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tunisie - page 4

Slim Chaker La réforme des trois banques publiques achevées

in A La Une/Economie/Tunisie by

Le ministère des finances a achevé les réformes relatives à la gestion des trois banques publiques ayant nécessité une recapitalisation de 650 millions de dinars (MD) au cours de l’année 2015, a affirmé Slim Chaker, ministre des finances.

Intervenant, lundi, lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peule (ARP) consacrée à l’examen du projet de budget du ministère des finances pour l’exercice 2016, Chaker a annoncé que les missions de directeur général et de président de conseil d’administration de ces banques publiques (STB, BNA, BH), seront désormais séparées.

Au cours de la semaine prochaine, la procédure de nomination des directeurs généraux à la tête de ces banques sera achevée, ce qui permettra de démarrer l’exécution des plans de réforme au sein de ces institutions de crédit, a-t-il affirmé. Et d’ajouter que le conseil des ministres adoptera, au cours des prochaines semaines, le business plan déjà prêt de la BNA (banque nationale agricole) qui a connu des difficultés au niveau de l’opération d’audit.

L’opération de recapitalisation des banques publiques a été achevée, a indiqué le ministre, précisant que ces institutions de crédit ont fait face à des difficultés financières liées aux crédits qu’elles ont octroyés et qui ont nécessité l’intervention de l’Etat.

TAP

Tunisie le viol toujours impuni

in A La Une/Tunisie by

Dans le monde arabe, la Tunisie a montré la voie à suivre pour briser les tabous et promouvoir les droits des femmes. Or, malgré des réformes positives adoptées au fil des ans, ceux qui violent et qui kidnappent des adolescentes peuvent toujours échapper aux poursuites s’ils se marient avec leur victime.

LES CARENCES LÉGISLATIVES

Les femmes qui signalent un viol conjugal ou des violences familiales sont poussées à retirer leur plainte pour des questions de honte. Les gays et les lesbiennes qui signalent des violences risquent d’être eux-mêmes poursuivis en justice plutôt que leurs agresseurs. De plus, dans certains cas, les auteurs des agressions sont des policiers.

Du fait de lois archaïques, de l’inefficacité du maintien de l’ordre ainsi que des stéréotypes relatifs au genre enracinés dans la société tunisienne, il est difficile pour les femmes d’obtenir justice pour les crimes commis contre elles et elles sont même parfois poursuivies en justice en tant que délinquantes.

Nous nous sommes entretenu avec des dizaines de personnes ayant subi des agressions physiques et sexuelles telles qu’un viol, des violences familiales et le harcèlement sexuel. Toutes ces personnes se heurtent à des obstacles juridiques et sociétaux quand elles signalent les agressions commises contre elles, et elles ne reçoivent pas une aide médicale et sociale adéquate.

 

 

L’HONNEUR PLUTÔT QUE LA JUSTICE

En Tunisie, les femmes et les jeunes filles vivent dans une société qui préfère voir préservé l’« honneur » de la famille plutôt que de voir les agresseurs déférés à la justice. Les femmes, en particulier celles victimes d’une agression sexuelle ou de violences familiales, subissent des pressions visant à les dissuader de porter plainte et à les amener à penser qu’elles jetteront la honte sur leur famille si elles le font. Souvent, les policiers rejettent celles qui osent porter plainte, ou remettent sur elles la responsabilité des violences subies et, dans certains cas, la police a considéré que son rôle était de servir de médiateur entre la victime et l’auteur de l’agression, même dans des affaires de violences très graves.

Cette attitude ainsi que les manquements de l’État sont particulièrement nocifs dans un pays ou les violences sexuelles et liées au genre sont courantes.

De nombreuses Tunisiennes se retrouvent enfermées dans le cycle des violences – y compris le viol –, souvent aux mains de leur mari.

La législation tunisienne relative au viol présente de graves failles et dissuade les victimes de se manifester. En pratique, comme la législation sur le viol met l’accent de manière excessive sur l’utilisation de la force ou de la violence, il est difficile pour les femmes de prouver qu’il y a eu viol en l’absence de preuves médicales importantes telles que des signes de blessure physique.

Le fait que l’adultère soit puni d’une peine de cinq ans d’emprisonnement infligée à la fois à l’homme et à la femme est encore un facteur supplémentaire qui contribue à dissuader les femmes de porter plainte en cas d’agression sexuelle .

La législation sur l’« atteinte aux bonnes mœurs » est également utilisée pour sanctionner des victimes de violence sexuelle. Comme en septembre 2012 où une femme a été inculpée d’outrage à la pudeur après qu’elle eut accusé deux policiers de viol.

