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Lyon accueille l'Alliance Franco-Tunisienne pour le Numérique

in A La Une by

La CCI de Lyon accueille ce lundi 15 septembre l’Alliance Franco-Tunisienne pour le numérique. Une dizaine d’entreprises rhônalpines sont dors et déjà concernées.

7 % du PIB, soit autant que le tourisme. Voilà ce que représente la filière numérique dans la richesse économique tunisienne. Dans le cadre de l’Alliance Franco-Tunisienne pour le numérique (AFTN), la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon accueille ce lundi 15 septembre une nouvelle réunion entre les délégations, dont les deux pays ont fait du numérique une priorité.

Ce partenariat vise à créer des « colocalisations » entre des entreprises françaises et tunisiennes. « Il s’agit de s’allier, de se fédérer, éviter ainsi la concurrence », explique Nabila Gara, experte Maghreb à la CCI. Le but est de conquérir le marché africain actuellement en pleine mutation. L’objectif est de créer une centaine de binômes. Une petite dizaine d’entreprises lyonnaises ont déjà signé le partenariat, dont Techlimed, une entreprise lyonnaise spécialisée dans le traitement automatique de la langue avec la société tunisienne Sanabil.

S’appuyer sur les synergies potentielles

« L’alliance vise à créer l’occasion, susciter l’intérêt  entre les différents partenaires »annonce Adel Ben Lagha, Consul général de Tunisie à Lyon. Concrètement, le but est de s’appuyer sur les synergies potentielles. Il s’agit« d’envisager des partages et des échanges de technologies », comme l’explique l’un des dirigeants.

Ou encore, de s’appuyer sur les points forts de chaque parti. La France possède un savoir-faire pour le travail en amont, de recherche. La Tunisie est plébiscitée pour son côté technique. « On peut imaginer que la partie intellectuelle soit réalisée en France. La Tunisie est reconnue pour la technicité et la compétitivité de sa main-d’œuvre », souligne Nabila Gara. Il existe plus de 200 filières universitaires liées au Numérique en Tunisie. Chaque année, 1 300 nouveaux diplômés ne trouvent pas d’emploi. Cette alliance a pour vocation de créer un débouché en Tunisie et de répondre au besoin en main-d’œuvre qualifiée des entreprises françaises.

Au niveau du financement,  un fonds d’investissement de 30 millions d’euros a été généré par  BpiFrance et la Caisse de consignation de Tunisie, afin de booster ce partenariat. 650 millions d’euros supplémentaires sur cinq ans vont être débloqués, via le programme Smart Tunisia.

Conquérir l’Afrique et le monde Arabe

L’objectif est de rayonner à l’international. « L’Alliance nous permettra peut-être de remporter des contrats qui n’auraient pas été à notre portée individuellement », résume Alain Ducass, Directeur du Pôle Economie numérique à l’agence pour la coopération technique internationale des ministères économiques et financiers.

Et d’abord sur le marché africain. « Ce continent a le vent en poupe, avec un taux de croissance élevé et un boom autour du numérique. Ce qui est intéressant, c’est que l’Afrique n’est pas passé par toutes les étapes comme en Occident (minitel, téléphone…), mais arrive directement à la 3G ! », détaille Nabila Gara.

Le pari numérique traduit une volonté d’émancipation économique. Sous l’impulsion de Mehdi Jomaa, Premier ministre tunisien, issu du monde de l’entreprise, le pays veut réduire sa dépendance liée à la conjoncture européenne et au tourisme. Il existe déjà plus de 1 200 entreprises dans le secteur du numérique, toutes nationalités confondues en Tunisie.  « La valeur ajoutée du numérique Tunisien existe depuis longtemps, mais il n’est pas assez développé », souligne Nabila Gara. «  D’ici 2018, la Tunisie sera un hub numérique pour le continent africain », poursuit-elle.

Par la suite, les binômes de l’alliance veulent profiter des compétences linguistiques tunisiennes pour conquérir les marchés du Proche et Moyen-Orient. « C’est clairement une ouverture sur le monde arabe que nous cherchons », affirme de son côté la société Techlimed. Avec son partenaire tunisien Sanabil, les deux entités seront présentes au Gitex technology week à Dubai, un salon international dédié à la technologie.

