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Tunisie – UE 75 millions d’euros pour la relance de l’économie et de la consolidation démocratique

in A La Une/Economie/Tunisie by

L’Union européenne a procédé dernièrement au versement d’un don de 75 millions d’euros au bénéfice du budget national de la Tunisie. Il s’agit de la première tranche d’un engagement de 100 millions d’euros au titre du programme national d’appui à la relance (PAR IV). Cet important transfert financier confirme le soutien de l’Union européenne aux réformes entreprises par les autorités tunisiennes dans les domaines du développement socio-économique et de la consolidation des acquis démocratiques. En matière de gouvernance démocratique, ce programme a permis d’accompagner la mise en place de la cour constitutionnelle, préalable indispensable à la traduction législative des valeurs consacrées par la Constitution du 27 janvier 2014. Dans le domaine de la gouvernance publique, les réformes ont avant tout concerné la rédaction par le gouvernement d’un projet de loi organique du budget qui, une fois adopté par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), dotera le pays d’une nouvelle constitution financière garante d’une gestion transparente et moderne des finances publiques. Les actions entreprises pour le renforcement de l’appareil statistique, notamment au niveau régional, qui s’accompagnent d’un diagnostic exhaustif de la situation financière des communes tunisiennes et de la mise en place d’une réforme de l’administration fiscale, participent également à l’atteinte de ces objectifs de transparence et d’amélioration de la gouvernance publique. Sur le plan de la lutte contre le chômage des jeunes et de l’amélioration de la compétitivité des entreprises, les réformes engagées permettront de renforcer le système de formation. Dans ce cadre, le système de gouvernance de la formation professionnelle est redynamisé par la mise en application d’une nouvelle stratégie d’intervention dotée d’un budget adéqua

La transmission à l’ARP du projet de loi portant création du Conseil National du Dialogue Social, ainsi que la signature d’un accord tripartite entre le Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche et l’UGTT, marquent des progrès importants et consolident le renouveau du dialogue social. « Plus que jamais, il est nécessaire de relancer les moteurs de la croissance et de libérer les énergies afin qu’elles s’expriment de manière positive, au service de la société et de la prospérité » a souligné Madame Laura Baeza, Ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie.

Yassine Brahim, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI) a, pour sa part, indiqué que : « devant l’ampleur des défis économiques et sociaux auxquels fait face la Tunisie au niveau de l’emploi des jeunes, du développement régional, de la sécurité, du tourisme, l’appui multisectoriel de l’Union européenne revêt une importance cruciale dans le processus de stabilisation et du retour sur le chemin de la croissance par laquelle passe notre pays » . Depuis 2011 et l’avènement de la transition démocratique, les programmes successifs d’appui à la relance se sont traduits par le versement de 353 millions d’euros en soutien aux réformes menées par les autorités tunisiennes. .

BCT RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE RELATIF À L’EXERCICE 2014

in A La Une/Economie/Tunisie by

Selon le rapport sur la   supervision bancaire que la Banque Centrale vient de publier, les opérations de full audit des banques publiques (BNA-STB-H) ont permis d’arrêter les besoins en fonds propres et de ressortir les principales insuffisances et sources de vulnérabilités des 3 banques. Sur la base des résultats des full audit, la STB et la BH ont arrêté et approuvé leurs programmes de restructuration au début de 2015 et ont déjà entamé l’exécution de ces programmes. Le programme de restructuration de la BNA, a été élaboré au cours du dernier trimestre 2015, et se trouve en phase de discussion avant son approbation par la BCT. Les programmes de restructuration développés par les 3 banques, s’étalent sur l’horizon 2015-2019, et s’articulent globalement autour des axes fondamentaux suivants : – Une redéfinition des orientations stratégiques et des politiques de développement commercial et de positionnement. – Un plan de transformation institutionnelle et opérationnelle ayant trait au renforcement des modes de gouvernance et de contrôle, d’organisation et de refonte du système d’information. – Un plan de développement des ressources humaines. – Un plan d’affaires pour l’horizon 2015-2020 basé sur des politiques de renforcement des fonds propres, de liquidité, de résolution de la problématique des créances classées, de développement commercial ainsi que des plans d’investissement. L’objectif ultime de la mise en place de ces plans de restructuration est d’associer les fondements de solidité, de pérennité et de gestion saines pour les 3 banques et ce, par référence aux meilleures pratiques