 

Disparitions forcées en Syrie

Le quartier détruit des prostitués à Sousse © Tomáš Rafa

DES POPULATIONS PARTICULIÈREMENT EXPOSÉES

Les victimes LGBTI de violences physiques et sexuelles en Tunisie risquent encore davantage d’être rejetées par la police ou d’être poursuivies en justice en raison de l’homophobie et de la transphobie ambiantes et de la criminalisation des relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe.

En Tunisie, les travailleurs et travailleuses du sexe sont aussi particulièrement exposés au risque d’exploitation sexuelle, de chantage et d’extorsion principalement de la part de la police. Comme leur travail est réprimé par la législation pénale, ils n’osent souvent pas porter plainte pour les violences commises contre eux, par crainte de poursuites judiciaires.

 

COMMENT INVERSER LE COURS DE LA VIOLENCE ?

La Constitution tunisienne de 2014  est une avancée majeure en ce qui concerne la protection des droits humains et la préservation des progrès réalisés par le mouvement pour les droits des femmes au fil des ans.

Elle assure une meilleure protection pour les femmes et garantit l’égalité des genres et la non-discrimination. La Constitution contient aussi d’autres garanties importantes qui protègent les droits des LGBTI. Elle garantit le droit à la vie privée et à la liberté d’expression, de pensée et d’opinion.

Cependant, les travaux de rédaction d’une nouvelle loi visant à combattre la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles et qui propose aussi de dépénaliser les relations sexuelles entre personnes de même sexe ont pris du retard.

La Tunisie doit mettre en place une série de réformes audacieuses pour mettre fin à la discrimination et à la violence généralisées qui continuent de briser des vies. C’est uniquement ainsi que la Tunisie pourra véritablement éliminer les inégalités liées au genre et protéger les personnes prises pour cible en raison de leur genre ou de leur identité sexuelle.

AMNESTY INTERNATIONAL

« Même pas peur » – Menace terroriste comment les autres pays font face?

in A La Une/International/La Revue Medias by

Quelles mesures sont mises en oeuvre dans les autres pays occidentaux pour mettre en échec le terrorisme?

Tour d’horizon, du Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en passant par la Suède, le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas.

En Grande-Bretagne: renseignement et police unissent leurs forces

La Grande-Bretagne a été durement frappée sur son sol. Le 7 juillet 2005, à Londres, quatre kamikazes sèment la peur et la mort: dans le métro, un bus… Le bilan est lourd : 52 morts et 700 blessés. Ces attentats marquent un tournant dans la lutte anti-terroriste en Grande-Bretagne. Voici les mesures qui ont été mises en oeuvre:

Ce qui est fait

– le renforcement de la coopération entre le MI5, service de renseignement britannique et la police. Résultat : une arrestation par jour pour terrorisme, et quelque 120 personnes en attente de jugement. Depuis 10 ans, Scotland Yard a ainsi déjoué de nombreux projets d’attentats. “Des terroristes ont été arrêtés et des vies sauvées, simplement parce qu’il y a eu cette collaboration étroite, qui se poursuit. Elle est le fondement de la lutte contre le terrorisme, et c’est un exemple à ma connaissance sans équivalent dans les autres pays ”, a déclaré Peter Clarke, ancien patron de l’anti-terrorisme à Scotland Yard (de 2002 à 2008.), au Daily Telegraph.

– le « Prevention of terrorism Act » de 2005, instaure une surveillance accrue. Des “ordonnances de contrôles” peuvent être prises à l’encontre de personnes suspectées de terrorisme. Elles autorisent : des restrictions sur la liberté de mouvement, l’accès à internet… Une loi complétée depuis par : la répression de la « préparation d’un acte terroriste », de l' »entraînement au terrorisme », de l' »encouragement au terrorisme » : sept ans de prison (maximum). Mais aussi l’instauration d’une garde à vue de 28 jours pour « prévenir un acte de terrorisme », le prélèvement d’empreintes digitales et d’ADN autorisé dans le cadre des « ordonnances de contrôle », la saisie des avoirs des terroristes condamnés.

– campagne de sensibilisation à la menace terroriste : menée en novembre dernier sur le réseau ferré du grand Londres. L’objectif: rappeler les consignes en cas d’attaque “run, hide and tell” (“courir, se cacher, informer”). Une campagne qui veut aussi inviter les voyageurs à être vigilants. “ J’engage les passagers à rester sur leurs gardes, à signaler tout ce qui leur apparaît suspect”, a alors martelé Paul Crowther, le patron de la police des Transports.