Le pari numérique traduit une volonté d’émancipation économique. Sous l’impulsion de Mehdi Jomaa, Premier ministre tunisien, issu du monde de l’entreprise, le pays veut réduire sa dépendance liée à la conjoncture européenne et au tourisme. Il existe déjà plus de 1 200 entreprises dans le secteur du numérique, toutes nationalités confondues en Tunisie.  « La valeur ajoutée du numérique Tunisien existe depuis longtemps, mais il n’est pas assez développé », souligne Nabila Gara. «  D’ici 2018, la Tunisie sera un hub numérique pour le continent africain », poursuit-elle.

Par la suite, les binômes de l’alliance veulent profiter des compétences linguistiques tunisiennes pour conquérir les marchés du Proche et Moyen-Orient. « C’est clairement une ouverture sur le monde arabe que nous cherchons », affirme de son côté la société Techlimed. Avec son partenaire tunisien Sanabil, les deux entités seront présentes au Gitex technology week à Dubai, un salon international dédié à la technologie.

 

Source : la tribune.fr

L’oncle Sam arme la Tunisie et soutient Mehdi Jomâa

in A La Une/La Revue Medias/Tunisie by

La rencontre en avril dernier à Washington entre le Premier rministre tunisien, Mehdi Jomaâ et le président américain, Barack Obama, s’était particulièrement bien passé. Mais cette visite a eu des effets très immédiats notamment sur le terrain sécuritaire. Face à la menace que font peser des groupuscules jihadistes aux frontières algérienne et libyenne, les Etats-Unis ont envoyé beaucoup de matériel militaire aux forces sécuritaires tunisiennes et ont renouvelé leur confiance à Mehdi Jomâa.

Évoquant le « printemps arabe » déclenché il y a plus de trois ans, Barack Obama avait reconnu, en recevant le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaâ en avril dernier, que « certains pays ont eu du mal dans cette transition » de régimes autoritaires vers la démocratie. Le président américian avait estimé alors qu’ « en Tunisie, nous avons assisté aux progrès que nous espérions, même s’il y a eu des difficultés ». C’est dire combien les Américains veillent aujourd’hui de près, en cet automne délicat entre tous pour la transition démocratique en Tunisie, au bon déroulement des prochains scrutins législatif et présidentiel. Alors que le printemps arabe, voulu par les Américains, tourne à l’hiver -et un hiver particulièrement sévère en Libye et en Syrie- Washington cherche à protéger le bon élève tunisien.

En avril dernier, un lien direct et fort s’est créé entre Obama et Jomâa. Mehdi Jomâa avait opposé un refus net aux tentatives des dirigeants du parti d’Ennahda d’être inclus dans la délégation qui l’accompagnait lors de son voyage. Les manoeuvres de Radhouane Masmoudi, président du centre de l’Islam et la démocratie, basé aux USA et proche du sénateur du John Mc Cain, pour obtenir des invitations de l’administration américaine en faveur de Rached Ghannouchi président d’Ennahdha, avaient profondément agacé le chef de l’exécutif tunisien. Lequel entendait mener, seul, une visite d’Etat en compagnie des responsables gouvernementaux concernés par l’agenda de cette visite, notamment le ministre délégué à la sécurité et  certains hommes d’affaires.

Après la rencontre Jomâa-Obama, une garantie financière avait été accordée aux Tunisiens par les Américains portant sur un emprunt de 500 millions de dollars. Mais surtout en privé, des engagemetns avaient été pris d’aider Tunis sur le terrain sécuritaire. Ces promesses ont été tenues.

Des tanks et des bateaux

Voici deux ans, l’Oncle Sam avait fourni à l’armée tunisienne un drone de surveillance. Or, ces six derniers mois, la coopération sécuritaire s’est considérablement renforcée. Les Etats Unis ont livré des petits tanks capables de combattre dans les maquis qui se sont créé à la frontière algéro-tunisienne profitant d’un relief montagneux. Beaucoup de matériel électronqiue a été également envoyé à l’armée tunisienne, largement sous équipée sur ce plan. Enfin et surtout, sept bateaux de surveillance ont été promis par l’administration américaine, dont deux sont déja arrivés à bon port.

Cette aide est d’autant mieux venue que la coopération sécuritaire de la Tunisie avec l’Algérie est fragile, malgré la visite de Jomâa à Alger. « On ne sait pas trop si la guerre de succession qui a lieu à Alger est responsable des difficultés de communication actuelles, confiait ces derniers jours un haut cadre sécuritaire tunisien, mais le fait est que la coopération avec l’Algérie ne fonctionne pas aussi bien que nous le souhaiterions, alors même que les groupes jihadistes qui sévissent dans l’ouest et le Sud sont généralement dirigés par des Emirs venus de notre voisin ».

