une salle de bains, censé promouvoir une maison d’hôte à Nabeul, a fait grincer des dents. SUPER VRP DE LA TUNISIE

SUPER VRP DE LA TUNISIE Des « faux » autoportraits numériques sont alors apparus sur les réseaux sociaux. Amel Karboul posant avec Chokri Belaïd, l’opposant assassiné en février 2013, ou Amel Karboul avec Abou Ayad, chef du groupe islamiste radical Ansar al-Charia, accusé de terrorisme et recherché… Le cliché montrant la super VRP de la Tunisie en train de faire un tour de manège juchée sur un cheval de bois pour l’inauguration du parc d’attractions de Carthage était bien réel, lui. Et il a suscité des commentaires peu amènes. « Nous avons atteint notre objectif de 5 millions de photos pris par la ministre », ironise un internaute. « Et c’est reparti, Kaboul par-ci, Kaboul par-là », soupire une autre. Pis, la campagne de propreté lancée depuis la fin du mois de mai par Amel Karboul – en photo avec un sac plastique à la main, ou en train de peindre de blanc le pied d’un palmier – a déclenché une vague de selfies de Tunisiens posant un peu partout dans le pays devant des tas d’immondices, pour participer à la campagne de sensibilisation. Ce qui n’est pas, précisément, la meilleure image promotionnelle de la Tunisie. Qu’importe. Amel Karboul ne s’arrête jamais et repousse les demandes d’entretien de la presse. « Agenda hyperchargé », répond-t-on dans son entourage. « SE CONTENTER DU SUPERFLU » Mais la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), a fini par craquer. Dans un communiqué publié le 9 juin, les hôteliers démentent l’optimisme indéboulonnable d’Amel Karboul sur la prochaine saison. « Au début de 2014, le mouvement de sympathie quasi unanime suscité dans le monde par la promulgation de la Constitution et le changement de gouvernement levait l’hypothèque sur la mauvaise image créée par trois années d’instabilité, écrivent ces professionnels. Force est de constater que, cinq mois après, nous avons gaspillé ce capital puisque les résultats ne sont pas là. » Et d’enfoncer le clou, en dénonçant les « apparitions médiatiques » : « Notre ministère semble avoir renoncé à l’essentiel pour se contenter du superflu ». Dernière fâcherie : la diffusion d’un spot à destination des touristes canadiens. « Elle se met en avant », a fustigé, le 19 juin, le quotidien La Presse en critiquant son choix de vanter… la harissa. « Voilà un argument trop court, trop léger, alors que la Tunisie, riche de trois mille ans d’histoire, jouit de richesses culturelles fabuleuses… » Gare au prochain selfie

+++

 

Par Isabelle Mandraud

Journal le monde 29.06.2014

Go to Top