Depuis les attentats de Paris

Londres vient d’annoncer deux  mesures phares:

– recruter 1.900 agents de sécurité et de renseignement. Ils viendront renforcer les 12.700 officiers déjà en poste au sein du MI5 (sécurité intérieure), MI6 (sécurité extérieure) et de surveillance (CGHQ).

– doubler les dépenses consacrées à la sécurité aérienne (aujourd’hui elles s’élèvent à 9 millions de £, soit près de 12 millions d’euros): avec un contrôle accru des passagers et du fret et l’embauche d’agents qui seront chargés d’évaluer la sécurité des aéroports étrangers. Notamment ceux empruntés par les touristes britanniques, au Moyent-Orient et en Afrique du Nord.

Les États-Unis multiplient les mesures sécuritaires

Le 11 septembre 2001, le pays été le théâtre des attentats les plus meurtriers jamais perpétrés. 6 291 personnes ont été blessées, 2 973 personnes tuées, appartenant à quatre-vingt-treize pays. Les États-Unis ont alors entamé une série de mesures drastiques.

Ce qui a été fait

– L’exigence de passeports biométriques pour les voyageurs entrant sur leur territoire, équipés d’une puce contenant des données nominatives, ainsi que de photos et d’empreintes digitales numérisées. L’Union européenne a adopté la technique dans la foulée.

– Depuis 2001, les compagnies opérant sur le sol américain doivent fournir une liste de renseignements sur les passagers et l’équipage, notamment leur nom, leur nationalité, leur numéro de passeport. Objectif : traquer de potentiels terroristes en « traçant » les voyageurs.

– Les pilotes sont autorisés à porter une arme. Sur certains vols, des « shérifs du ciel » surveillent l’accès à la cabine. Rompus aux techniques d’arts martiaux, ils sont chargés de neutraliser d’éventuels agresseurs.

– Les avions sont systématiquement fouillés avant le décollage pour détecter de possibles colis piégés.

– Après un attentat déjoué dans un avion en décembre 2009, les Etats-Unis ont installé des scanners corporels, capables de voir sous les vêtements, dans leurs principaux aéroports.

– Un mois et demi après le 11 septembre, le Congrès a voté le USA Patriot Act, loi d’exception englobant un large éventail de mesures officiellement destinées à améliorer l’efficacité des services de renseignements. La loi a notamment créé le statut de “combattant ennemi” et de “combattant illlégal”, qui a permis à l’administration Bush de détenir sans inculpation des personnes soupçonnées de projeter des actes terroristes. Les détenus de Guantanamo sont tous incarcérés sous ce statut juridique non reconnu par le droit international. Par ailleurs, le Patriot Act supprime les restrictions liées aux écoutes téléphoniques, à la surveillance des e-mails, des dossiers médicaux, des transactions bancaires, et aux perquisitions en l’absence des personnes concernées. En 2006, le Military Commission Act est venu compléter le Patriot Act permettant l’emploi de méthodes dures d’interrogatoire contre les suspects de terrorisme.

Depuis les attentats de Paris

– Les services de sécurité ont été mis en état d’alerte à New York, Boston, Miami, Chicago, Los-Angeles. Le maire de New York a alloué des moyens à la protection de la mission permanente de la France après de l’Onu, du Consulat général et d’autres bâtiments français officiels. Des équipes d’intervention rapide Hercules et autres service de sécurité sont mobilisées.

– Deux Etats américains, l’Alabama et le Michigan, ont annoncé qu’ils refusaient désormais d’accueillir des réfugiés syriens, dans l’espoir d’éviter des attentats similaires à ceux de Paris.

– La Maison Blanche a annoncé ce dimanche que Paris et Washington augmenteraient le partage de renseignements contre le groupe Etat islamique.

En Suède, on mise sur le réseau associatif

Lors d’un déplacement à Stockholm en septembre dernier, le premier ministre français Manuel Valls a déclaré qu’il souhaitait s’inspirer de l’exemple suédois pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation des jeunes. Concrètement, l’initiative suédoise passe par un réseau de quelque 280 personnes (une par commune) qui vise notamment à associer écoles, cultes, collectivités locales, ainsi que les mères de famille.

La philosophie met l’accent sur la prévention, le dialogue et la coordination des différents acteurs, en limitant le volet pénal. D’où la présence de l’association Sapa qui regroupe des volontaires dans le but de décourager des jeunes sur le point de rejoindre la Syrie. Ces bénévoles, dont de jeunes musulmans, se rendent chaque jour dans trois aéroports du pays pour tenter de repérer des individus sur le départ et de les convaincre à renoncer à leurs projets.