Jomâa, candidat de Washington?

Les Américains n’ont pas ouvertement de poulain dans la course présidentielle qui s’annonce en Tunisie pour les scrutins de novembre et décembre. Mais certians candidats comme Jomäa les rassurerait incontestablement. Ce qui n’a pas échappé à Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, qui cherche à retrouver les bonnes relations qu’il avait avec Washington avant l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis en septembre 2012. Cette dernière avait provoqué une très vive réaction des Américains contre le gouvernement islamiste d’alors jugé coupable au minimum d’incompétence.

Un des proches de Ghannouchi, Abdellatif Mekki, l’ancien ministre de la Santé proche des valeurs salafistes, vient de se prononcer en faveur de Mehdi Jomâa. Une façon d’écarter des possibles rivaux au sein de son propre mouvemen (type Jebali, l’ancien Premier ministre). A moins qu’il s’agisse de montrer à Washington que même les « durs » d’Ennahda sont prèts à mettre du vin dans leur eau, afin de disposer d’appuis internationaux solides s’ils disposeraient d’une majorité relative au parlement.

Publié par Nicolas Beau

mondafrique.com

Tunis : Appel d offres du Duty-Free: L’OACA joue-t-il à un jeu dangereux ?

in A La Une/Economie/Tunisie by

Concernant l’appel d’offres relatif aux boutiques en Duty-Free des 5 aéroports tunisiens (Tunis-Carthage, Djerba, Sfax, Tozeur et Tabarka) l’Organisme de l’Aviation civil et des Aéroports semble jouer à un jeu dangereux, même très dangereux.

Un Dossier d’Appel d’Offres fragile

Nulle part dans le dossier d‘appel d’offres de l’OACA ne se trouvaient des articles éthiques dont le rôle est d’éliminer les entreprises ayant encore ou ayant eu des liens avec les Ben Ali et Trabelsi .

Pourtant les exemples positifs qui auraient pu inspirer l’OACA ne manquent pas. A titre d’exemple, l’appel d’offres n° 1/2014 publié par la Société Promosport concernant un marché informatique contient 2 Articles clairs dont la seule présence dans le cahier des charges suffit à interdire la participation à toutes les entreprises glauques qui avaient l’habitude de remporter les appels d’offres uniquement grâce à leurs liens directs avec les familles régnantes de l’époque.

Ainsi, peut-on lire dans l’appel d’offres de la Société Promosport en annexe A5 et A6 deux documents à remplir par les candidats,  à savoir une déclaration sur l’honneur de  non influence et une déclaration sur l’honneur de non conflit d’intérêt.

Concernant la déclaration de non influence, le candidat soumissionnaire doit remplir l’annexe suivante :

«  Je soussigné ………………………………………….……                      

Représentant de la Société ……………………………………………………………

déclare sur l’Honneur, de n’avoir pas fait, et m’engage de ne pas faire par moi – même, ou par personne interposée, des promesses, des dons ou des présents en vue d’influer sur  les différentes procédures de conclusion du marché  et des étapes de son  exécution. »

Le texte est clair et celui qui l’a conçu a pris toutes les précautions pour que les entreprises pas nettes n’aient pas la tentation de participer à l’appel d’offres puisque cette annexe fait référence au passé comme au présent ou au futur.

Une telle annexe aurait tout simplement interdit à Dufry, l’actuel opérateur des boutiques Duty Free de Tunis-Carthage et Djerba la participation à la course. Pourquoi ? Tout simplement parce que le Ministère du Transport comme l’OACA savent depuis prés de 15 ans maintenant que cette entreprise était et a toujours été le candidat du palais de Carthage du temps des Ben Ali. Cette entreprise a versé des commissions à Sofien Ben Ali lui même jusqu’en 2012, le remerciant ainsi de ses bons et loyaux services auprès de son oncle suite aux concessions accordées successivement par ZABA, chacune pour une durée de 7 ans, en 2000 et 2007.

Dans tous les pays du monde qui veulent marquer une vraie rupture avec des périodes troubles de leur passé durant lesquels les passe-droits étaient accordés uniquement en fonction de la proximité du bénéficiaire avec les arcanes du pouvoir, cette annexe figure en bonne place dans tous les appels d’offres publiés par l’Etat.