Dans le cadre de ce processus, certaines mesures ont été prises en l’occurrence : i-Au niveau de la gouvernance – Le changement de 50% du Conseil d’Administration des 3 banques publiques (BNA, STB et BH) par voie d’appel à candidature. – La séparation des fonctions du Directeur général et du Président du Conseil d’Administration. – Le nomination à fin 2015 les directeurs généraux des 3 banques publiques. ii- Au niveau de la recapitalisation : – La promulgation de la loi n° 31-2015 relative au renforcement des fonds propres de la STB et de la BH le 21 août 2015. Cette loi a autorisé l’Etat à souscrire dans l’augmentation de capital de la STB dans la limite de 757 MD et de la BH dans la limite de 110 MD. – La réalisation de l’augmentation du capital de la STB a eu lieu en octobre 2015. Les souscriptions à l’augmentation de capital se sont faites à hauteur de 80% ou 608 MD par l’Etat, 70 MD par les entreprises publiques et 78 MD par les autres actionnaires. Conséquemment, la part de l’Etat dans le capital de la STB est passée de 25% à 72%, celle des entreprises publiques a été ramenée de 25% à 12% et la part des autres actionnaires a été ramenée de 50% à 16%. -La réalisation de l’opération l’augmentation du capital de la BH a été ouverte le 27 août 2015 et clôturée à la date prévue par le prospectus (le 11 septembre 2015) pour le montant de 110 MD. Tous les actionnaires privés ont participé à cette augmentation de capital ; ce qui a permis de garder la part des actionnaires publics au capital de la BH inchangée (57%).

Telechagez le RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE RELATIF À L’EXERCICE 2014

source /BCT

Marie-Christine Vergiat l’accord de libre-échange avec la Tunisie. Une désagréable impression de déjà-vu

in A La Une/Economie/Tunisie by
Communiqué de Marie-Christine Vergiat
Députée européenne
Membre du Groupe GUE/NGL (Front de gauche)

Dès avant la chute du régime du dictateur Zine Ben Ali, la Commission européenne avait pour objectif l’adoption d’un accord de libre-échange dit « approfondi et complet »avec la Tunisie (ALECA). Plus qu’une simple libéralisation des droits de douane, il s’agissait et il s’agit encore et toujours de « rapprocher » les normes et régulations.

Les premiers éléments proposés par la Commission aux négociateurs tunisiens ne font que confirmer les craintes que partagent les sociétés civiles et parlementaires de gauche mais pas seulement des deux côtés de la Méditerranée.

« Importance d’une concurrence libre et non faussée » dans les relations commerciales, alignement sur le droit de la concurrence européen, copiés-collés de l’accord avec le Maroc… il ne manque que le tristement célèbre mécanisme d’arbitrage – pour l’instant seulement, en attendant que la question soit réglée dans le cadre du TTIP/CETA.

On se demande où sont passées les promesses du « Printemps arabe ». On se demande si ces institutions européennes sont conscientes de l’importance de la réussite de la transition démocratique en Tunisie pour le Maghreb, le Proche-Orient et au-delà. On se demande s’ils se rendent compte que ce pays est une poudrière, où la question sociale pourtant à l’origine de la Révolution n’a pas reçu le moindre début de réponse. Les soi-disant aides de l’UE et de ses États-membres, dont la France, ont plutôt aggravé la situation économique de la Tunisie et notamment sa dette.

Les risques sont grands de voir privatiser les services publics, dénier le droit balbutiant à la démocratie, sacrifier l’agriculture traditionnelle tunisienne et poursuivre la destruction de l’environnement.

Ces éléments réfutent l’argument de la Commission selon lequel cet accord serait exceptionnel et particulièrement bénéfique pour la Tunisie.

Comme tous les accords de libre-échange, il s’agit avant tout d’accroître l’accès au marché pour les entreprises européennes et de faciliter les réformes économiques structurelles néolibérales en Tunisie.

Le 25 février, le Parlement européen doit adopter en séance plénière une résolution contenant ses recommandations aux négociateurs de la Commission européen. Celle-ci fait le choix de nier l’évidence et de croire sur parole la Commission sur le soi-disant traitement de faveur dont bénéficierait la Tunisie.