Au Danemark, une méthode douce pour réintégrer les djihadistes

Eux misent plutôt sur la méthode “douce”. Au Danemark, un programme de déradicalisation a été lancé dès 2007 pour tenter de réintégrer les candidats au djihad. Si les résultats sont parfois contestés, le pays reste l’un des premiers en Europe, avec les Pays-Bas, la Norvège et la Grande-Bretagne, à avoir pris des mesures concrètes de lutte contre le terrorisme. A Copenhague, la capitale, mais aussi à Aarhus, la deuxième ville du pays, une cellule de coopération entre police et municipalités prend directement en charge les jeunes Danois radicalisés.

L’affaire des caricatures de Mahomet en 2007 et divers attentats déjoués à l’époque ont déclenché une vraie prise de conscience collective au Danemark. Mais c’est donc Aarhus qui a été choisie comme “ville test” pour lancer un nouveau programme de lutte contre le terrorisme, avec une approche bien différente des autres pays européens. L’idée a été d’instaurer une action de contact continue avec les élites musulmanes danoises, des plus modérées aux plus radicales. L’an dernier à Aarhus, sur seize djihadistes revenus dans leur pays, dix ont accepté de participer au programme de réinsertion sociale et d’accompagnement psychologique pour les réhumaniser et les moraliser.

Certains jeunes sont suivis par un “mentor ou “tuteur”, une personne qui travaille directement avec eux pour leur apporter des réponses personnalisées. Les neuf mentors employés à temps partiel expérimentent les méthodes (discussions, accompagnement à l’emploi…) et consignent systématiquement leur efficacité. Même si aujourd’hui, les avis de cette méthode restent partagés, on constate toutefois qu’en un an, le nombre de djihadistes danois partis en Syrie a été divisé par sept.

En Norvège, on implique davantage la communauté musulmane

Le pays n’a que très peu connu la menace terroriste, même si depuis le massacre d’Utoya en juillet 2011, l’ombre d’Anders Behring Breivik plane toujours au-dessus de la société norvégienne. L’axe principal de la politique nationale de lutte contre le terrorisme s’appuie aujourd’hui sur la police de proximité et les excellents contacts avec la communauté musulmane, qui compte près de 150.000 personnes et qui est devenue très active dans la lutte contre la radicalisation.

Aux Pays-Bas, on cherche d’abord à prévenir la radicalisation

Dès 2005, des villes comme Rotterdam, Amsterdam ou La Haye avaient déjà lancé des initiatives de leur côté. Le programme originel incluait surtout des actions contre la radicalisation et le ciblage des radicaux violents. L’objectif est de chercher à prévenir la radicalisation par la réintégration des personnes à risque.

Ce Plan concerne huit ministères mais insiste aussi sur le rôle primordial des municipalités et des études locales sur la radicalisation, l’Etat central se limitant à distribuer les fonds. Le gouvernement a par ailleurs présenté en août dernier un programme d’action contre le djihadisme prévoyant un retrait du passeport d’un individu qui aurait participé à des entraînements dans un camp djihadiste. Ce même plan, qui n’a pas encore été transposé dans la loi, propose aussi d’interdire la délivrance d’un visa néerlandais aux prédicateurs radicaux.

source :nicematin

FRANCE Après les attentats, les monnaies virtuelles sous haute surveillance

in A La Une/International by
En amont d’une prochaine réunion de crise de l’UE, convoquée suite aux attentats de Paris, les ministres de l’Intérieur et de la justice de l’Union vont proposer de nouvelles mesures pour renforcer le contrôle des méthodes de financement du terrorisme.

Tandis que l’enquête se poursuit sur le terrain entre Paris et la Belgique pour retrouver les responsables des attentats de Paris, l’Union européenne veut accélérer sa lutte contre l’Etat islamique en ligne, en mettant la main sur les finances du groupe terroriste.

Selon un projet de document évoqué par Reuters, les ministres de la Justice et de l’Intérieur des pays de l’Union européenne doivent proposer à la Commission, à l’occasion d’une réunion de crise qui se tiendra vendredi 20 novembre, une série de mesures destinées à renforcer la lutte contre le financement du terrorisme par le biais des transactions en ligne :

Ils devraient notamment proposer à la Commission de « renforcer les contrôles des méthodes de paiement non bancaires comme les paiements anonymes et électroniques et les monnaies virtuelles, ainsi que les transferts d’or et de métaux précieux par des cartes prépayées », est-il écrit dans un projet de conclusions de la réunion, indique Reuters.