Chez nous, l’OACA qui a mis prés de 6 mois pour finaliser le cahier des charges de son appel d’offres a omis cette annexe essentielle. Pourquoi ? On ne le sait pas. Pourtant il suffisait de reproduire les modèles d’appel d’offres de l’Etat Tunisien pour ne pas oublier une telle condition. Doit-on demander des comptes immédiatement à l’OACA ou à son autorité de tutelle, le Ministère des Transports ?

Attendons de voir la suite avant de juger le sérieux et la rigueur des fonctionnaires de l’OACA dont les Directeurs Centraux, détachés auprès de Dufry d’ailleurs, sont payés plus de 110 000 dinars par an !!!

Ne les accusons ni de compromission, ni de conflit d’intérêt pour l’instant. D’ailleurs, à propos de conflit d’intérêt justement, examinons l’annexe 7 qui figure en bonne place de l’appel d’offres de Promosport et malheureusement oubliée dans celui de l’OACA.

Cette annexe A6 qui porte le nom de Déclaration de non Conflit d’Intérêt,  à remplir par le candidat soumissionnaire précise :

«Je soussigné …………………………………………………………………………………………..

Représentant de la Société ……………………………………………………………………………………..

déclare sur l’honneur, que je n’étais pas un agent au sein de l’entreprise publique « PROMOSPORT » depuis au moins cinq ans. »

Rien de choquant dans cette déclaration que doivent remplir tous les candidats à l’appel d’offres. C’est un minimum, une précaution salutaire pour que tous les fonctionnaires ne se transforment pas en futurs chefs d’entreprise dès lors que leur entreprise publique se propose de lancer un appel d’offres.

Le problème concernant l’OACA et que cette annexe a elle aussi été oubliée par les fonctionnaires chargés de rédiger leur appel d’offres. Décidément on va finir par croire que ceux qui gèrent l’aviation tunisienne sont tous atteints d’Alzeihmer.

Détrompez-vous, ils ne sont ni amnésiques, ni ne souffrent d’handicaps majeurs. Ils sont tous très intelligents, même extrêmement rusés au point d’escamoter une annexe essentielle qui aurait éliminé par sa simple présence dans cet appel d’offres, l’autre requin des Duty-Free tunisiens, à savoir l’entreprise Turque TAV qui gère les aéroports d’Enfidha et de Monastir.

Cette entreprise n’aurait pas pu participer à l’appel d’offres si les fonctionnaires de l’OACA n’avaient pas oublié l’Annexe 5, celle qui interdit à tout opérateur d’être candidat dès lors qu’il avait des liens étroits avec les Ben Ali et Trabelsi de l’époque. Les liens de TAV avec les 7 Novembristes sont connus de tous aujourd’hui. Obtenir la gestion d’un aéroport et les concessions de l’ensemble des ses boutiques et services durant 40 ans contre le paiement d’1 dinar symbolique a fait rire plus d’une ambassade à l’époque quand les Turcs se sont vus confier la réalisation de l’aéroport d’Enfidha. Ce n’est pas pour rien que pour tous ceux qui connaissent ce dossier douloureux, cette entreprise TAV est synonyme de Tunisie Amplement Volée !!!

En oubliant d’inclure l’Annexe 5 dans le dossier d’appel d’offres, l’OACA offrait une virginité retrouvée à une entreprise étrangère qui a dépouillé le Peuple tunisien. Vierge et innocente à nouveau l’entreprise TAV pouvait participer librement à ce nouvel appel d’offres. Mais ce n’était pas suffisant parce que TAV, récidiviste devant l’Eternel et ayant développé une vraie culture de la non éthique, a désigné comme Directrice Générale Adjointe, un ex-fonctionnaire du Ministère des Transports qui je vous le rappelle est l’autorité de tutelle de l’OACA, en la personne de Mme Leila Mahjoub !!!

Mme Mahjoub a quitté la fonction publique il y a moins de 5 ans. En fait, elle l’a quittée l’année dernière, juste après avoir accordé à TAV un ultime passe-droit, celui de ne pas régler ses redevances commerciales tel que le prévoyait le contrat liant TAV  à l’OACA concernant l’aéroport d’Enfidha !!! La Tunisie n’arrive pas à obtenir le rééchelonnement de sa dette publique auprès des organismes internationaux, mais ses fonctionnaires, chargés de faire rentrer de l’argent dans les caisses vides de l’Etat, accordent des délais de paiement supplémentaires à des entreprises pleines de cash !!!