Pour ma part, j’appelle encore une fois à un nouveau et réel partenariat entre l’UE et la Tunisie plaçant les intérêts des citoyens des deux parties au-dessus des profits des entreprises et investisseurs européens et je demande aux uns et aux autres de revoir la copie dans l’intérêt de toutes et de tous. Il y a urgence à prendre en compte les vrais enjeux pour donner une chance à la démocratie tunisienne.

libre échange entre la Tunisie- Ue Les recommandations des ONG

in A La Une/Economie/Tunisie by

A l’occasion du vote du comité INTA (Commerce) du Parlement européen sur l’ouverture des négociations pour un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) entre la Tunisie et l’UE, prévu le 15 février 2016, les organisations de la société civile (OSC)–Euro-méditerranéenne, Tunisiennes et Françaises- cosignataires :

  • Déplorent le manque de perspectives de développement social que l’accord devrait intégrer et l’absence de prise en compte des spécificités du pays. Malgré les nombreuses annonces d’aide et de soutien à la Tunisie faites par l’Union Européenne à son « partenaire privilégié » suite à la réussite de sa transition démocratique, l’accord en cours de négociations n’intègre pas un changement de stratégie permettant à la Tunisie de répondre durablement aux défis de développement équitable et aux revendications de travail et de Justice sociale, principales revendications de la population durant le soulèvement de 2010-2011 et se contente d’un transfert des normes européennes vers la Tunisie.
  • Alertent sur l’asymétrie prévisible des bénéfices retirés par la Tunisie d’une part, et les pays de l’Union Européenne d’autre part, suite à l’application de l’accord. La compétitivité des entreprises tunisiennes n’est pas la même que celle de leurs homologues européennes, qui peuvent d’ailleurs bénéficier de subventions dans le secteur agroalimentaire, par exemple. Le risque qui pèse sur la société tunisienne est d’autant plus grand que l’ouverture des marchés tunisiens aux entreprises étrangères n’est pas soumise à l’obligation de recruter le personnel localement, de soutenir le tissu industriel local, ou encore de transférer les technologies. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’emploi et le développement. En outre, la prétendue réciprocité des échanges commerciaux facilitée par l’accord ne concerne pas les personnes : les Européens pourront toujours circuler librement tandis que les Tunisiens resteront suspendus à l’obtention de visas que les autorités des 28 pays membres ne délivrent qu’au compte-goutte et aux personnes appartenant aux élites économiques, scientifiques et culturelles. . Ceci est de nature à restreindre les possibilités d’exportation des services par les prestataires Tunisiens en Europe et à décourager les initiatives des entrepreneurs (surtout jeunes) sur les marchés européens alors que la réciproque n’est pas vraie.
  • Mettent en garde contre une réduction de la liberté de manœuvre de l’Etat Tunisien en ce que l’ALECA en cours de négociation, qui concerne des secteurs sensibles et clés de l’économie du pays, notamment ceux de l’agriculture, de l’énergie, du transport, de la santé, etc., soumet la liberté de l’Etat de réguler à l’obligation de protéger l’investissement, au nom de la « libre concurrence ».

Les OSC signataires recommandent vivement :

  • Qu’une évaluation indépendante et approfondie soit entreprise sur les conséquences de quarante ans d’un partenariat entre l’Union Européenne et la Tunisie qui a progressivement intensifié la libéralisation des échanges entre les deux rives, et exigent que cette évaluation se penche sur les impacts du partenariat sur les droits économiques et sociaux. De nombreuses voix soutiennent que l’Accord d’association de 1995, à l’origine de la réduction des barrières douanières pour les produits manufacturés, a nui à l’économie tunisienne, notamment en ce qui concerne la hausse du taux de chômage et l’aggravation des disparités régionales et des inégalités sociales. D’autre part, les OSC recommandent d’entreprendre, sans délais, des études indépendantes et actualisées d’impact multidimensionnel de l’ALECA en intégrant notamment la dimension des droits économiques et sociaux (précarité des emplois, sous-traitance, perte d’emplois, faiblesse de la protection sociale, pertes au niveau des ressources fiscales)
  • Qu’un accord commercial entre la Tunisie et de l’UE soit placé dans un cadre de coopération équitable, tenant compte de la compétitivité inégale des deux économies et de la persistance des aides publiques européennes accordées à certains de leurs secteurs stratégiques ;
  • De redéfinir les termes de son partenariat avec la Tunisie, afin qu’il contribue à répondre effectivement aux revendications de justice sociale, de dignité et d’emploi, exprimées lors de la révolution de Décembre 2010- Janvier 2011.
  • D’instituer un système d’accès à l’information pour la société civile garantissant la transparence du processus des négociations de l’ALECA (accès aux documents de négociation, qui doivent être également disponibles en arabe) et de développer un cadre institutionnel permettant l’expression et l’implication effective de la société civile aux différentes phases et volets des négociations
  • D’assortir la liberté de circulation des biens, des services et des capitaux de la libre circulation des personnes ;

Les ONGs signataires tiennent à souligner que la non prise en compte de ces recommandations sur l’ALECA entre la Tunisie et l’UE peut mettre en péril la souveraineté du pays, asservir l’intérêt du pays à la logique marchande et menacer les droits fondamentaux du peuple tunisien, ce qui peut contribuer à aggraver la précarité de larges franges de la population et les exposer à des risques de basculement vers la violence et le fanatisme.