Fabius : « L’action doit être internationale sur le plan financier »

En marge du sommet du G20 qui se tenait à Antalya en Turquie, les 15 et 16 novembre, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, accompagné du ministre des Finances Michel Sapin, a également insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur la lutte contre le cyberterrorisme, ajoutant que « l’action doit être internationale sur le plan financier ».

Ainsi, le GAFI – le groupe d’action financière intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme – va élaborer de nouvelles règles permettant l’échange d’informations, notamment sur les petits mouvement d’argent, qui peuvent aussi, selon Michel Sapin, « financer des attentats comme celui d’Ankara ou de Paris« . Certains collectifs de hackers comme les Anonymous ou le GhostSecurityGroup ont d’ailleurs récemment évoqué la piste d’un financement des attentats de Paris par l’intermédiaire du Bitcoin.

Le bitcoin… mais pas seulement

Le bitcoin, la plus célèbre monnaie virtuelle, est employée pour transférer rapidement et anonymement de l’argent n’importe où dans le monde via internet et sans vérification d’une tierce partie. L’an dernier, le cofondateur de la Maison du Bitcoin Eric Larchevêque (voir la vidéo ci-dessous) évoquait les mesures de contrôle déjà mises en place pour limiter l’anonymat des échanges:

« Il y a des procédures de « connaissance clients » qui sont nécessaires, à la fois pour lutter contre la fraude et aussi pour avoir une connaissance des clients qui font ce type d’opération ».

Mais le Bitcoin n’est pas seul dans le viseur de l’UE : avec lui, ce sont tous les paiements anonymes peuvent aussi être effectués par le biais de cartes de débit prépayées achetées en magasin, lesquelles sont régulièrement utilisées aux fins d’escroquerie ou de blanchiment d’argent.

En septembre déjà, Bercy annonçait un abaissement à 1000 euros, contre 3000 auparavant, du plafonnement des paiements anonymes :

(Avec Reuters).

« La finance a un rôle éminemment important dans la lutte contre le terrorisme »

in A La Une/International/La Revue Medias by
"Les organisations terroristes profitent des nombreuses failles du système financier, failles qui s'expliquent par l'absence d'harmonisation des pratiques, des règles et des lois, même au sein des pays de l'Union européenne", explique Bruno Dalles, le directeur de Tracfin. (Crédits : A. Salesse)
Bruno Dalles, le directeur de Tracfin, le service dépendant du ministre des Finances et des Comptes publics chargé de détecter les circuits financiers clandestins, détaille, dans cet entretien accordé à « La Tribune », une série de pistes pour lutter avec toujours plus d’efficacité contre le financement du terrorisme.

LA TRIBUNE – Quel rôle peut jouer la sphère financière pour couper les vivres aux organisations terroristes ?

BRUNO DALLES – Comme l’ont rappelé, vendredi, le ministère des Finances -dont dépend Tracfin- et la Banque de France, les établissements financiers sont des acteurs incontournables dans la lutte contre le terrorisme. Ils ont des obligations de vigilance et de déclaration de soupçon.

Sont-ils efficaces ?

Tout le monde joue le jeu. Ils n’ont de toute façon pas le choix, ils sont tenus par leurs obligations de vigilance dictées par le code monétaire et financier. (Précision: lorsque Tracfin soupçonne un cas de manquement à l’obligation de vigilance et/ou de déclaration de la part d’un professionnel déclarant, une note de renseignement est transmise aux autorités de contrôle ou aux ordres professionnels compétents, dont l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dépendante de la Banque de France.) Mais il existe des marges de manœuvre pour gagner en efficacité, notamment dans l’observation des transferts et des retraits d’argent, qu’ils soient réalisés par des clients réguliers ou non, qu’ils soient massifs et brutaux ou non.

Les événements récents ont mis en lumière l’importance des micro-financements pour assurer la logistique des attentats. Comment détecter les transferts, les retraits en liquide ?

Les organisations terroristes profitent des nombreuses failles du système financier, failles qui s’expliquent par l’absence d’harmonisation des pratiques, des règles et des lois, même au sein des pays de l’Union européenne. De ce point de vue également, la marge de progression est importante. Il est indispensable d’accroître la fluidité des informations, d’améliorer le traitement des données pour nourrir toujours davantage la communauté du renseignement.

Concrètement ?