Vous comprenez pourquoi, il fallait absolument omettre l’annexe 6 aussi dans le cahier des charges de l’appel d’offres rédigé par l’OACA.

Sa présence suffisait à interdire cet appel d’offres à TAV du fait de la présence de Mme Leila Mahjoub dans son board dans la mesure où cet ex-fonctionnaire venait de quitter l’OACA pour passer chez les Turcs.

On connaît tous le proverbe tunisien, plein de sagesse, qui dit « qu’au chat ne chasse seulement pour le compte du Bon Dieu »

Je le dis clairement, les annexes 5 et 6 ont été écartées volontairement par l’OACA de la rédaction de son propre cahier des charges pour s’assurer que des entreprises véreuses comme Dufry (Sofien Ben Ali) et TAV (Leila Mahjoub) ne soient pas éliminées de la course à cet appel d’offres.

J’en suis convaincu. A l’OACA, il y aujourd’hui 2 clans, les Dufrystes contre les Tavistes. Chacune de ces 2 entreprises, arrive a manipuler des fonctionnaires de l’Etat Post Révolutionnaire, pour faire rédiger, en contradiction avec toutes les règles de passation de marché de l’Etat Tunisien, des appels d’offres sur mesure !!!

Je continuerais de le croire tant que l’OACA ou le Ministère des Transports n’aura pas fait le ménage dans cet appel d’offres de la honte.

Si Dufry comme TAV ne sont pas éliminés avant la proclamation des résultats, le seul recours qui nous restera, à nous pauvres tunisiens, sera celui de s’adresser à la Présidence du Gouvernement pour donner des leçons d’intégrité à ces fonctionnaires douteux.

A défaut de « miracles » Le Gouvernement Jomaa accumule les contre-performances économiques…

in A La Une/Analyses/Economie/Tunisie by

 

Mohamed Amine

Les gesticulations sur les voitures administratives et les « innovations » dans la loi de finances complémentaire pour 2014 cachent mal  le manque de pugnacité et de clairvoyance de l’actuel gouvernement. Les tunisiens n’ont pas digéré, au demeurant, les hésitations et les atermoiements de ce gouvernement qu’on croyait serein, et capable faire sortir le pays du marasme social, économique et politique dans lequel il était plongé depuis 2012. Un nouveau contexte national avait été instauré en janvier 2014 et on croyait que l’équipe de technocrates , ayant fait apparemment ses preuves outre mer, allait améliorer les choses. Sans  la contraindre à réaliser « des miracles »…Et on était d’accord la-dessus.

En ce mois de  juillet, les chiffres tombent et ils sont imparables ! L’économie tunisienne a accumulé les contre-performances et l’on se pose des questions désormais sur la valeur de cette équipe…

Quand on lui parle de bilan, le chef du gouvernement s’en prend à tout le monde… Le calendrier est mal établi, il n’a fait que quelques jours ou semaines à la tète du pays, il n’a pas joui de conditions favorables pour réaliser « son programme d’action », le pays est distrait par autre chose que le travail, les caisses sont vides…De vive voix ou par média interposés, il avance mille et un prétextes pour éviter de rendre compte aux tunisiens.

Oubliant qu’il assume lui-même une part de responsabilité dans le marasme qui touche la Tunisie en évitant de parler de son « héritage » dans le gouvernement Larayedh. Ministre de l’Industrie et de l’Energie depuis mars 2013, Il avait entre les mais l’opportunité d’engager des actions digne de ses qualifications  dans les secteurs productifs et dans le département le plus « prisé » par les partis politiques de manière générale.

 Il n’a pris aucune décision digne de ce nom pour aider les entreprises, redonner confiance aux hommes d’affaires, améliorer la production et remettre les rouages de l’administration économique sur les rails.

Mais aujourd’hui, la sentence des chiffres est cruelle. Le tableau des 6 mois ne laisse aucun doute quant aux contre performance de l’actuel gouvernement. Les chiffres relatifs aux échanges extérieurs du pays tombent comme un couperet. La couverture des importations par les exportations, soit 67% est pire qu’en 2011, 2012 et 2013. Le Déficit commercial s’est exacerbé de janvier à juin2014 atteignant 6767 Millions dinars contre 5553 MD en 2013. Des baisses record des exportations ont été enregistrés sur les principaux marchés européens.