Organisations cosignataires :

Tunisie :

  1. Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT)
  2. Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES)
  3. Ligue Tunisienne pour les Droits de l’Homme (LTDH)
  4. Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)
  5. Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD)
  6. Plateforme d’Economie Sociale et Solidaire (Platess)
  7. Centre de Tunis pour la Migration et l’Asile (CeTuMA)
  8. Association Scientifique pour les études sur la Population, la Migration et la Santé (ASPOMIS)
  9. Nomad08
  10. Association Tunisienne de Défense des Droits à la Santé (ATDDS)
  11. Utopia Tunisie
  12. Vigilance
  13. Association Free Sight
  14. Organisation Tunisienne de la Justice Sociale et de la Solidarité (OTJSS)
  15. Association des Jeunes Artistes (AJA)
  16. Ligue des Electrices Tunisiennes (LET)
  17. Association Thala Solidaire
  18. Association Amal du Bassin Minier pour l’environnement
  19. Association TIGAR de Kasserine
  20. Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT)

 France:

  1. Aitec
  2. Attac
  3. Fédération Artisans du Monde
  4. Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
  5. Les Amis de la Terre
  6. Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)
  7. Utopia France

Euro-méditerranéen :

  1. Réseau Euro-méditerranéen des Droits humains (REMDH/EuroMed Rights)

 

L’UE ne sait proposer que le libre-échange à la Tunisie

in A La Une/Economie/La Revue Medias/Tunisie by

Cinq ans après les révolutions arabes, les eurodéputés spécialisés dans les questions commerciales s’apprêtent à adopter mardi une résolution qui veut faire de l’accord de libre-échange en chantier avec la Tunisie« un partenariat politique » pour soutenir la jeune démocratie tunisienne. Mais les documents publiés en exclusivité par Mediapart, qui décrivent le point de départ des négociations déjà menées par la commission européenne à Tunis en 2015, laissent penser que les élus auront toutes les peines du monde à se faire entendre.

Ce projet d’« accord de libre-échange approfondi et complet » (ALECA ou DCFTA) entre l’UE et la Tunisie est dans l’air depuis la chute du régime Ben Ali en 2011. Mais Tunis avait voulu attendre les élections de 2014, et la soi-disant « stabilisation » de son paysage politique, pour enclencher cette négociation clé pour l’avenir du pays. Le processus a vraiment été lancé en mai 2015, lors d’une visite du premier ministre tunisien, Habib Essid, à Bruxelles. Un accord plus modeste, qui libéralise les droits de douane pour certaines industries, existe déjà depuis 1995. Cette fois, l’accord doit porter sur les droits de douane (à réduire un peu plus), mais surtout sur les normes et régulations (à rapprocher entre les deux régions).
Les eurodéputés qui suivent le dossier le promettent haut et fort : il n’est pas question de conclure un accord de libre-échange comme les autres. D’autant que les regains de tensions sociales, en janvier, ont rappelé à quel point la situation restait précaire en Tunisie, et les inégalités sociales colossales. « Cet accord ne peut pas être seulement commercial, il doit être politique, pour vraiment aider la Tunisie et les Tunisiens et soutenir leur développement économique », prévient Marielle de Sarnez (UDI-MoDem), rapporteure du texte. « C’est un partenariat politique qui vise à encourager la transition démocratique dans un contexte qu’on connaît troublé, renchérit un autre Français, le socialiste Emmanuel Maurel. Ce qui implique que l’accord soit asymétrique et progressif. »

« Asymétrique », c’est-à-dire que l’accord pourrait ouvrir davantage les marchés européens aux Tunisiens, que les marchés tunisiens aux Européens

C’est d’abord pour la Tunisie », résume de Sarnez. « On ne va pas imposer aux Tunisiens des règles qu’on imposerait aux Américains ou aux Canadiens », assure Maurel. Et « progressif », parce que « l’état d’esprit de la négociation, ce n’est pas du tout d’imposer une ouverture là tout de suite maintenant, l’idée, c’est que la Tunisie en sorte gagnante ». Le problème de ces discours prudents du côté du parlement européen, c’est qu’ils cadrent mal avec la réalité des négociations. Mediapart a pris connaissance des premières versions de dix chapitres du futur traité, rédigées en français par la commission. Ces textes – ont été finalisés à Bruxelles en juillet 2015, et présentés aux experts tunisiens lors du premier « round » de négociations, en octobre 2015 à Tunis. La prochaine rencontre entre Européens et Tunisiens devrait avoir lieu « après Pâques », fait-on savoir du côté de la commission.