Il faut absolument que la coopération entre les organismes de crédit à la consommation soit la règle. Aujourd’hui, ils ne se coordonnent toujours pas. Résultat, les personnes mal intentionnées peuvent se financer assez facilement puisque, si une société de crédit leur refuse un prêt, elles ont la possibilité d’en obtenir un chez leurs concurrents sans que ceux-ci connaissent la raison qui a justifié le refus précédent.

Outre une meilleure coordination, il faut également renforcer les contrôles en amont et en aval pour détecter les comportements suspects. Quand la somme équivalente au prêt contracté est retirée en liquide, en une seule fois, puis transférée dans un pays à risque, cela doit attirer l’attention. Surtout quand ce prêt devait initialement servir à l’achat d’une voiture, ou aux travaux de décoration d’un appartement…

Le cadre légal est-il adapté ?

Ces exemples illustrent la nécessité de moderniser certains de nos textes. Les services de renseignement, et notamment Tracfin, doivent avoir la possibilité de croiser davantage les fichiers informatiques. Le cadre légal actuel est très restrictif. Le rendre plus adapté aux nécessités de la lutte contre le terrorisme, c’est le sens de plusieurs des mesures qui ont été annoncées lundi 23 novembre par Michel Sapin..

Concrètement, Tracfin a-t-il les moyens de ses ambitions ?

Depuis cinq ans, ses effectifs ont beaucoup augmenté. Nous sommes passés d’une cinquantaine à plus d’une centaine d’agents. Au regard des priorités actuelles, nos besoins en termes de ressources humaines et en termes de ressources techniques sont entendus. Comme ce fut le cas avec le Plan de Michel Sapin de mars 2015 qui a permis la création d’une division de lutte contre le financement du terrorisme au sein de Tracfin.

Couper le financement du terrorisme est-il la clé pour le vaincre ?

Ce n’est pas suffisant. Si la lutte contre le financement pouvait mettre en échec un attentat, ce serait exceptionnel. Détecter, traquer les sources de financement du terrorisme permettent surtout d’enrichir la base de renseignements sur les réseaux. En croisant toutes les données, et notamment les données financières, les services de renseignement peuvent remonter jusqu’aux terroristes – et en détecter de nouveaux, qui leur sont liés. Ce fut le cas dès le lendemain des tragiques événements de Paris. Grâce à notre travail d’enquête et à notre collaboration renforcée avec la communauté du renseignement, nous avons permis d’aider à la localisation des auteurs et des complices des actes terroristes qui ont frappé la capitale.

latribune.fr

Egalité homme-femme La Tunisie est 127eme sur 145 pays

in A La Une/International/Tunisie by

Le Rwanda est l’unique pays africain qui figure dans le Top 10 mondial des pays les plus en avance dans le domaine de l’égalité homme-femme, selon le rapport annuel 2015 sur «l’écart entre les genres» (The Global Gender Gap Report) publié le 19 novembre par le Forum économique mondial.
A l’échelle mondiale, les pays nordiques restent les meilleurs élèves dans le domaine de la parité homme-femme. L’Islande, le Norvège, la Finlande et la Suède occupent les quatre premières places du classement. Elles sont suivies de l’Irlande en 5e position. Le Rwanda (6e), les Philippines (7e) et la Nouvelle-Zélande (10e) sont les seuls pays non européens dans le Top 10.
L’édition 2015 du Global Gender Gap Report fait, d’autre part, ressortir que l’écart entre les genres s’est réduit de 4% depuis 2006, dans toues les domaines étudiés (santé, éducation, économie et politique). Mais au rythme actuel, il faudrait encore attendre 118 ans pour atteindre la parité !
Sur le front économique, le fossé s’est resserré de 3% seulement, l’évolution vers l’égalité des salaires et vers la parité sur le marché du travail étant en stagnation depuis 2009/2010. Les femmes ne gagnent aujourd’hui que l’équivalent du salaire des hommes en 2006, année de la publication du premier rapport du Forum économique mondial sur ce sujet.
Dans le domaine de l’éducation, l’écart entre hommes et femmes s’est resserré à l’échelle mondiale sur dix ans et les deux genres se rapprochent de la parité, mais ce progrès masque des disparités: dans près d’un quart des pays étudiés (22%), le fossé s’est creusé.
Le domaine de la santé est celui qui se rapproche le plus de la parité. Sur les 109 pays étudiés depuis 10 ans, 103 ont réduit les disparités entre hommes et femmes, mais six ont connu une détérioration des perspectives offertes aux femmes: Sri Lanka, Mali, Croatie, Slovaquie, Jordanie et Iran.
Classement des pays africains dans le domaine l’égalité des genres :
1-Rwanda (6è à l’échelle mondiale)
2-Namibie (16è)
3-Afrique du Sud (17è)
4-Burundi (23è)
5-Mozambique (27è)
6-Kenya (48è)
7-Tanzanie (49è)
8-Cap Vert (50è)
9-Botswana (55è)
10-Zimbabwe (57è)
11-Ouganda (58è)
12-Lesotho (61è)
13-Ghana (63è)
14-Malawi (68è)
15-Sénégal (72è)
16-Madagascar (74è)
17-Cameroun (90è)
18-Gambie (98è)
19-Swaziland (102è)
20-Liberia (112è)
21-Burkina Faso (114è)
22-Zambie (116è)
23-Maurice (120è)
24-Ethiopie (124è)
25-Nigeria (125è)
26-Angola (126è)
27-Tunisie (127è)
28-Algérie (128è)
29-Bénin (129è)
30-Guinée (131è)
31-Mauritanie (132è)
32-Côte d’Ivoire (133è)
33-Egypte (136è)
34-Mali (137è)
35-Maroc (139è)
36-Tchad (142 è)