 Le bilan énergétique qui a enregistré un déficit inédit de 3,2 Millions de Tonnes équivalent pétrole ne cesse préoccuper. La production pétrolière qui est tombée, en juillet à moins de 60 mille barils par jour alors qu’elle avoisinait les 80 000 barils en 2011 constitue un tournant historique. En l’espace d’une année les prix de l’électricité ont dépassé, pour la première fois, le seuil de 10%. De plus, les consommateurs n’ont jamais payé 100 millimes de plus d’un seul coup…Le dossier de l’énergie mérité à lui seul une parade, tellement le chef du gouvernement et son second chargé des affaires économiques ont sous estimé leurs responsabilités dans le redressement de secteur stratégique. Les prochains jours le démontreront, malheureusement…

Coté prix, le comportement de  l’actuel gouvernement n’a rien à envier aux précédents gouvernements. On a promis aux consommateurs des mesures radicales, douloureuses…On est allé encore plus loin. Inutile de choisir les qualificatifs pour décrire les effets de la politique suivie dans le domaine des prix.

 L’actuel gouvernement a réussi  a maintenir les prix dans une courbe ascendante. L’inflation a progressé au mois de juin 2014 pour atteindre 5,7% contre 5,4% en mai et 5,2% en avril. Le niveau trop élevé de l’inflation traduit le désarroi de l’actuel gouvernement devant l’érosion continue du pouvoir d’achat des citoyens.

 Après l’augmentation des prix des hydrocarbures, l’UGTT a finalement tiré la sonnette d’alarme. Le refus de la centrale syndicale, de l’UTICA et de l’ODC quant à la poursuite de la politique des prix en vigueur, montre un consensus quant au refus de cette politique pratiquée par le gouvernement Jomaa en matière de prix. Alors que le dossier de Caisse Générale de la Compensation est mis sur la table. Le gouvernement a d’ailleurs subi un dur camouflet en voulant organiser un dialogue économique…dont l’organisation, confiée à une équipe d’amateurs, a été renvoyée aux calendes grecques.

La chute du dinar face ne s’arrête plus et la monnaie tunisienne s’enfonce d’avantage de jour en jour atteignant des niveaux record. Sur un mois, la monnaie tunisienne s’est dépréciée de 3,12% face au dollar américain et de 3,61% face à l’euro et cette baisse risque de se poursuivre à cause principalement de la balance commerciale qui demeure déficitaire et l’incapacité de la Banque Centrale de stabiliser le dinar tunisien sur le marché des devises vue le déséquilibre entre l’offre et la demande, rapporte le site d’informations financières (Ilboursa.com). Mercredi 10 juillet, 1 euro vaut 2,3174 dinars et 1 dollar vaut 1,7024 dinar.

En matière d’investissement, ni les projets locaux ni les investissements extérieurs n’ont répondu à l’appel du gouvernement. Le Gouvernement pense organiser en septembre et octobre des manifestations qui n’ont rien donné dans le passé, à l’instar du Forum de Carthage organisé en juin pour un « échange d’idées ».

Durant les cinq premiers mois 2014, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 1249.1 MD, contre 1759.6 MD lors des cinq premiers mois 2013, enregistrant ainsi une baisse de 29.0%. Ce qui est alarmant lorsqu’on voit les prêts et les dons accordés pour le développement économique du pays , outre les fonds nationaux mis à la dispositions des candidats à la création d’entreprises.

Il est vrai , aujourd’hui, que plusieurs pays européens revoient à la baisse leur niveau de croissance pour 2014. Mais cela n’enlève en rien au mérite de l’équipe de « technocrate » de Mehdi Jomaa… Ce gouvernement a été obsédée dés le début par l’idée de pouvoir changer les choses en se soumettant à la volonté du FMI et d’agiter l’éventail de la Caisse générale de compensation. Plutôt que d’engager, dans le domaine économique, des actions concrets pour faire face aux fléaux de l’économie, dans le peu de temps qui lui est accordé, l’équipe Mehdi Jomaa, n’étant pas au fait des rouages économiques, a mis du temps pour comprendre le pays. Le gouvernement cherche encore à pomper l’argent là ou il est en soumettant le contribuable à une forte pression fiscale, en multipliant le impôts et en oubliant surtout que le tunisien, après 4 années de révolution, est las…Le potentiel de croissance du pays n’est pas dans l’imposition mais dans une réelle mobilisation des tunisiens quant objectifs réel de la Révolution du 14 janvier.

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