La Tunisie s’active contre un insecte tueur de palmiers

in A La Une/Economie/Tunisie by

Tunis (AFP) – La Tunisie, grande productrice de dattes, tente de lutter contre le charançon rouge, un insecte qui s’attaque pour l’instant aux palmiers d’ornement du Grand Tunis, a déclaré samedi à l’AFP le ministre de l’Agriculture Saâd Seddik.

Ce coléoptère ravageur qui mange les palmiers de l’intérieur a été découvert dans la banlieue nord de Tunis il y a trois ans, selon M. Seddik.

L’insecte tropical au corps orange mesure quelques centimètres. Originaire d’Asie, il a voyagé jusqu’au Moyen-Orient et au nord de l’Afrique dans les années 1980-90 avant de rejoindre l’Europe via l’Espagne et l’Italie.

Pour l’instant, « il se trouve au niveau du Grand Tunis (qui compte environ) 30.000 pieds », en majorité des palmiers d’ornement, a dit le ministre en marge d’une intervention sur un palmier infesté dans une école de la banlieue de Tunis.

« Nous n’avons pas de crainte quant à une propagation aux palmiers-dattiers. La zone de production est assez loin, à 500 km d’ici », a-t-il ajouté en allusion aux palmeraies du Sud tunisien.

Les autorités tunisiennes ont récemment mis en place un numéro vert pour que les habitants puissent signaler les cas. Le plan de lutte contre le charançon rouge avait été approuvé par le gouvernement en septembre 2015, selon le ministre.

« L’intervention est immédiate et systématique sauf pour les palmiers qui ont dépassé (un certain stade) d’infestation. Là, c’est l’élimination » du palmier, a affirmé M. Seddik.

Le plan du gouvernement prévoit notamment « la prospection sur le terrain, l’intervention par l’injection (de produits chimiques dans les palmiers, dite endothérapie ndlr), l’élimination des pieds infestés et la mise en place de pièges pour cet insecte », a-t-il expliqué.

Le ministre a dit espérer que d’ici fin mars, les autorités auront fait « ce que l’on doit faire » contre l’insecte. Mais « le programme va s’étaler sur 2016 et 2017 pour le suivi, le contrôle et les interventions au cas où », a-t-il encore dit.

Selon des chiffres fournis par le ministère, près de 4.000 palmiers sur les 29.000 du Grand Tunis et d’Utique (gouvernorat de Bizerte) ont été traités préventivement au 11 février.

CONJONCTURE la BCT fait le point

in A La Une/Economie/Tunisie by

La Banque Centrale a publié hier son rapport sur l’évolution de la Conjoncture économique. La BCT a constaté que la situation économique demeure fragile et que les prévisions initiales pour l’année 2016 tablent sur une reprise économique modeste.

Téléchargez la Conjoncture économique

 

 

La Tunisie, 2e exportateur d’Afrique de produits bio

in A La Une/Economie/Tunisie by

Le secteur agroalimentaire joue un rôle important au sein du tissu industriel tunisien. Il représente 3% du PIB national, compte plus de 4800 entreprises et emploie plus de 73000 personnes. Concernant l’agriculture biologique, la Tunisie est le 2e pays exportateur d’Afrique de produits bio et le 24e mondial en termes de valeur. Elle est le 3e pays producteur mondial d’huile d’olive bio, derrière l’Espagne et l’Italie.
La stratégie pour la promotion du secteur des industries agroalimentaires, à l’horizon 2016, a été mise en place et vise à porter le volume des investissements à 262,3 M EUR (contre 172,6 M EUR en 2012).

C’est dans l’agriculture biologique que la Tunisie a fait les avancées les plus remarquables. La superficie des terres agricoles biologiques est estimée actuellement à 400 mille hectares et s’élèverait à 500 mille hectares en 2016. Le volume de production bio avoisine de nos jours les 265 mille tonnes par an. Parallèlement, les entreprises spécialisées dans le bio et les revenus à l’exportation suivent un trend positif pour atteindre les 53,8 M EUR en 2014.