Des acteurs de l’économie tunisienne en déplacement à Lyon

in A La Une/Economie/Tunisie by

Une dizaine d’entreprises tunisiennes feront le déplacement à Lyon d’ici la fin du mois de novembre pour rencontrer des entrepreneurs rhônalpins. C’est ce qu’annonce le Consulat de Tunisie ce jeudi.

« Après avoir tourné la page de la transition démocratique, la Tunisie se lance dans un ambitieux processus de transition économique pour renouer avec la croissance et mieux se positionner sur les chaines de valeurs régionales et mondiales », explique le Consulat.

Ces 10 entreprises, représentant des secteurs d’activité variés tels que l’électronique, les finances ou la mécanique, sont à la recherche « d’entrepreneurs qui pourront jouer un rôle important dans leur développement international et réciproquement ».

Dans ce cadre, l’UTICA, centrale patronale tunisienne et membre du quartet qui recevra le prix Nobel de la paix en décembre 2015,  se rendra à Lyon le 19 novembre pour assister à la Rencontre d’Affaires Tunisie-Rhône-Alpes Auvergne  organisée par le Consulat Général de Tunisie.

Plusieurs personnalités seront présentes pour l’occasion, et notamment l’ambassadeur de Tunisie en France ou encore le Président de la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie.

Canada Belhassen Trabelsi risque l’expulsion

in A La Une/La Revue Medias/Tunisie by

Belhassen Trabelsi, beau-frère du dictateur tunisien déchu Ben Ali, a désormais très peu de chances d’éviter une expulsion du Canada, estiment deux spécialistes.

Régulièrement présenté comme le parrain du clan politico-mafieux qui sévissait dans son pays avant la révolution de 2011, Trabelsi vient d’essuyer un nouvel échec dans sa demande d’asile au Cana­da.

Dans une décision de six lignes rendue cet été et passée inaperçue jusqu’à maintenant, le juge Michel Shore, de la Cour fédérale, a rejeté sa «demande d’autorisation et de contrôle judiciaire».

Trabelsi en appelait d’une autre décision prise, début 2015, par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR).

«Il y a des raisons sérieuses de penser que le demandeur a commis des crimes graves de droit commun, précisément de la fraude envers le gouvernement, fraude et recyclage des produits de criminalité», a conclu la Commission en refusant la demande d’asile.

Un lourd dossier

Me Patrick-Claude Caron, avocat spécialisé en droit de l’immigration, a indiqué auJournal que Trabelsi en était pratiquement à la fin des étapes judiciaires dans sa demande d’asile.

«Il est minuit moins une pour lui. Ses chances de réussir à faire annuler la décision sont très faibles. Son dossier me semble assez lourd. Les carottes sont presque cuites», croit-il.

Me Stéphane Duval, un autre avocat en immigration, est du même avis. «Les chances de M. Trabelsi de réussir sont plutôt faibles», a-t-il convenu.

Me Noël Saint-Pierre, avocat de Trabelsi, a indiqué avoir déposé une demande appelée Examen des risques avant renvoi (ERAR). Cette procédure administrative prend quelques mois pour être examinée. Or, ce type de requêtes est refusé dans 98 % des cas. De façon générale, le demandeur réussit rarement à convaincre les autorités canadiennes que sa vie sera en danger ou qu’il sera torturé une fois rendu chez lui.

Le parrain

Du temps de sa splendeur, dans les années 1990 et au début des année 2000, le clan Ben Ali-Trabelsi contrôlait des pans entiers de l’économie tunisienne.

Belhassen Trabelsi figure sur la liste des «dirigeants étrangers corrompus» dont les avoirs sont bloqués par le Canada. Après la révolution de 2011, Trabelsi a été condamné par contumace, en Tunisie, à plus de 15 ans de prison dans diverses affaires bancaires et douanières. Son pays réclame son extradition depuis près de 5 ans.

BELHASSEN TRABELSI (53 ANS)

Janvier 2011

Il atterrit à Montréal six jours après la fuite de Ben Ali

Mai 2012

Il perd son statut de résident permanent au Canada.

Janvier 2015

Refus de sa demande d’asile.

Juin 2015

La Cour fédérale rejette son appel.

source : journaldemontreal

Evasion fiscale le Top 10 des pays et territoires les plus opaques

in A La Une/International by

La Suisse reste le pays où la lutte contre le secret bancaire est la moins intense, selon l’indice de l’opacité financière publié le 2 novembre par l’ONG Tax Justice Network (TJN), qui milite contre l’évasion fiscale.

Hong Kong et les Etats-Unis occupent respectivement la deuxième et la troisième marche du podium dans ce classement réalisé tous les deux ans.

Viennent ensuite  Singapour,  les îles Caïman, le Luxembourg, le Liban, l’Allemagne et le Bahreïn. Les Emirats arabes unis ferment le Top 10.

Selon TJN, la confédération suisse mérite le bonnet d’âne en raison de la force présence des banques privées sur son territoire et surtout de sa politique à deux vitesses en matière de lutte contre le secret bancaire. La Suisse a en effet accepté le principe de l’échange automatique de données, mis en place sous l’égide de l’OCDE. Elle n’a toutefois signé des accords qu’avec les grands pays occidentaux, omettant la plupart des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. L’argent venant de ces pays reste protégé par le secret bancaire.

TJN souligne aussi que les Etats-Unis refusent d’adhérer au principe de l’échange automatique de données au motif qu’ils disposent de leur propre loi anti-évasion fiscale : le Foreign Account Tax Compliance Act, en vigueur depuis 2014. Cette loi est cependant très dure envers les Américains qui échappent à l’impôt et très douce avec les étrangers qui viennent abriter leurs capitaux illicites aux Etats-Unis. « Cela risque de créer un trou noir dans les efforts internationaux contre l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le crime financier», avertit TJN dans son rapport.

L’autre grand problème identifié par l’ONG britannique concerne le Royaume-Uni.  Ce pays arrive à la 15ème place dans l’indice de l’opacité financière. «Mais en incluant les dépendances de la Couronne et les Territoires d’outre-mer, il serait très largement à la première place», note John Christensen, directeur de TJN. Au centre des préoccupations, les trusts. Grande spécialité du droit britannique, ces boîtes noires permettent de conserver des fonds sans en dévoiler les bénéficiaires. Le gouvernement britannique a dit avoir mis la pression au cours des deux dernières années  sur ses trois dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey et l’île de Man) et ses 14 Territoires d’outre-mer, dont les îles Caïmans, les îles Vierges Britanniques, les Bermudes pour les obliger à dévoiler les noms des « trustees », avant de baisser la garde au motif que ces territoires sont indépendants.

TJN s’inquiète, par ailleurs, du grand manque de progrès en Asie. Hongkong et de Singapour, qui représentent  8 % des services financiers mondiaux, n’ont pas signé l’accord d’échange automatique de données. Les experts de TJN redoutent d’ailleurs que l’argent sale se réfugie dans ces paradis fiscaux asiatiques au fur et à mesure que les législations durcissent dans les autres parties du monde.

L’ONG rappelle dans ce cadre que l’évasion fiscale représente plus de 1000 milliards de dollars de manque à gagner pour les pays d’Afrique depuis 1970.

source : Agence Ecofin

SYPHAX – Radiation de la valeur du Marché Alternatif de la Cote de la Bourse

in A La Une/Economie/Tunisie by
وزارة

La Bourse informe qu’à partir du vendredi 6 novembre 2015, la société Syphax Airlines sera radiée du Marché Alternatif de la Cote de la Bourse et transférée au marché Hors-cote selon les dispositions de l’article 76 nouveau du Règlement Général de la Bourse.

La reprise de la cotation des actions de la société Syphax Airlines sur le marché Hors-Cote fera l’objet d’un communiqué du CMF.

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