La part des produits bio tunisiens dans les exportations tunisiennes occupe une place de plus en plus importante : environ 80 % des produits bio sont exportés. Les dattes, produits typiques de Tunisie, sont devenues le produit le mieux représenté sur le marché bio tunisien : 6 000 tonnes ont été récoltées en 2011, dont les deux tiers sont allés à l´exportation, avec une part de 68 % livrée en Allemagne et 11 % aux Etats-Unis.

Source Ubifrance

BCT Nouvelle circulaire relative au marché des changes

in A La Une/Economie/Tunisie by

la banque Centrale de Tunisie vient de publier une circulaire relative au marché des changes et instruments de couverture des risques de change et de taux d’intérêt.

D’après le communiqué de la BCT publié le 05 février l’assouplissement de la règlementation des changes s’inscrit dans le cadre du processus irréversible de libéralisation progressive des relations financières de la Tunisie avec l’extérieur entamée depuis plusieurs années. Cet assouplissement se traduira par un allégement considérable des procédures de transfert, notamment celles liées aux activités productives des opérateurs économiques, qu’ils soient résidents ou non-résidents.

Les mesures touchant le marché des changes viennent aussi consolider les réformes lancées depuis 2011 dans l’objectif de poursuivre le développement de ce marché et de sa capacité à fournir et à gérer les flux en devises selon des taux de change traduisant davantage l’offre et la demande.

Téléchargez la circulaire 2016/01 relative au Marché des changes et instruments de couverture des risques de change et de taux d’intérêt.

 

BCT Analyse des échanges commerciaux de la Tunise – Année 2015 –

in A La Une/Analyses/Tunisie by

La Banque centrale de Tunisie vient de publier une analyse des échanges commerciaux au cours de l’année 2015. Il s’agit d’une étude approfondie qui permet de comprendre le point faible de ce pays qu’est la balance commerciale.

L’analyse a  permis d’aboutir à la conclusion suivante :

Le déficit commercial s’est contracté de 1,2 Milliard de Dinars ( pour se situer à un niveau mensuel de 1 Milliard de Dinars contre 1,1 Md DT en 2014). Après les forts dérapages post-révolution, le déficit commercial s’est contenu à 14,1% du PIB (niveau proche de 2010).

-La baisse des importations liée à la contraction du déficit commercial n’est pas totalement satisfaisante dans la mesure où elle a concerné les achats des biens d’équipement et des matières premières et demi-produits, ce qui laisse présager des répercussions futures négatives sur le potentiel de la croissance.

-Il est à signaler que le niveau du déficit sous le régime général (qui est effectué principalement par les sociétés résidentes selon l’optique change) reste préoccupant, en avoisinant 19 Mds DT. Néanmoins, ce déficit s’est contracté également de 6,7% ou 1,4 Md DT comparativement à 2014.

-Cette amélioration est surtout due à un effet conjoncturel, lié aux recettes d’exportations exceptionnelles d’huile d’olive qui ont avoisiné les 1,9 Md DT, en amélioration de 1,4 Md DT comparativement à 2014.

– La chute des prix internationaux des hydrocarbures n’a que légèrement profité aux échanges commerciaux du pays: La baisse des importations de ces produits a été largement compensée par la régression des exportations, de sorte que le déficit commercial énergétique ne s’est contracté que de 6,8%.

-La hausse des importations des produits alimentaires de 9% mérite d’être signalée, surtout pour les céréales qui se sont situées ces 3 dernières années à des niveaux élevés, indépendamment du niveau de la production nationale, des prix internationaux et de la demande du secteur touristique.

-Des investigations poussées sur le sort des quantités importées de ces produits, tout comme d’autres produits alimentaires importés notamment ceux qui bénéficiant de l’intervention de la CGC ( comme le café et le sucre, dont l’évolution des quantités importées dépasse l’évolution normale de la consommation domestique et en dépit d’une demande en provenance du secteur touristique en berne) doivent être effectuées, afin de s’assurer que ces produits ne font pas l’objet de contrebande et n’ont pas été réacheminés en partie vers des pays voisins.

-L’appréciation de l’USD vis-à-vis des principales monnaies et par conséquent du dinar, n’a pas permis au pays de profiter pleinement de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures, des matières premières et des produits alimentaires de base ( cotés et facturés en USD).

Téléchargez l’analyse des échanges commerciaux de la Tunisie-Année 2015-

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